Leo VON KLENZE - Lot 338

Lot n° 338
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Leo VON KLENZE - Lot 338
Leo VON KLENZE (Schladen 1784 - Munich 1864) Napoléon sur la terrasse de la villa dei Mulini sur l'ile d'Elbe (Portoferraio) Toile Hauteur : 30,5 cm Largeur : 42,5 cm Cadre en bois et stuc doré d'époque Empire Porte une étiquette 20ème au revers du cadre "CBurrus 75464" et une marque au pochoir noire Une autre version de cette composition, avec légères variantes, est conservée au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. Provenance : - Probablement collection Burrus (selon une étiquette au revers du cadre) - Collection Comte et Comtesse Charles-André Colonna Walewski Historique : Résidence de Napoléon sur l’île d’Elbe Villa des Moulins, après les lourdes défaites subies dans la guerre de la sixième coalition qui voyait comme alliés la Grande-Bretagne, l’Empire russe, la Prusse, la Suède, l’Empire autrichien et certains États allemands, Napoléon fut contraint d’abdiquer (4 avril 1814); avec le traité de Fontainebleau, les puissances ennemies lui reconnurent le titre personnel d’empereur, un revenu à vie et la souveraineté sur l’île d’Elbe. Le 3 mai 1814 Napoléon débarqua à Portoferraio accompagné de sa mère, de sa sœur Pauline et d’une petite cour. Il est accueilli avec enthousiasme par la population, le drapeau de l’Elbe fut hissé sur le Fort Stella (bande rouge sur fond blanc) auquel étaient fixés ajoutèrent les trois abeilles dorées napoléoniennes. La Villa Moulins deviendra la résidence de Napoléon sur l’Elbe Quand Napoléon est venu pour la première fois à la Villa dei Mulini, la bâtisse se composait d’un corps central à un étage qui reliait deux pavillons, un de chaque côté. Elle a été rénovée par l’architecte Paolo Bargigli qui a surélevé la partie centrale du bâtiment afin d’amener les trois parties à la même hauteur. C’est Napoléon lui-même qui lui avait cette exigence. Cela a créé un immense salon sur un plancher surélevé, il servait pour les fêtes et les réceptions, tandis que l’ancienne grange fut convertie en salle de bal. La décoration intérieure a été supervisée par Vincenzo Revelli, le peintre officiel de la cour. Le rez-de-chaussée était tout simplement l’appartement de Napoléon, le premier étage était destiné à abriter les appartements de sa femme, Marie-Louise, et de son fils, mais ils ne l’ont jamais rejoint sur l’île d’Elbe. Un sentiment de tristesse et de solitude semble continuer d’habiter le bâtiment. A son départ le 26 février 1815, l’empereur fit don de la Palazzina à la commune de Portoferraio mais Ferdinand III de Lorraine, réintégré sur le trône en 1815, la désigna comme résidence du gouverneur grand-ducal ; après l’unification de l’Italie, il devint le quartier général du génie militaire. Un long conflit entre la municipalité de Portoferraio et l’État se termina en 1880 avec l’attribution définitive de la villa à l’État et de la bibliothèque à la municipalité. Biographie : Léo Von Klenze est né en 1784 à Schladen, Allemagne et décédé en 1864 à Munich, Allemagne, peintre. Après sa première abdication par la signature du traité de Fontainebleau en avril 1814, Napoléon se voit octroyé la souveraineté sur l'Ile d'Elbe où il recrée, entre mai 1814 et le 26 février 1815, une petite Cour dans sa résidence impériale, à l'hôtel de ville de Portoferraio. Le peintre, Leo von Klenze, par ses études d'architecture se rend à de nombreuses reprises en Italie à partir de 1806, puis en 1808 où il devient architecte pour le compte du roi Jérôme. Aujourd'hui, il demeure particulièrement célèbre pour ses bâtiments néo-classiques qui ont façonné l'image de Münich, notamment la Glyptothèque en 1830 et la Pinakothèque en 1836 où il fut appelé par Louis Ier de Bavière. Puis, il réalise pour le Tsar Nicolas Ier le nouvel Hermitage de Saint-Pétersbourg qu'il achève en 1852. Paysagiste privilégiant les vues d'Italie comportant des ruines aux architectures plus modernes, il se rend sur les lieux de l'exil de l'Empereur, à Portoferraio en 1827 avant de réaliser le tableau : Napoléon à Portoferraio. Objet en importation temporaire L'acquéreur devra acquitter des frais d'importation, soit 5,5% en sus du prix d'adjudication sauf s'il réexporte immédiatement l’objet hors de l'Union Européenne. Work in temporary import The buyer will have to pay import fees of 5.5% in addition to the hammer price, unless the buyer immediately re-exports the lot outside the European Union.
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