1939 AMILCAR Compound B38 roadster Numéro...

Lot 315
Aller au lot
12 000 - 15 000 EUR
Result : 16 800 EUR

1939 AMILCAR Compound B38 roadster Numéro...

1939 AMILCAR
Compound B38 roadster
Numéro de série R1024
A immatriculer en collection

En octobre 1937, la vraie sensation du Salon de l’automobile de Paris est l’oeuvre d’Amilcar, fraichement reprise par Hotchkiss. En dévoilant la Compound, la marque au pégase surprend les visiteurs, les spécialistes et les journalistes qui sont tous agréablement surpris par cette vraie nouveauté. Albert Lebrun, président de la République française visite le salon et nous pouvons lire dans le journal le Matin du 9 octobre 1937: « Au stand Amilcar très long arrêt cette fois. C’est que le châssis de l’Amilcar Compound 1938 est la véritable révélation du Salon
et le président de la République ne s’y est pas trompé. Il a voulu marquer tout l’intérêt qu’il porte à la belle mécanique appliquée aux voitures destinées à l’immense majorité du Grand Palais. Il a été reçu au stand Amilcar par M. Victor Miral, président de la société, et M. Marcel See, administrateur–délégué, qui lui a présenté son jeune camarade de Polytechnique M. J.-A. Grégoire,
dont les brevets sont à la base du châssis Compound en alliage léger traité « plus solide que le châssis d’un camion de 2 tonnes » créé par Hotchkiss. « Rien d’étonnant qu’elles soient dès
lors si belles, termina le président de la République en quittant le stand. »
La carrosserie présentée est un très élégant coach dessiné par Clément Vinciguerra, un des stylistes du bureau d’études d’Hotchkiss. Il reprend et réduit les lignes réussies du coach Modane GS. Techniquement, l’Amilcar B38 ou Compound présente des caractéristiques innovantes par sa conception d’avantgarde. Le mariage de l’acier et de l’aluminium donne naissance au nom de Compound qui veut dire « composé ». En effet, cette voiture est construite avec quatre éléments principaux en alliage d’aluminium coulé : l’auvent, les deux longerons et la traverse avant, le reste de la voiture étant en acier. Les différentes pièces sont assemblées par des boulons ou soudures. La boîte de vitesses a quatre rapports et marche arrière, la commande se
faisant par des câbles sous gaines, la transmission se fait par les roues avant par joints homocinétiques, la direction est à crémaillère, les suspensions sont à quatre roues indépendantes,
en fait toutes ces caractéristiques sont incroyables pour une petite voiture de 1185 cc. L’ingénieur responsable de la conception de cette merveille est J.-A. Grégoire, celui qui fit les célèbres Tracta. Homologuée le 3 mai 1938, la production prévue pour le printemps n’a réellement démarré qu’à la fin de l’année juste avant le salon. Il a en effet fallut résoudre tous les problèmes
techniques rencontrés pour la mise au point de la fabrication. Juste après le passage aux mines, Hotchkiss organise avec le journaliste anglais W. F. Bradley un raid de 14000 km avec la voiture immatriculée 5036 RL7 qui est celle de l’homologation. L’impressionnant parcours part de Paris et passe par Marseille, Alger, Tunis tripoli, le Caire, Jérusalem, Bagdad, Damas, Istanbul, Sofia, Budapest, Vienne, Francfort, Bruxelles, Londres et se termine à Paris. Il se déroule de la fin mai au 20 juillet 1938. En beaucoup d’endroits le parcours est difficile sur des routes inexistantes. La solidité de sa structure est bien démontrée. La même voiture repart pour Montlhéry dès le 22 juillet et tourne sur l’anneau pendant 1400 km à 104 km/h de moyenne.
La gamme au salon 1938 n’est composé que de carrosseries à deux portes : le coach, le coach découvrable et le roadster. Au cours de l’été 1939, le modèle avec ses lignes formidables remportera de beaux succès en concours d ‘élégance.
L’exemplaire présenté appartient depuis une cinquantaine d’années à la même famille. Cette Amilcar Compound faisait partie d’une très importante collection mais n’a pas été utilisée, elle a
simplement été exposée après avoir été repeinte. C’est l’un des rares roadsters ayant survécu. Sur l’auvent le numéro 595 est frappé à froid à coté de la plaque du constructeur. Il doit s’agir du 595ème auvent d’Amilcar Compound. Le modèle ayant débuté sa numérotation à 500, le numéro de série 1024 suggère donc la 524ème voiture.
Ces numéros, les feux d’ailes, les phares chromés et les poignets de portes permettent de dater cet exemplaire du début de second semestre 1939. Il semble que le total des Compound dans les trois carrosseries n’ait pas dépassé les 900 exemplaires. Le moteur est du type B38 et porte le numéro 9090. La mécanique est complète et n’est pas bloquée. Les principaux manques sont les parechocs, les enjoliveurs, la roue de secours, une vitre latérale et la sellerie mais les arceaux de capote sont présents. La carrosserie est très saine,en fait la restauration de cette rareté ne devrait pas poser de grandes difficultés.
Le roadster Compound est beaucoup plus rare qu’un cabriolet Citroën traction, néanmoins il était vendu à l’époque quasiment le même prix. Avec ses deux places et son pare-brise rabattable, cette originale Amilcar Compound est un projet très intéressant pour qui saura apprécier, les techniques innovantes et l’élégance réussie de ce modèle hors norme. En 2007, nous avions présenté et vendu un coach parfaitement restauré. A l’époque, l’essai routier avait permis de constater que la Compound, en plus d’être vive, volontaire et sécurisante, est
une voiture agréable, facile à conduire et très confortable. C’est un choix de qualité.


The submitted copy belongs last fifty years in the same family. This Amilcar Compound was part of a large collection but not used, it simply been exposed after being repainted. This is one of the few surviving roadsters. On the porch the number 595 is stamped next to the nameplate. It must be the 595th awning Amilcar Compound. The model that began its numbering 500, serial number 1024 suggests the 524th car.
These numbers, the wing lights, chrome headlights and door wrists possible to date this copy of the beginning of the second half of 1939. It appears that total Compound in three body did not exceed 900 copies. The engine is the B38 type and bears the number 9090. The mechanics is complete and is not blocked. The main gaps are the bumpers, hubcaps, spare wheel, a side window and tack but the top arches are present. The body is very healthy, in fact the restoration of this rarity should not pose great difficulties.
The roadster Compound is much rarer than a Citroën Traction Cabriolet, however it was sold at that time almost the same price. With two seats and folding windshield, this original Amilcar Compound is a very interesting project that will appreciate the innovative techniques and successful elegance of this model outside the norm. In 2007, we introduced and sold a perfectly restored coach. At the time, the test drive was found that the Compound, in addition to being alive, voluntary and safe, is
a nice car, easy to drive and very comfortable. It is a quality choice.
My orders
Sale information
Sales conditions
Retourner au catalogue