MÉNEVAL (CLAUDE-FRANÇOIS). « A MOSCOU. AU MOMENT OU J’ECRIS - Lot 220

Lot n° 220
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MÉNEVAL (CLAUDE-FRANÇOIS). « A MOSCOU. AU MOMENT OU J’ECRIS - Lot 220
MÉNEVAL (CLAUDE-FRANÇOIS). « A MOSCOU. AU MOMENT OU J’ECRIS, LA VILLE BRULE EN PLUSIEURS ENDROITS... C’EST UN SPECTACLE HORRIBLE ET IMPOSANT A LA FOIS... » 31 lettres autographes signées A L’IMPERATRICE MARIE-LOUISE. Pologne puis Russie, 1er juin-5 décembre 1812. Le tout conservé dans une chemise de papier avec titre autographe. PRECIEUSE CORRESPONDANCE INTIME, EN COPIES PERSONNELLES ETABLIES PENDANT LA CAMPAGNE DE RUSSIE, de Posen (Poznań) en Pologne jusqu’à Moscou, puis de Moscou à Smorgoni, alors qu’il était aux côtés de Napoléon Ier — il n’en fut séparé que quelques jours, principalement pour raisons de santé, en juin et en décembre. Claude-François Méneval s’exprime en confident, donne des nouvelles de l’état de santé de Napoléon Ier (et de la sienne propre), donne des indications sur les lieux où celui-ci venait à loger (une ferme, une modeste maison, un petit château de bois, un château du prince Galitzine, le Kremlin, le palais Pétrovski, etc.), parle du temps qu’il fait. Il évoque aussi les opérations militaires et renvoie aux bulletins de la Grand Armée qu’il dit joindre à ses lettres. Il s’exprime plus volontiers sur l’optimisme et les victoires des débuts de la campagne que sur les « contrariétés » de la fin. LE BARON MENEVAL, SECRETAIRE PARTICULIER DE NAPOLEON Ier DE 1802 A 1812. Féru d’écriture, Claude-François Méneval (1778-1850) fréquenta tout jeune les milieux littéraires et rencontra Roederer qui le recruta comme rédacteur au Journal de Paris. Ayant servi quelques mois à l’armée sous les ordres de Louis Bonaparte, et parlant l’anglais, il fut alors recommandé par Roederer à Joseph Bonaparte qui, devant conduire les négociations de paix avec les Anglais du début du Consulat, cherchait un secrétaire. En 1802, Joseph Bonaparte le proposa à son tour comme secrétaire à Napoléon qui avait décidé de se séparer de Bourrienne. Claude-François Méneval était alors âgé de 24 ans et il demeura le collaborateur le plus proche de Napoléon Ier jusqu’en 1812, remplissant la tâche harassante de rédiger sa correspondance, appelé à tous les instants du jour et de la nuit, s’efforçant de suivre la voix et parfois la pensée seulement de l’empereur qui dictait à très grande vitesse. De santé délicate, il fut après Austerlitz remplacé quelques jours par d’autres secrétaires qui ne donnèrent pas satisfaction – quand le cabinet fut réorganisé en 1806, Méneval conserva les prérogatives de premier secrétaire, avec la clef des portefeuilles de Napoléon Ier. Claude-François Méneval fut de tous ses déplacements, en Autriche, Prusse, Pologne, Espagne, Russie... Mais, cette dernière campagne eut raison de ses forces et il dut résigner sa place qui fut officiellement confiée à Agathon-Jean-François Fain en février 1813. Il obtint alors le poste de secrétaire des commandements de l’impératrice Marie-Louise, dont il avait la confiance, et fut nommé auditeur au Conseil d’État. En 1814, il accompagna l’impératrice hors de Paris, puis à Vienne d’où il fit passer des informations diplomatiques à Napoléon Ier. Revenu de Vienne sous les Cent Jours, il fut accueilli avec joie par l’empereur qui, après l’avoir fait chevalier de la Légion d’honneur en 1806 et baron en 1810, songea à le faire ministre et duc, mais la défaite de Waterloo l’en empêcha. Claude-François Méneval assura alors la tutelle du comte Léon, enfant naturel de Napoléon Ier. À Sainte-Hélène l’empereur affirma : « Il ne m’a jamais donné que satisfaction et agrément et je l’ai fort aimé », et il le coucha sur son testament pour 100000 francs. Le baron Méneval publia des Mémoires en 1827, resta en lien avec des personnalités de l’Empire comme Lavalette, Marbot, Gourgaud ou Bertrand, et put encore assister à la cérémonie du Retour des Cendres en 1840. — Vilna, 5 juillet 1812 : « Que Votre Majesté me permette de la remercier de la lettre pleine de bonté qu’Elle a bien voulu m’écrire et des choses flatteuses qu’elle contient. Toute mon ambition est d’être agréable à Votre Majesté, et de répondre à la confiance dont l’empereur veut bien m’honorer. Je n’ai pas de nouvelles à donner à Votre Majesté. L’empereur est toujours à Vilna, mais il n’y est pas oisif..., tout s’organise ici... » — Gloubokoïé, 20 juillet 1812 : « Les affaires de l’empereur vont au gré de ses désirs. LES RUSSES FUYENT DE TOUS COTES, nous abandonnent leurs magasins leur artillerie... » — Vitebsk, 4 août 1812 : « J’ai l’honneur d’envoyer à Votre Majesté le 11e Bulletin. Elle y verra une fort belle affaire dont le régiment que commande le frère de mad[am]e la duchesse de Montebello [ATTENTION fiche tronquée - Description complète au catalogue (photo 3-7)]
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