MALLARMÉ (Stéphane). 2 lettres autographes signées [à Mariu - Lot 118

Lot n° 118
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1500 - 2000 EUR
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MALLARMÉ (Stéphane). 2 lettres autographes signées [à Mariu - Lot 118
MALLARMÉ (Stéphane). 2 lettres autographes signées [à Marius André]. 1888. –Paris, 27février 1888: «Monsieur et cher poète, vos vers [le poème «Velléda»] s’ajoutent bien à la lettre directe et sincère qui m’a touché, et je vous remercie de leur dédicace. Ils sont d’un jet franc avec parfois, ce qui surprend, une fi oriture toute récente, et comme a pu nous l’indiquer notre ami LeCardonnel. Faites-lui mes meilleurs amitiés et écoutez-le bien, car c’est un homme qui sait, ayant trouvé lui-même et infi niment délicat. Vous, C’EST COMMENCER COMME IL FAUT, QUE TENTER LE POÈME LONG, composé et lancé à la fois: IL VOUS RESTERA TOUJOURS UNE FORCE, endessous, qu’un affi nement excessif au début risque d’étouff er, et vous bénéfi ciez un peu en ceci de la province. Merci encore et votre main...» (4pp. in-12, traces d’onglet et de colle dans deux marges). Mallarmé donne ici à son cadet un conseil fondé sur sa propre expérience: il avait lui-même commencé un «poème long», «Hérodiade», qui l’occupa sa vie durant, bien qu’il ne l’achevât jamais, et dont il ne publia que des fragments. La réfl exion qu’il mena sur cette oeuvre sous-tend l’ensemble de son oeuvre poétique. –Paris, 25avril 1888: VOTRE BON SOUVENIR M’EST PRÉCIEUX, ET L’AMITIÉ DE LECARDONNEL, une bouff ée agréable qui vient de loin. J’ai entièrement cessé de collaborer à tout journal, faute de temps, le mien est pris par la dureté de l’existence et l’acharnement à une oeuvre de solitude. Toutefois, CE MOT DE FAUNE, VOTRE TITRE, NE DOIT PASSER EN VAIN SOUS MES YEUX, ET JE VOUS COPIE LES VERS SUIVANTS POUR LE PREMIER NUMÉRO, regrettant que ma collaboration ne puisse se prolonger aussi longtemps que vivra, je souhaite que ce soit très longtemps, votre journal. Votre main...» (4pp. in-12, petite perforation sans atteinte au texte, traces d’onglet et de colle dans deux marges). FÉLIBRE ET POÈTE FRANÇAIS, MARIUS ANDRÉ, était alors étudiant aux Beaux-Arts de Lyon. Ilpréparait la publication d’une
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