[GONCOURT (Jules de)]. [Jules de Goncourt fait-diversier] - Lot 77

Lot n° 77
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Estimation :
1500 - 2000 EUR
[GONCOURT (Jules de)]. [Jules de Goncourt fait-diversier] - Lot 77
[GONCOURT (Jules de)]. [Jules de Goncourt fait-diversier] Lettre autographe signée plaisamment «Dumolard cadet», illustrée d'un dessin original. S.l., [1862]. Unep. in-8. «C'est aux Invalides, votre appartement. Ça me rapprocherait de Leroy, mais –c'est aux Invalides. Vous n'avez pas été sans lire le procès Dumolard. Il m'a rappelé le beau mot de Poulmann. Il avait assassiné dans une auberge un aubergiste, pendant que l'aubergiste lui faisait une omelette au lard. Le président l'interroge sur cet assassinat. Il le raconte, il finit ainsi: "Alors, pendant qu'il faisait l'omelette, je pris une hachette, je lui fendis le crâne, et je vis bien alors, Mrle Président, la vérité du proverbe qui dit: il est bien embarrassé celui qui tient la queue de la poêle... (fermez les guillemets). Ah! Je vous écris pour vous dire que nous irons dîner chez vous jeudi. Dumolard cadet. [Contresigné plus bas, de la même main, d'une écriture tremblée:] Marie Bussod (autographe)» Jules de Goncourt fait ici allusion au tueur en série Martin Dumollard, dont le procès se déroula du 29janvier au 1erfévrier 1862; Marie Bussod, l'une de ses victimes; et Pierre-Joseph Poulmann, assassin d'un vieillard, qui fut condamné à mort en 1844, dont Charles Baudelaire évoqua dans un Salon la «féroce vaillance» devant la guillotine, et Victor Hugo dans LesMisérables la jeunesse d'«orphelin devenu bandit». Le dessin, occupant la marge supérieur et la marge gauche, représente un «hôtel Dumolard» avec panneaux publicitaires («bureau de placement», «bonne bière»), avec un personnage à la fenêtre tenant une chandelle allumée, et quatre personnages dans les fumées de la cheminée avec légende «les hommes barbus». À droite de l'hôtel, une scène de poursuite où un homme tire au pistolet sur un autre, avec, derrière le tireur le dessin d'un œil légendé «l'œil de la police avec des lunettes bleues», et, devant le fuyard, un panneau portant l'inscription «bois de Montenku» (encre et plume). Les lettres de Jules de Goncourt sont rares, d'autant plus quand elles sont illustrées. sur un couple séparé par l'émigration
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