DOCUMENT ENTIÈREMENT ANNOTÉ PAR NAPOLÉON Ier - Lot 259

Lot n° 259
Aller au lot
Estimation :
2000 - 3000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 9 100EUR
DOCUMENT ENTIÈREMENT ANNOTÉ PAR NAPOLÉON Ier - Lot 259
DOCUMENT ENTIÈREMENT ANNOTÉ PAR NAPOLÉON Ier [LOWE (Hudson)]. Lettre au grand-maréchal Bertrand (Plantation House sur l’île de Sainte-Hélène, 21 avril 1818), en traduction française autographe de ce dernier (Sainte-Hélène, avril 1818, 7 pp. 1/4 en colonne à mi-largeur, sur 2 bi-feuillets de papier vergé filigrané à l’effigie de Britannia dans un médaillon couronné avec contremarque « W 1815 »), avec notes autographes de Napoléon Ier presque entièrement effacées (Longwood House sur l’île de Sainte-Hélène, avril 1818, environ 4 pp. en colonne à mi-largeur avec débords et avec quelques traits numérotés sur 2 autres pages, au crayon). 2 000 / 3 000 € Hudson Lowe : « Quoique par une instruction de mon Gouvernement je sois dispensé d’entrer dans une correspondance personnelle avec vous et que les insinuations contenues dans votre lettre du 13 courant, précédée par une communication verbale à un officier de mon état-major faite en des termes si hautement offensants qu’elle l’ont porté à se retirer de votre maison, me fournissent un motif addition[n]el d’agir conformément à la lettre de cette instruction, cependant je ne tirerai point un motif de cette circonstance pour ne pas vous communiquer pour l’information de Nap. B., les remarques suivantes sur le sujet de votre lettre. L’intention de Mr O’Meara de quitter Longwood, était connue en Angleterre, dès le mois d’août 1817 [Hudson Lowe annonce deux pièces justificatives jointes, dont une lettre de Lord Bathurst]... Votre lettre assure que Nap. B. a été malade depuis sept mois passés «d’une maladie chronique de foie. À une question faite à Mr O’Meara le 25 mars, c’est-à-dire il y a un seul mois, il a répliqué après beaucoup d’hésitation et de difficulté à mentionner aucune maladie spéciale, disant d’abord «un dérangement du système bilieux», que, s’il était appelé à lui donner un nom, il appe[l]lerait la maladie un commencement d’hepatetis ; et que même cela pourrait être entièrement évité, en prenant de l’exercice, comme il l’avait recommandé ; alors questionné s’il connaissait quelque obstacle à ce que N. B. prît de l’exercice, il a répondu qu’il n’en connaissait aucun, si ce n’était l’état de la saison. Vous ne pouvez pas, mons., me contester le droit d’avoir désiré qu’une autre opinion médicale fût consultée, lorsqu’il existait une telle différence entre votre assertion et celle de Mr O’Meara, que celle comportée par les mots chronique et commençant. Vous observés «que depuis 2 ans vous avez voulu chasser Mr O’Meara pour le remplacer par Mr Baxter». L’extrait de la lettre du c[om]te Bathurst ci-dessus relatée prouve que cela n’est point fondé... Je n’ai jamais entretenu une telle intention. Aucune proposition n’a jamais été faite à M. Baxter ni par lui, d’occuper la place de Mr O’Meara à Longwood, ni même, si Mr O’Meara devait quitter l’isle, pourrai-je approuver que M. Baxter, avec les devoirs importants qu’il a à remplir, fût attaché à l’établissement de Longwood seul. Comme un homme d’une haute capacité médicale et d’un haut rang dans son état, il est venu dans cette isle pour être sous la main s’il était nécessaire de l’appelait dans un cas de maladie sérieuse. Mais il n’est point venu ici avec aucune vue, dessein, ni intention quelquonque de prendre la place de Mr O’Meara. Cependant, Monsieur, la partie la plus remarquable de votre lettre, est celle où vous parlez de la répugnance indéniable entretenue contre lui [Baxter]. Je ne ferai d’autre commentaire sur les termes ou l’esprit de cette expression... non provoquée, que celui de dire que dans la dernière occasion où vous avez vu Mr Baxter... vous paraissiez désireux d’imprimer dans son esprit que l’objection de Nap. B. à le voir ne venait point d’aucun motif person[n]el, vous appuyâtes sur la confiance, sur la bonne opinion entretenue de ses qualités personnelles, aussi bien que de celles de son métier. L’éloge était si fort, que je n’ai pas été capable d’obtenir de M. Baxter la répétition de ce que vous lui avez dit. Mr O’Meara lui a confirmé le même sentiment favorable de la part de Nap. B. Il m’était conséque[mm]ent impossible de connaître ou de prévoir sa répugnance dont vous parlez à présent. Je ne manquerai point de faire connaître à mon Gouvernement le désir exprimé pour un médecin français ou italien. En réponse aux deux points que vous êtes «chargé de me faire connaître» et qui sont les seules parties de votre lettre que je considère comme venant de Napoléon lui-même, je vous demande la permission d’observer : 1°que la communication «que le docteur O’Meara est le seul médecin de ceux qui sont sur le ce rocher, en qui le malade ait confiance» ne m’a été connue que lorsque le docteur O’Meara lui-même venait de m’envoyer
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue