Adrien Louis Marie Cavelier (Paris 1785 – 1867) - Lot 303

Lot n° 303
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Adrien Louis Marie Cavelier (Paris 1785 – 1867) - Lot 303
Adrien Louis Marie Cavelier (Paris 1785 – 1867) La psyché de table de la princesse Pauline Borghèse Dessin à la plume, aquarelle. Cachet rouge de forme circulaire, portant le numéro 488 ter, en bas à droite et référencé dans l’inventaire des modèles de la Maison Odiot. 90 x 60 cm (Petites déchirures, pliures et tâches) Sous verre- cadre moderne Provenance : -Probablement fonds de l’orfèvre Henry Auguste -Collection Jean-Baptiste Claude Odiot -Collection Comte et Comtesse Charles André Colonna-Walewski Historique : La glace de forme rectangulaire est surmontée d’un fronton, elle présente un miroir central monté sur pivots médians. L’encadrement est formé de deux montants latéraux en pilastre. Le dessin est constitué par deux supports à la base et fermés par deux chimères naturalistes. Au milieu de chacun des quatre montants, une agrafe cernée d’une couronne de fleurs contient un papillon, de part et d’autre se déplient des palmettes. Au fronton, le centre est animé par un ange triomphant, disposé sur une marche, tenant un arc et une couronne de laurier, de part et d’autre. L’ensemble aquarellé de couleur jaune indique une réalisation en vermeil. Ce style naturaliste des pieds en chimères apparut dès 1798 chez Odiot. On notera l’omniprésence de l’emblème de Pauline Borghèse, le papillon, qui se retrouve à quatre reprises sur ce dessin. On peut donc émettre l’hypothèse, confortée en cela par la présence de l’ange triomphant au sommet de la glace, que ce projet a été conçu pour le mariage de Pauline Bonaparte, sœur chérie de Napoléon Ier., avec le prince Camille Borghèse en 1803. La vente de cette aquarelle de la psyché de Pauline Borghèse est une révélation étonnante. En effet, elle nous interroge sur sa réalisation qui, jusqu’ici, n’a pas été révélée. Mais surtout, elle préfigure la grande psyché offerte à l’impératrice Marie-Louise d’Autriche par la Ville de Paris (1) , et réalisée par le même Jean-Baptiste Claude Odiot, pour son mariage en 1810 avec Napoléon Ier. (1) Napoléon intime, Les trésors de la collection Burno Ledoux, p.300-301, Paris, Ed. du Seuil, 2018. Reproduit ci-contre. Objet en importation temporaire L'acquéreur devra acquitter des frais d'importation, soit 5,5% en sus du prix d'adjudication sauf s'il réexporte immédiatement l’objet hors de l'Union Européenne. Work in temporary import The buyer will have to pay import fees of 5.5% in addition to the hammer price, unless the buyer immediately re-exports the lot outside the European Union.
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