Reconstruction dans les années 80 d'une Helica Type SPE (spé - Lot 94

Lot n° 94
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Estimation :
100000 - 180000 EUR
Reconstruction dans les années 80 d'une Helica Type SPE (spé - Lot 94
Reconstruction dans les années 80 d'une Helica Type SPE (spéciale) Série 20 N° 1 A immatriculer en collection Marcel Leyat naît à Die dans la Drôme, en 1885. Sa famille est originaire de Mieussy. Après l'école à Die, puis le lycée Champollion à Grenoble où il est surnommé « l'homme papillon » en raison de ses essais de sauts, il entre à l'Ecole des Arts et Manufactures à Paris, devenue Ecole Centrale, en 1907 ; il en sort Ingénieur en 1911. En 1908 l’aviation est à ses prémices. Henry Farman effectue le 1er vol d’un kilomètre en circuit fermé sur bi-plan Voisin utilisant un moteur V8 Antoinette de 50 ch. En 1911 Marcel Leyat effectue son 1er vol avec son planeur. En 1912, la société Peugeot par son PDG Robert Peugeot créa un prix pour tout cycliste réussissant à s’envoler sur plus de 10 mètres, aller-retour. Marcel Leyat participa à ce prix avec son hélicocyclette à 2 roues. Libéré de ses obligations militaires, Leyat travaille chez Astra, fabriquant d'avions et de dirigeables, et participe à la conception de l'avion Astra 14. Il quitte l'entreprise en 1913 pour se consacrer à la réalisation de sa première voiture à hélice : l'hélicocycle. A cette époque, il n’y avait pas de modélisation, ni de soufflerie et d’ordinateurs, en revanche il y avait des expérimentations ; Marcel Leyat développa avant la guerre un simulateur aéronautique. L’entreprise automobile de Leyat débuta en novembre 1913. Cette hélicocycle a une forme profilée caractéristique, une construction en bois de sapin, un moteur à l’avant et une direction à l’arrière. Le début de la première guerre mondiale empêchera Leyat de commercialiser son invention. Cette voiture le suivra pendant quelques mois au front, dans l'artillerie. II proposera aux autorités militaires l'utilisation de l'hélicocycle comme véhicule de liaison ; l'armée demandera à effectuer des essais mais le projet n'aboutira pas. En 1919, Leyat travaille comme ingénieur chez Levasseur, fabriquant d'hélices, qui lui finance la construction d'un exemplaire de la nouvelle version de sa voiture à hélice, l'Hélico. Lorsque cette dernière sera réalisée, Levasseur renoncera à la produire en série et laissera le prototype à Leyat. Cette voiture sera exposée au salon de l'automobile à Paris fin 1919. Dans la presse, beaucoup d'articles sont consacrés à la voiture à hélice Leyat 1919. Leyat envisage la construction en série. N'ayant pas les moyens financiers de produire en série cette voiture, il vend sa licence de fabrication à Archer, ingénieur également, l'hélico devient « Hélica ». Archer va en produire 5 pour Leyat. S'inspirant de l'hélica, Archer conçoit une autre voiture à hélice : l'Eolia et la commercialise en même temps que l'Hélica. Leyat va l'attaquer en justice pour contrefaçon. Cette Hélica rappelle la carlingue d’un avion (d’où son surnom d’avion sans ailes) lui donnant une bonne pénétration dans l’air. Il faut savoir que 60 % de la puissance utilisée servent à vaincre la résistance de l’air. Une autre source de perte de puissance des plus graves réside dans les organes de transmission et de propulsion : engrenages, roues (30 % à 40 % de la puissance motrice). De plus cela dépend également de l’état de la route (dure, sablonneuse, gelée, boueuse…), des conditions atmosphériques. Tous ces inconvénients ont été supprimés en remplaçant toutes les transmissions différentielles et le pont arrière par une hélice aérienne en prise directe sur le moteur. En 1921, Leyat reprend la construction à son compte et conçoit une nouvelle version de sa voiture à hélice. Les carrosseries sont réalisées par Ratier, fabriquant d'hélices. Leyat s'occupe de l'assemblage, et de la partie mécanique. Une série de 10 voitures sera produite entre 1921 et 1922. A cette série s'ajoute une version sport en 1921 en 3 exemplaires. Une voiture à conduite intérieure sera achetée par Monsieur Peugeot et vient tout juste . La version sport sera achetée par Monsieur Gustave Courau ; ce dernier roulera une dizaine d'années puis la donnera en 1930 au musée du CNAM où elle est exposée. En 1922 la production ne reprendra pas et Leyat se consacrera surtout à l'aviation. En 1927, Leyat établi un record de vitesse à 170km/h sur l'anneau de Montlhéry. 23 véhicules furent construits, dont seulement trois exemplaires sont recensés à ce jour. Le premier, en « conduite intérieure » appartient à un héritier de la famille Peugeot, et vient tout juste d’être acquis par le musée Louwman, tandis que le deuxième, un modèle sport est exposé au Musée des Arts et Métiers. Aujourd’hui nous vous présentons le troisième. Cette Révolution automobile date de plus d’un siècle ! Rares furent les personnes ayant perçu le talent et l’audace et le génie de cet inventeur. Il s’agit donc d’une belle découverte majeure pour l’Histoire de l’Au
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