Magnifique épée de récompense en or, offerte à Constantin GR - Lot 346

Lot n° 346
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Estimation :
60000 - 80000 EUR
Magnifique épée de récompense en or, offerte à Constantin GR - Lot 346
Magnifique épée de récompense en or, offerte à Constantin GRAVIER, comte de Vergennes, capitaine colonel des Gardes de la Porte (1815). Travail du renommé Martin-Guillaume Biennais. Monture en or poli brillant à fond amati. Fusée légèrement ovalisée présentant de face trois motifs : -au centre, un médaillon représentant le Roi Louis XVIII en buste de profil dans un encadrement perlé, surmonté d’un faisceau de drapeaux, d’une fleurette et de deux palmes et orné en dessous du motif des « Gardes de la Porte » représenté par une épée, deux clés croisées surmontées d’un soleil rayonnant couronné. -Au dos de la fusée, trois motifs superposés : les armes de France dans un écu enrichi d’un trophée d’armes puis un médaillon représentant la déesse Athéna coiffé d’une couronne de laurier par la déesse Niké surmonté d’une renommée et de deux palmes ; Les côtés sont décorés de branches de feuilles de laurier entrecoupées d’une fleurette en leurs centres. Pommeau en urne décoré sur chaque face d’un lion ailé, entrecoupé sur les côtés de deux frises à fleurettes et ciselé sur le dessus, dans un médaillon ovale, du buste de profil du Roi Henri IV, tête laurée, bordé d’une suite de petites perles. Superbe branche de garde formée de deux serpents s’enroulant en dessous du pommeau et dont les queues forment les quillons. La branche magnifiquement ciselée en demi ronde bosse de la déesse Athéna en pied, ailée et casquée, ornée au centre de la tête de Méduse et enrichie, en haut et en bas, de palmes, feuilles de chêne et feuilles d’acanthe. Nœud de corps à décor de deux médaillons sur chaque côté représentant Apollon et Athéna, enrichi au centre de fleurettes. Clavier de garde enrichi d’un chariot tiré par deux chevaux conduits par une victoire ailée, garni de part et d’autre de deux médaillons, à droite, portant les initiales « CV » entrelacées ; à gauche, orné des « Armes » de la famille Gravier de Vergennes : « Parti : au I, de gueules à trois oiseaux essorants d’argent, ceux en chef affrontés ; au II, de gueules à la croix d’argent et sur laquelle broche (en cœur), un écusson de sable à un cep de sinople et au chef d’azur chargé d’un soleil d’or ». Petit contre-clavier à léger retroussis. Le clavier et le contre clavier, décorés en suite, sont bordés d’une frise de rubans, feuilles de laurier et fleurettes. Lame droite gravée, dorée et bleuie, à dos plat, avec inscription : « Custodes Regum Antiquiares » (les plus anciens gardes des Rois), à contre tranchant et pans creux, avec cartouche sur une face « La Compagnie des Gardes de la Porte du Roi », entouré d’un filet d’or et de feuilles ; sur l’autre face, « Au comte de Vergennes, Capitaine colonel, 1er novembre 1815 ». Fourreau en bois recouvert d’une fine peau à grains, vernie noire, à deux garnitures en or magnifiquement décorées en suite. La chape découpée à la base, ornée d’un bracelet à fleurettes et d’un bouton en écu ciselé d’une palme et de trois petites fleurs. La bouterolle découpée en partie haute, décorée de deux bracelets ; l’un avec frise de fleurs en suite et une seconde frise ornée d’une succession de minuscules palmettes. Dard lentille en fer bruni. L’épée est munie de son étui de protection en bois, en forme, pour le transport, recouvert de maroquin vert, doublé de soie blanche, se fermant par huit crochets argentés (accidents, cassure et manque au niveau du clavier). L’épée et son fourreau sont en très bon état et entièrement d’origine. Long avec son fourreau : 98,3 cm. Long sans fourreau : 95 cm. Long de la lame : 79,3 cm. Largeur : 2 cm. Long du fourreau : 82,7 cm. Poinçons d’orfèvre en forme de losanges (illisibles), frappés sur les faces de la fusée, sur la branche et sous le clavier que l’on peut attribuer à Biennais. Poinçon d’essai « tête de bébé 2 » (1798-1838) sur la chape. Un troisième poinçon (illisible). Provenance : Constantin Gravier, comte de Vergennes. Conservée dans la famille par successions, elle faisait partie du trésor de famille provenant du comte de Vergennes. Cette épée est de la qualité du célèbre orfèvre Martin-Guillaume Biennais (1764-1843). N.B. : Les poinçons en losange effacés car amatis sont ceux de Biennais, l’un d’eux en laisse paraitre deux infimes détails : une petite boule sur le côté ainsi qu’une partie de la bordure. Ce modèle d’épée est typique de la réalisation des décors et de la fabrication du célèbre orfèvre. La garde, le décor et sa forme générale peuvent être rapprochés d’autres célèbres modèles se trouvant notamment : - au musée de Fontainebleau : l’épée de service de Napoléon, l’épée dite aux coraux ainsi que l’épée « aux trois fourreaux » offerte au grand-duc Constantin. - au musée de l’Armée : l’épée dite « d’Austerli
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