BONAPARTE (Napoléon). Lettre signée « Bonaparte...

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BONAPARTE (Napoléon). Lettre signée « Bonaparte...

BONAPARTE (Napoléon). Lettre signée « Bonaparte » dictée à Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne, adressée au général Alexandre Dumas. Passariano [près d’Udine], 4 vendémiaire an VI [25 septembre 1797]. 3/4 p. in-folio, en-tête gravé sur cuivre « Bonaparte général en chef de l’armée d’Italie » illustré d’une représentation de la République française , encadrement sous verre. Troubles man oeuvres autour du pouvoir apr ès le 18 fructidor . Ayant perdu la majorité aux dernières élections, face aux royalistes, les républicains avaient voulu s’assurer du concours de l’armée pour reprendre le pouvoir par un coup de force. Le Directoire (où agissait Barras), fit appel à Bonaparte qui préféra envoyer le futur maréchal Augereau. Celui-ci avait servi brillamment dans la campagne d’Italie, était un républicain convaincu, et Bonaparte considérait qu’il était à la fois militairement apte à une mission audacieuse, et politiquement trop peu avisé pour pour lui devenir un concurrent sérieux. En outre, Bonaparte ne souhaitait pas se risquer dans une entreprise illégale au bénéfice d’un pouvoir discrédité. Nommé gouverneur militaire de la division parisienne, Augereau joua le premier rôle dans l’exécution du coup d’État du 18 fructidor (4 septembre 1797) contre la majorité royaliste, mais, découvrant maladroitement son ambition de devenir Directeur à son tour, critiquant aussi bien Bonaparte que les Directeurs, il fut éloigné de Paris le 23 septembre en étant nommé à la tête des armées de Sambre-et-Meuse et de Rhin-et-Moselle. Lettre écrite le jour même où Bonaparte proposa sa démission au Directoire . Agacé de la méfiance des Directeurs à son égard, Bonaparte savait cependant que ceux-ci ne pouvaient se permettre de se passer de lui dans les circonstances. Rare lettre au ton inhabituellement libre . « La lettre que vous avez reçue est une circulaire qu’Augereau a écrite aux différens généraux de l’armée. Le brave Augereau a rendu de grands services , mais un peu d’ambition le tourmente, et le pays où il est n’est pas d’ordinaire un calmant... Pauvre humanité ! Elle ne fait guère ce qu’elle désire ! Je vous salue... » C’est ici même à Passariano que serait signé le traité dit de Campo -Formio , actuellement Campo- Formido, autre village situé à mi-chemin d’Udine. Général victorieux des Autrichiens, Bonaparte s’était en effet installé dans la villa du doge Marini à Passiariano, sur la rive gauche du Tagliamento (Frioul), près d’Udine où eurent lieu les conférences diplomatiques avec l’envoyé de l’Autriche, Ludwig Cobenzl. Superbe document illustré . Lettre demeurée inconnue aux éditeurs de la Correspondance générale.
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