78. PERSE. – AFSHAR (Asker Khan). 2 lettres signées de son e - Lot 78

Lot n° 78
Go to lot
Estimation :
400 - 500 EUR
Result with fees
Result : 1 560EUR
78. PERSE. – AFSHAR (Asker Khan). 2 lettres signées de son e - Lot 78
78. PERSE. – AFSHAR (Asker Khan). 2 lettres signées de son estampille (au verso), en persan, en qualité d'ambassadeur de Perse à Paris, adressées à Michel-Louis-Étienne Regnaud de Saint-Jean d'Angély. 1810 et s.d. Chacune 1 p. 1/47 grand in-folio, 57 x 37,5 cm et 46 x 31 cm, cachets-signatures au verso. Joint, deux traductions, dont une autographe signée par Pierre-Amédée Jaubert. — Strasbourg, [juin 1810]. En qualité d'ambassadeur de Perse en France. Traduction : « Très noble, très fortuné, très élevé seigneur, puisse l'Éternel vous accorder une existence longue et prospère, et accomplir tous vos désir dans l'une comme dans l'autre vie... Nous avons l'honneur de l'informer qu'au moment de notre départ de Paris (séjour de la puissance), notre intention était de prendre congé d'Elle, et de lui présenter les nouvelles assurances de notre inviolable attachement. N'ayant point été assez heureux pour goûter cette satisfaction, nous considérons comme un devoir à nous imposé par la sainte amitié qui nous unit à Votre Excellence, de lui adresser une lettre d'adieu dès notre arrivée à Strasbourg. Nous prions Votre Excellence de ne compter pour rien l'intervalle qui va nous séparer d'Elle et de transmettre à Ses amis de Perse, et par toutes les occasions possibles, des nouvelles de sa santé. Nous considérerons comme... de précieuses marques de souvenir de Votre Excellence les commissions et les ordres qu'elle pourrait être dans le cas de nous donner... » — Constantinople, s.d. « Très illustre et très magnifique seigneur, favori de la Fortune, symbole d'amitié, ministre plein de gloire et frère chéri, que l'heureuse personne de Votre Excellence soit toujours garantie des vicissitudes du sort par les effets de la protection divine, et puisse voir accomplir tous les souhaits qu'elle forme pour l'une et l'autre vie... Nous avons l'honneur d'exposer à Votre Excellence, que comme il y avait longtems que nous n'avions reçu de ses nouvelles, et que notre cœur souhaite toujours se rapprocher de ce qu'il aime, nous avons tracé cette épître affectueuse pour nous rappeller à votre souvenir, et nous informer de l'état de votre précieuse santé. En profitant de l'occasion de la personne qui se rend en France, nous avons cru nous acquitter d'un devoir sacré que l'amitié nous imposait. Nous devons incessamment quitter Constantinople pour nous rendre en Perse : nous espérons que vous voudrez bien nous écrire, et nous faire connaître par quels services nous pourrions vous être agréable. Veuillez présenter nos hommages à madame la comtesse votre épouse, notre chère sœur, nouvelle Marie, nouvelle Fatmé, belle comme la lune et brillante comme le soleil, et priez-la de ne pas nous oublier. » RARISSIME. L'ALLIANCE FRANCO-PERSE SOUS L'EMPIRE. Le shah de Perse, Feth-Ali, s'était vu ôter la Géorgie par la Russie, et avait refusé l'aide de l'Angleterre qui, présente en Inde, demandait de trop lourdes contreparties territoriales. Il s'adressa alors à Napoléon Ier qui vit surtout dans cette occasion la possibilité de trouver un allié capable de nuire aux Anglais en Inde. Il envoya donc plusieurs missions en Perse pour en discuter, dès 1805, dont la première comprit l'interprète Pierre-Amédée Jaubert. À la suite de ces discussions, Feth-Ali envoya un ambassadeur permanent à Paris, Asker Khan, et un plénipotentiaire, Abbas-Mirza, avec pour mission de formaliser une alliance avec la France, ce qui fut fait en 1807 par la conclusion du traité de Finckenstein. Le général Gardane fut alors envoyé à la tête d'une nouvelle mission porter le traité à la ratification du shah : il fut d'abord bien accueilli, commença à faire instruire à l'occidentale les troupes persanes en vue d'opérations contre l'Inde britannique, mais un malentendu demeurait : le souverain persan visait la Russie tandis que l'empereur visait l'Angleterre. Aussi le traité de paix de Tilsit entre la France et Alexandre Ier, de même que de nouvelles attaques russes au nord de la Perse vinrent tout bouleverser – sans parler d'une nouvelle ambassade anglaise à Téhéran. Tout en protestant de son amitié pour la France, le shah rappela son ambassadeur Asker Khan en 1809 (il partit en 1810), et le général Gardane rentra en France. Ainsi prenait fin ce projet d'alliance de revers avec la Perse contre les Anglais. L'ORIENTALISTE ET VOYAGEUR PIERRE-AMEDEE JAUBERT (1779-1847) étudia à l'École des langues orientales où il apprit le turc, l'arabe et le persan. Il demeura un temps à Constantinople puis participa à l'expédition d'Égypte où il fut nommé premier interprète de Napoléon Bonaparte. À son retour en France, il fut engagé comme secrétaire interprète au ministère des Relation extérieure et professeur de turc à l'École des langues orientales. Il fut ensuite chargé de plusieurs missions : en 1802, avec le général Sébastiani en Égypte et en Syrie pour améliorer le sort des chrétiens, en 1804 à Constantinople pour annoncer au sultan l'élévation de Napoléon Bonaparte à la dignité impériale, en 180
My orders
Sale information
Sales conditions
Return to catalogue