SAINTE-HÉLÈNE. MARCHAND (Louis). Lettre autographe signée [À - Lot 72

Lot n° 72
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SAINTE-HÉLÈNE. MARCHAND (Louis). Lettre autographe signée [À - Lot 72
SAINTE-HÉLÈNE. MARCHAND (Louis). Lettre autographe signée [À JOSEPH BONAPARTE]. Paris, 7 mai 1840. 1 p. in-folio. « Sire, j’ai l’honneur de déclarer à Votre Majesté, conformément au désir qu’elle m’a fait exprimer, de savoir SI, À S[AIN]TE-HÉLÈNE, J’AI EU CONNAISSANCE DU LEG[S] QU’A FAIT L’EMPEREUR AU GÉNÉRAL COMTE BERTRAND DE SON ÉPÉE DANS LE CAS OÙ SON FILS VIENDRAIT À MOURIR avant la remise de ses armes , que je n’ai eu connaissance de cette disposition que par la publication du général. Si rien ne rappelle à mon souvenir la parole qu’il déclare à Votre Majesté et à la France lui avoir été dite par l’empereur, LA HAUTE ESTIME QUE M’INSPIRE LE CARACTÈRE LOYAL ET LA VERTU DU GÉNÉRAL, M’INTERDISENT D’ÉLEVER UN DOUTE sur la déclaration qu’il a eu l’honneur d’adresser à Votre Majesté... » Sur la polémique élevée autour du legs des armes de napoléon Ier, voir ci-dessus le n° 2. LE COMTE MARCHAND, COMPAGNON DE NAPOLÉON Ier À SAINTE-HÉLÈNE : fils d’une protégée de madame de Montesquiou devenue berceuse du roi de Rome et qui suivit celui-ci à Vienne, Louis Joseph Marchand (1791-1876) fut nommé premier valet de chambre de Napoléon Ier en avril 1814. Il lui resta dès lors attaché jusqu’à sa mort, le suivant à l’île d’Elbe et à Sainte-Hélène. Là, son dévouement, sa discrétion, lui gagnèrent l’entière confiance et l’attachement de l’empereur qui en fit un de ses exécuteurs testamentaires et écrivit dans son testament : « les services qu’il m’a rendus sont ceux d’un ami ». Marchand participerait au voyage du Retour des Cendres, tiendrait les cordons du poêle lors des funérailles nationales. Il laisserait des mémoires publiés seulement en 1952.
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