Précieux exemplaire aux armes de Napoléon Ier - Lot 312

Lot n° 312
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Précieux exemplaire aux armes de Napoléon Ier - Lot 312
Précieux exemplaire aux armes de Napoléon Ier Le seul exemplaire connu d’un ouvrage de gastronomie relié aux armes impériales, offert au dignitaire le plus concerné par cet ouvrage novateur APPERT (Nicolas). L’Art de conserver, pendant plusieurs années, toutes les substances animales et végétales. À Paris, chez Patris Cie, 1810. In-8, xxxii-116 pp., veau fauve moucheté, dos lisse cloisonné avec initiale « N » couronnée dorée répétée, fine frise végétale filetée dorée encadrant les plats avec armoiries dorées au centre, roulette dorée ornant coupes et chasses, tranches mouchetées ; pièce de titre manquante, restaurations discrètes aux mors, coiffes et coins, quelques mouillures marginales (reliure de l’époque). Édition originale, exemplaire signé par l’auteur . Planche dépliante gravée sur cuivre hors texte. Exemplaire relié aux armes de Napoléon Ier (OHR, pl. n° 2652, fers n° 11 dans un des petits formats à variantes, et fer n° 15). Il est conforme aux goûts de l’empereur qui aimait les reliures solides en veau sobrement orné (cf. Charles-Éloi Vial, Napoléon et les bibliothèques, Paris, Perrin, 2021, p. 204). IL FUT OFFERT À l’homme d’État, agronome et écrivain Nicolas François de Neufchâteau (vignette ex-libris armoriée sur le premier contreplat). Manifestant d’abord un génie précoce pour la littérature et l’art oratoire, Nicolas-Louis François de Neufchâteau (1750-1828) obtint très jeune une chaire de rhétorique, passa ensuite un doctorat en droit et occupa des fonctions dans l’administration judiciaire. En 1789, il fut élu aux États généraux, devint administrateur du département des Vosges, et siégea ensuite à la Législative et à la Convention. Après la Terreur, il fut deux fois un diligent ministre de l’Intérieur (1797, 1798-1799), entra au Directoire (1797-1798), et fut envoyé comme ambassadeur à Vienne en 1798. Rallié au nouveau régime après le coup d’État de brumaire, il en fut remercié d’un siège au Sénat (dont il fut bientôt secrétaire puis président). C’est lui qui harangua Napoléon lors du Couronnement ou qui fut chargé de rapporter à Paris les trophées des victoires d’Austerlitz puis d’Iéna. En 1803, il entra à l’Institut, puis il fut fait grand trésorier de la Légion d’honneur et, en 1806, comte de l’Empire. Homme des Lumières par sa curiosité intellectuelle et son souci du bien public, il étudia notamment l’agronomie qui devint à partir de 1805 son centre d’intérêt principal (associé à des préoccupations gastronomiques). Il se livra lui-même dans son domaine de Vicherey à des expériences agricoles pratiques. Refondateur de la Société d’agriculture en 1798, il en fut plusieurs fois le président jusqu’a sa mort. Une publication approuvée par les savants et subventionnée par le ministère de l’Intérieur. En janvier 1809, Nicolas Appert envoya des échantillons à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, laquelle diligenta un rapport remis en mars 1809 par un comité de trois scientifiques, le professeur à l’École de Pharmacie Denis-Placide Bouriat, le pharmacien, agronome, nutritionniste et hygiéniste Antoine Parmentier, et le chimiste Louis-Bernard Guyton de Morveau, qui marquèrent leur approbation. En mai 1809, il sollicita l’aide du ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Bachasson de Montalivet, qui, parmi ses attributions, comptait l’agriculture, l’industrie, le commerce, mais aussi l’approvisionnement des marchés de la capitale. Il prit avis auprès de la Société d’agriculture du département de la Seine, présidée par Nicolas François de Neufchâteau, qui en juin 1809 indiqua qu’elle trouvait « extrêmement utile » que soit publié un ouvrage concernant la conservation des aliments, et auprès du bureau consultatif des Arts et Manufactures où figurait Joseph Gay-Lussac, professeur de chimie à l’École polytechnique, qui se déclara favorable à la publication de l’ouvrage de Nicolas Appert. Montalivet répondit alors à ce dernier de choisir entre un dépôt de brevet rémunérateur, ou une compensation financière d’État mais contre publication à ses frais et remise de 200 exemplaires au ministère. Appert choisit généreusement la seconde solution par souci du bien-être de ses congénères : en janvier 1810, il reçut 12000 francs du ministère, et fit tirer son ouvrage en juin 1810 à 6000 exemplaires dont 200 livrés comme convenu. Le livre qui révolutionna les pratiques alimentaires, influença la gastronomie, et fut à l’origine d’une nouvelle industrie UN MANUEL GASTRONOMIQUE DOUBLÉ D’UN VADE-MECUM TECHNIQUE. Observateur attentif et inventeur habile, Nicolas Appert expose ici expose en détail les instruments et la méthode à suivre pour procéder à la confection des conserves, mais, issu du monde de l’hôtellerie et de la gastronomie, il consacre de nombreu
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