MAGNIFIQUE EPEE OFFERTE PAR S.A ROYALE MONSEIGNEUR LE DUC DE - Lot 176

Lot n° 176
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MAGNIFIQUE EPEE OFFERTE PAR S.A ROYALE MONSEIGNEUR LE DUC DE - Lot 176
MAGNIFIQUE EPEE OFFERTE PAR S.A ROYALE MONSEIGNEUR LE DUC DE BERRY A MONSIEUR LE COMTE DE MESNARD Monture en bronze doré, ciselé et gravé. Fusée à plaquettes de nacre rainurée en relief, garnie de deux baguettes sur les côtés, gravées d’une suite de feuilles de laurier. Pommeau en casque empanaché. Garde à une branche ciselée de feuilles de chêne et de feuilles de laurier, ornée au centre, d’un médaillon chiffré « CF » sous couronne et, sur l’autre face, « ML » sous couronne comtale se terminant en crosse ornée d’une fleurette faisant pendant avec le quillon en suite, se terminant par une fleur de lys. Nœud de corps au lys. Clavier bivalve repliable à décor, sur l’un, des « Armes de France » et, sur l’autre, d’un, trophée d’armes ; l’ensemble entouré d’une frise guillochée, d’une frise de fleurs et d’une frise de gui ; sous le clavier est frappé « Donné à Monsieur le Comte de Mesnard par S.A. Royale Sa Majesté Le Duc de Berry ». Forte et belle lame à dos rond, contre tranchant et pans creux, richement gravée sur fond d’or à décor sur une face aux « Armes de France », trophées d’armes, feuillages, fleurs de lys, tenture drapée et rinceaux feuillagés ; sur l’autre face, trophées d’armes, écu, couronne, rinceaux et urne fleurie. La lame est signée au talon « Mouton fecit » sur une face et « Bisch Sculpct » sur l’autre face. Fourreau en bois recouvert d’un fin maroquin noir, à deux grandes garnitures en laiton doré, gravé et ciselé. Bouton de chape orné d’une palmette et de deux fleurettes. Chape à décor de toiles d’araignée, de fleurs et frises mouvementées. Bouterolle décorée en suite de fleurs, toiles d’araignée et lys. Dard à double bouton en acier poli. Elle est munie de sa dragonne dorée à double brins et deux glands en torsade enrichis de paillettes. Époque Restauration. L’ensemble en très bon état. Provenance familiale par succession. BISCH François-Xavier-André, né en 1793, fils de François Joseph. Doreur, graveur et dessinateur à la Manufacture du Klingenthal (Bas-Rhin), signa un grand nombre de lames d'officiers sous la fin de l'Empire et la Restauration. Il continua après la fermeture de la Manufacture d'État, en 1836, à travailler pour les fourbisseurs de Paris et Nancy en signant les lames : F.X. Bisch à Boersch Klingenthal. Historique : Charles Ferdinand de Bourbon, duc de Berry (1778-1820) est le deuxième fils du comte d’Artois (futur Charles X) et de Marie-Thérèse de Savoie. Émigré avec son père pendant la Révolution française, il s'engage dans l'armée du prince de Condé en 1792 puis s'exile en Angleterre où il épouse Anne Brown, dont il a deux filles : Charlotte Marie Augustine de Bourbon (1808-1886), qui sera comtesse d'Issoudun et princesse de Faucigny-Lucinge, et Louise Charlotte Marie de Bourbon (1809-1891), qui sera comtesse de Vierzon et baronne de Charette. De retour en France au moment de la Première Restauration (1814), il suit son oncle Louis XVIII à Gand pendant les Cent-Jours. Il épouse, en 1816, la princesse Marie-Caroline de Bourbon-Sicile (1798-1870), dont il a un fils posthume, Henri d'Artois (1820-1883), duc de Bordeaux, puis « comte de Chambord », qui épouse en 1846 Marie Thérèse de Modène (1817-1886). Le duc de Berry et sa jeune épouse s'installent en 1816 au palais de l’Élysée et achètent le 14 août 1818 le château de Rosny (Yvelines) qui devient leur résidence d’été. Ils reçoivent également le château de Bagatelle, dans le bois de Boulogne, construit en 1777, par le comte d'Artois. Le dimanche gras du 13 février 1820, vers onze heures du soir, à la sortie de l’Opéra de la rue de Richelieu, le duc de Berry est poignardé par Louis Pierre Louvel, un ouvrier sellier bonapartiste. En l'assassinant, Louvel voulait mettre fin à la lignée des Bourbons. Le duc de Berry était devenu, en effet, le dernier héritier de la dynastie fondée par Henri IV. Quelques mois plus tard, le 29 septembre 1820, naît son fils posthume, Henri d’Artois, « l’enfant du miracle » comme il sera surnommé. Titré duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, Henri d'Artois devient l'héritier du trône mais il ne sera jamais roi, la Monarchie de Juillet mettant fin à la Restauration en 1830. Le duc de Berry est inhumé dans la basilique de Saint-Denis mais son cœur repose dans la chapelle de l'hospice de Rosny. La famille de Mesnard ou Maynard est une des plus anciennes du Bas-Poitou et des plus honorables. Une charte relative à la formation du prieuré de Fontaines, datant de 1050, est le document le plus ancien où il soit fait mention d’un Maynard. Cette famille figure avec honneur dans les annales du Poitou et des prises d’armes de la Vendée. Christophe de MAYNARD, (1597-1655), seigneur de la Vergne, s’illustra au service de la monarchie contre le soulèvement de la Fronde en Bas-Poitou. Alexandre de Mesnard, né
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