ROUSSEL (Albert). [Rapsodie flamande] - Lot 98

Lot n° 98
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ROUSSEL (Albert). [Rapsodie flamande] - Lot 98
ROUSSEL (Albert). [Rapsodie flamande] Lettre autographe signée [probablement à Arthur Hoerée]. Nice, 27novembre 1936. 3pp. in-4, trous de classeur marginaux. Dernière composition symphonique d'Albert Roussel, sa Rhapsodie flamande pour orchestre (op.56) fut composée à Varengeville de 1936. Elle fut dédiée au chef d'orchestre Erich Kleiber qui en dirigea la création à Bruxelles le 12décembre 1936. «En hâte, je réponds à votre lettre... Je n'ai pas ici ma musique et je vous serais obligé de vouloir bien faire vérifier sur le recueil de chants populaires flamands de Closson si je ne me suis pas trompé [Chansons populaires des provinces belges. Anthologie, introduction, harmonisations et notes, publié en 1905 par Ernest Closson à Bruxelles, chez Schott frères]. J'ai utilisé cinq chants populaires flamands dans ma R[h]apsodie. Le plus important est "Le Siège de Berg-op-Zoom" qui apparaît deux fois dans la r[h]apsodie, ensuite un chant qui n'est pas dans Closson et que j'ai trouvé dans un recueil prêté par Collaer [lecompositeur, chef d'orchestre et musicologue belge Paul Collaer]; le titre en flamand est quelque chose comme... : "Trommelen van Dirredonadaine" [Trommelen van Dierendundijn, c'est-à-dire «Chant des gueux»]...Un troisième chant important est une Berceuse qui est le dernier chant flamand du recueil de Closson. Les deux autres sont: Kareltje... qui commence ainsi [citation musicale]... et un autre qui s'appelle... LaFileuse [citation musicale] que je n'ai pas traité d'ailleurs en "fileuse". En revanche, c'est ce dernier thème que j'ai le plus développé... La R[h]apsodie ne commence pas de suite par la présentation d'un thème, mais les basses esquissent d'une façon très libre le commencement du "Siège de Berg-op-Zoom". Quelques mesures conduisent ensuite à la présentation par les trompettes du chant... Trommelen van Dirredondaine, repris par les bois. Intermède où reparaît aux basses, et dérythmé, le thème du "Siège de de Berg-op-Zoom". Présentation et développement du chant de la Fileuse aboutissent à l'exposition par tout le quatuor du "Siège de Berg-op-Zoom" présenté cette fois intégralement. Ensuite Kareltje et, après tous ces mouvements plus ou moins animés (sauf le tout début de la R[h]apsodie qui est lent), nous arrivons à une partie médiane lente avec la Berceuse présentée d'une façon douce et expressive. Les différents chants reparaissent ensuite, sauf "Kareltje", et l'œuvre se termine d'une façon brillante par les thèmes de "Berg-op-Zoom" et de "Trommelen van Dirredondaine". En résumé, forme très libre en 3parties: animé-lent -animé, précédées d'une sorte d'introduction lente. Deux thèmes énergiques violents, deux thèmes alertes et gais, un thème lent et expressif. Lapartition, dédiée à Erich Kleiber, est écrite pour orchestre normal: bois par trois, 4cors, 3tr[om]p[e]tte[s], 3trombones et tubas, quintette à cordes et harpe, batterie. Elle a été composée en 1935...» Arthur Hoerée, compositeur et critique à la Revue musicale, auteur d'une biographie, Albert Roussel (Paris, Rieder, 1938).
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