Robert LEFEVRE (1755-1830) - Lot 99

Lot n° 99
Aller au lot
Estimation :
8000 - 12000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 10 400EUR
Robert LEFEVRE (1755-1830) - Lot 99
Robert LEFEVRE (1755-1830) Portrait présumé de Claude et Emmanuel Aubin de Blanpré Huile sur toile H_100 cm L_80 cm Signé et daté en bas à droite Rentoilé, légers manques au niveau de la date Robert Lefevre est un élève de Jean Baptiste Regnault. Il fait donc partie de l’école concurrente de celle de David et représente même un concurrent sérieux à Gérard et Gros dans les commandes officielles. C’est réellement à partir du consulat qu’il devient l’un des peintres les plus apprécié du futur Empereur. Sa carrière prend alors un tournant et se concentre essentiellement vers le portrait. Il devient l’un des peintres les plus réputés, sa renommée dépassant même les frontières. Longtemps relégué au second plan face à ses concurrents, malgré une production soutenue, le peintre est aujourd’hui progressivement remis en lumière. Cette redécouverte accompagne l’avancée des recherches et l’éclaircissement d’une oeuvre longtemps brouillée par l’existence de copies douteuses et de répliques d’atelier de qualité inégale. S’il s’est longtemps défendu d’avoir dirigé un atelier, il apparaît désormais évident que plusieurs artistes ont travaillé à ses côtés, tant les copies et variantes contemporaines de ses compositions sont nombreuses. Ces confusions existaient déjà de son vivant, comme en témoigne son premier biographe, Gaston Lavalley, à travers une correspondance entre le peintre et le Journal du commerce de Dunkerque au sujet d’un portrait de l’Empereur. La composition, qualifiée de chef-d’oeuvre par le journal, y était attribuée à David et la réalisation à Robert Lefèvre, présenté comme son premier élève. La réponse de Lefèvre ne se fit pas attendre : « Être pris pour l’élève de M. David, être taxé d’avoir produit un chef-d’oeuvre, sont des méprises qui m’honorent trop pour que je m’en plaigne. ». Qualifié de chef-d’oeuvre par la presse de l’époque et n’ayant suscité aucune contestation de la part de David, le tableau dut sa survie, en 1814, à sa qualité et à sa valeur, alors même que la Restauration s’installait à Dunkerque et que le portrait de l’Empereur n’était plus que l’image d’un régime déchu. Notre tableau est de sa meilleure manière, les tons sont doux et donnent vie aux carnations qui se détachent du fond d’où le jeu des réserves offre de belles transparences. Caractéristique des oeuvres de la première partie de sa carrière, il est un rare exemple de double portrait, a fortiori deux frères. Ce double portrait est rattaché par la tradition familiale à deux frères ; Claude et Emmanuel Aubin de Blanpré. Si la certitude est toujours compliquée quand il s’agit d’identifier des modèles, il est certain qu’André François Emmanuel Aubin de Blanpré, né en 1771 et garde constitutionnel du roi est un bon candidat. En effet, faire réaliser par un peintre dont le renom était croissant un portrait de ce format était très couteux. Par ailleurs, le soin apporté aux différentes parties raccroche notre tableau aux meilleures oeuvres du peintre, ce qui témoigne d’une commande importante. OEuvres en rapport : -Portrait présumé de la comédienne Sophie de Gévaudan, 1796, Sotheby’s, 23/06/2004, lot 50, adjugé 80000€ -Portrait de Madame Joseph Cornudet-Desprez et de sa fille, 1803, Cornette de Saint Cyr, 27/06/2012, adjugé 77000€ -Portraits du général Dejean et sa femme, 1805, Osenat, 09/06/2013, adjugé 30000€ -Portrait d’une mère et son fils, peut-être la maréchale Lannes, Musée des beaux-arts de Marseille, inv.1997-2-1 Bibliographie : -Le peintre Robert Lefèvre : sa vie, son oeuvre, Gaston Lavalley, 1902 -Revue universelle des arts, tome 20, lettre de Robert Lefevre et David, p.360
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue