Moïse KISLING (Pologne - France / 1891-1953) - Collection Ja - Lot 47

Lot n° 47
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Moïse KISLING (Pologne - France / 1891-1953) - Collection Ja - Lot 47
Moïse KISLING (Pologne - France / 1891-1953) - Collection Jacques Thalheimer Jeune garçon à la kippa, circa 1922 Huile sur toile Signé 'Kisling' (en bas à droite) En l’état, manques 73 x 54 cm ; avec cadre 93 x 74 cm. Provenance : - Jacques Thalheimer (1890-1975), Paris, vers 1925 (acquis auprès de l'artiste, en 1925, selon registre personnel de J. Thalheimer, no. 31). - Puis par descendance au propriétaire actuel. Cette oeuvre sera incluse dans le « Volume IV et Additifs aux Tomes I, II et III » du Catalogue Raisonné de l’OEuvre de Moïse Kisling actuellement en préparation par Marc Ottavi. Note : - Le tampon circulaire à l’encre ‘BUNDESDENKMALAMT WIEN’ correspond à un envoi de l’oeuvre à Vienne, Autriche en 1925-1926 probablement dans le cadre d’une exposition ou d’une publication. Moïse Kisling lui-même écrit à Jacques Thalheimer le 18 février 1926 pour lui indiquer que l’éditeur polonais J. Mortkowiez rue Mazowiecka 12 a emprunté 5 tableaux et devait lui-même les rapporter à Vienne. Les tableaux sont restés à Vienne chez un ami de Kisling, le docteur Roff [?], directeur du Wiener Kunstdruck-Gesellschaft Wien Parkgasse, puis revenus à Paris en passant par le contrôle du BUNDESDENKMALAMT, d’où l’origine du tampon sur le châssis de l’oeuvre. Les thèmes liés au judaïsme demeurent relativement rares dans l’oeuvre de Moïse Kisling. Notre oeuvre s’inscrit plutôt dans la série de portraits inspirés des modèles de rue que l’artiste rencontrait dans le quartier de Montparnasse, telles que les marchandes de fleurs ou les crieurs de journaux. Comme le remarque Jacques Guenne dans l’Art Vivant en 1925, ces portraits sont fréquents dans l’OEuvre de l’artiste : « Kisling s’est penché aussi sur les êtres frêles, sur les pauvres et sur les enfants. Qui ne connait pas ces portraits d’orphelins, de mendiants, toutes ces oeuvres qui atteignent à une si grande émotion, et où Kisling a su retrouver le tragique de certaines images populaires. Kisling lui-même précise : « Un enfant pauvre et malheureux m’attriste ; je le peins dans le sentiment qu’il m’inspire ».
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