L’art russe chez Osenat, entre Versailles et Paris
La visite de Pierre le Grand à Versailles, en 1717, a ouvert trois siècles d’échanges et de fascination réciproque entre la Russie et la France, des guerres napoléoniennes aux rapprochements du temps d’Alexandre III et aux Ballets russes de Diaghilev. Au fil de cette histoire commune, et plus encore avec l’émigration, nombre de tableaux, d’icônes et d’objets d’art russes sont arrivés en France.
Reconnue pour ses ventes de souvenirs historiques, en particulier de la période napoléonienne, la Maison Osenat a ouvert un département consacré à l’art russe et de l’Europe de l’Est. Ses ventes se tiennent à l’Hôtel des ventes du Château, à Versailles, et à la Galerie de Breteuil, à Paris.
Le département est animé par Mariia Vikhrova. Les œuvres sont étudiées avec les experts Edgar Clin et Thomas Morin-Williams, et plus de 2 000 objets sont estimés chaque année.
Tableaux russes : des maîtres du XIXe siècle à l’avant-garde
Nos ventes présentent la peinture russe du XIXe au XXIe siècle, et notamment :
- Les paysages et les scènes de genre : Nikolay Sergeev, Ivan Choultse, Mikhail Belaevsky et sa vue de Samarcande.
- Le tournant du XXe siècle : Konstantin Korovin, Dimitri Stelletsky, Sergei Sudeikin, Zinaïda Serebriakova.
- L’avant-garde russe, avec les gouaches de Nathalia Gontcharova.
- Les artistes de l’émigration, installés en France après la Révolution, dont les œuvres sont souvent restées dans les familles.
- La sculpture, comme le portrait de Léon Tolstoï par Naoum Aronson.
Icônes, orfèvrerie et souvenirs historiques
Toutes les périodes de l’art russe sont représentées, de l’ancienne Russie à la famille impériale, de la Révolution à la Russie blanche :
- Les icônes anciennes et plus récentes.
- L’orfèvrerie et les objets d’art, dont ceux des fournisseurs de la cour impériale, comme ce kovch d’O. Kurliukov réalisé à Moscou.
- Les documents, autographes et livres rares : actes signés par Paul Ier, correspondances sur l’incendie de Moscou de 1812, autographes de l’émigration.
- Les photographies anciennes de l’Empire russe, du Caucase ou de l’Asie centrale.
- L’art de l’Europe de l’Est : Ukraine, Géorgie, Roumanie, Moldavie…
Des ventes suivies par les collectionneurs
En avril 2024, La Fenaison (1896) de Nikolay Sergeev, estimée 12 000 – 18 000 €, a été vendue 90 720 €.
Chaque œuvre confiée est décrite en français et en russe, photographiée et présentée dans un catalogue diffusé auprès des collectionneurs, des amateurs, des musées et des institutions, qui enchérissent en salle, au téléphone ou en ligne.
Découvrez les prochaines ventes à Versailles et les ventes à Paris, ainsi que les résultats des ventes passées.
Faire estimer ou vendre une œuvre d’art russe
Vous possédez un tableau signé en cyrillique, une icône, un objet en argent poinçonné ou des documents rapportés de Russie ? Leur valeur dépend de l’artiste ou de l’orfèvre, de l’époque, de la qualité, de l’état de conservation et de la provenance. L’histoire de l’œuvre compte aussi : notez tout ce que vous savez de son parcours (achat, émigration, transmission familiale).
Nos estimations sont gratuites, confidentielles et sans engagement. Envoyez quelques photographies via notre formulaire d’estimation d’art russe et d’Europe de l’Est : nos experts vous répondent en 24 heures. Vous pouvez aussi nous rencontrer lors d’un rendez-vous à Fontainebleau, Versailles, Paris ou Chailly-en-Bière, ou chaque mercredi sans rendez-vous lors des Mercredis Osenat. Pour la suite, découvrez comment vendre chez Osenat.
Questions fréquentes
Combien vaut une icône russe ancienne ?
Tout dépend de son époque, de la qualité de la peinture, de son état et de la présence d’un revêtement en métal précieux. Les surprises existent : une icône de sainte Anne du XXe siècle a été vendue 11 370 €. Seul l’examen par un spécialiste permet de l’estimer.
Comment reconnaître une argenterie russe ?
Les poinçons sont le premier indice : ils renseignent souvent sur l’orfèvre, la ville, la date et le titre du métal. Photographiez-les de près avec l’objet entier : nos experts les identifient gratuitement.
Mon tableau est signé en cyrillique : peut-il avoir de la valeur ?
Oui, à condition que l’artiste, le sujet et la qualité soient au rendez-vous : un paysage de Nikolay Sergeev estimé 12 000 – 18 000 € a été vendu 90 720 €. Envoyez-nous des photographies de l’œuvre, de la signature et du revers.
Où vendre de l’art russe aux enchères ?
Nos ventes « Art russe et de l’Europe de l’Est » ont lieu à Versailles et à Paris. Les dates sont annoncées dans notre calendrier des ventes.
💬 Vous possédez un tableau, une icône ou un objet d’art russe ?