PUTZ (Gabriel). «La première attaque allemande par gaz asphy - Lot 50

Lot n° 50
Aller au lot
Estimation :
1000 - 1500 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 1 950EUR
PUTZ (Gabriel). «La première attaque allemande par gaz asphy - Lot 50
PUTZ (Gabriel). «La première attaque allemande par gaz asphyxiants...» Lettre autographe signée. S.l., 22novembre 1916. 12pp. in-8. Rare et long témoignage du général Gabriel Putz qui commandait la défense du «saillant d'Ypres» enveloppé par les gaz. C'est là que, le 22avril 1915, le général von Deimling lança la première attaque au gaz toxique. Ce gaz à base de chlore avait été mis au point par le chimiste Fritz Haber, futur prix Nobel, et produit par les sociétés BASF, Hœchst et Bayer. «Je suis très honoré de votre pensée de vous adresser à moi pour avoir quelques détails sur ce qui s'est passé en Belgique au mois d'avril 1915, lors de la première attaque allemande par gaz asphyxiants... [Le général Putz expose en détail les positions alliées en avant d'Ypres en Belgique]... On avait ouï dire vaguement par des déserteurs ou prisonniers capturés en d'autres points du front que les Allemands préparaient une attaque par les gaz, mais personne n'était documenté sur ce qui pouvait être ce nouveau et barbare mode de combat, ni sur le point exact où ils pouvaient en faire l'essai. C'est le 22avril, vers 17heures, qu'un de nos aviateurs aperçut soudain ce qu'il crut être de petites flammes jaunes au-dessus des tranchées allemandes, sur tout le front entre Steenstraat et Langemarck, et que les occupants de notre première ligne furent soudain submergés par une vague de chlore, nuage qui descendit lentement vers le Sud et derrière lequel l'ennemi s'avança, sous la protection de masques lui permettant de respirer dans une athmosphère asphyxiante. Nous n'avons jamais su au juste ce qui se passa dans cette première ligne, où les Allemands ont dû achever beaucoup de malheureux râlant sous l'influence du chlore; en quelques minutes, tous ceux des défenseurs qui n'étaient pas tombés asphyxiés totalement par le gaz, refluèrent vers l'arrière, au milieu même du nuage et beaucoup tombèrent suffoqués avant d'atteindre les ponts du canal, à Boesinghe et environs...» Il décrit ensuite l'ensemble des opérations qui s'ensuivirent: l'avancée allemande, la surprise totale des Français qui ne purent d'abord demander de faire des tirs de barrage, quelques points de résistance héroïque, la réaction finalement du commandement français, dont Gabriel Putz, Louis Curé ou le futur maréchal Foch, et celui des Alliés, enfin la stabilisation du front.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue