Les réfractaires Ministère de la Guerre. Direction générale - Lot 309

Lot n° 309
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Estimation :
400 - 500 EUR
Les réfractaires Ministère de la Guerre. Direction générale - Lot 309
Les réfractaires Ministère de la Guerre. Direction générale des revues et de la conscription militaire. Bureau des déserteurs. [Dossier sur l’amnistie des conscrits réfractaires]. Paris, Imprimerie Impériale, 1810, 2 parties in-4, [2]-18 et [4]-19-[36] pp., un feuillet non chiffré d’errata, en feuilles, cousu, sous double chemise. Très important dossier officiel imprimé sur la dernière des trois amnisties de réfractaires depuis le Consulat, comprenant : 1. Une lettre de présentation du dossier par le conseiller d’Etat Directeur général des revues, datée du 8 avril 1810 (première partie, un feuillet non chiffré). 2. Le texte du décret impérial donné à Compiègne le 25 mars 1810 (première partie, pp. 3-6). 3. Les instructions du ministre de la Guerre, duc de Feltre, du 31 mars 1810, pour l’exécution du précédent décret en ce qui concerne les déserteurs, avec les tableaux annexes (première partie, pp. 7-18). 4. L’Instruction sur l’amnistie accordée aux réfractaires par le décret impérial du 25 mars 1810, donnée par le Ministère de la Guerre, avec les formulaires annexes (seconde partie). Historique : Le problème des conscrits réfractaires fut l’une des plaies persistantes de l’armée impériale, et son ampleur dans certaines régions a constamment été sous-estimée par l’historiographie jusqu’aux monographies locales récentes : les appelés trop pauvres pour s’offrir un remplaçant n’avaient le choix que de se soumettre ou de ne pas rejoindre leurs corps d’affectation, et cette dernière solution prévalait d’autant plus que la région était pauvre et que l’idéologie impériale y pénétrait moins. Ces hommes devenaient alors des «réfractaires», à ne pas confondre avec les «déserteurs » (conscrits ayant répondu à l’appel de leur nom lors de la revue de recrutement, mais qui avaient disparu en cours de route, ou soldats ayant quitté leur corps sans permission). Les sanctions prévues étaient lourdes (amende de 1500 francs, hypothèques levées sur les biens des ascendants ou de la fem
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