« MA FILLE [GERMAINE DE STAËL] A LA PASSION DE PARIS ET L’EN - Lot 247

Lot n° 247
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400 - 500 EUR
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« MA FILLE [GERMAINE DE STAËL] A LA PASSION DE PARIS ET L’EN - Lot 247
« MA FILLE [GERMAINE DE STAËL] A LA PASSION DE PARIS ET L’ENNUY COMPLET DU CANTON LÉMAN... » NECKER (Jacques). Lettre autographe à François Coindet à Paris. S.l., « 13 août » [1799]. 2 pp. petit in-4 et une ligne, adresse au dos, cachet de cire rouge au monogramme « GM », marque postale « Genève » ; petite déchirure due à l’ouverture sans atteinte au texte, quelques petites fentes aux plis. 400 / 500 € « Vous éprouvez donc comme un autre, Monsieur, le charme de Paris, de ce pays qu’on ne peut pas quitter ; je sçais bien que le nôtre n’a pas perfectionné son amabilité depuis que vous l’avez quitté, et nous ne sçavons trop encore ce que nous deviendrons. Les deux grandes armées d’Helvétie sont encore en présence l’une de l’autre sans s’attaquer et person[n]e n’explique bien cette inaction. [L’armée française de Masséna et l’armée austro-russe de l’archiduc Charles et du général Souvorov se faisaient face autour de Zurich et allaient s’affronter en septembre.] Ma fille [Germaine de Staël] est arrivée en bonne santé. Elle se propose de retourner à Paris vers le milieu de l’automne plus tost si les ennemis, par l’effet d’une victoire, s’approchoient de ce pays. Elle a la passion de Paris et l’ennuy complet du canton Léman ; son mari [l’ancien ambassadeur de Suède en France Erik Magnus Stael von Holstein] ne veut pas non plus retourner en Suède et cependant, entre beaucoup de motifs, l’article des finances devroit diriger leurs plans d’une manière différente. Ce mot de finance me fait penser à un mot de votre lettre. Je ne doute point que votre parfaite sagesse n’éloigne la circonstance que vous supposez, mais vous avez [l’air] de croire aux dispositions de vos amis. Je crois par beaucoup d’exemples que la dépense à Paris va toujours plus loin qu’on ne calcule. Je réponds directement alla lettre que vous avez eu la bonté de m’envoyer. Ayez les assurances de mon fidèle attachement. Mlle Malingre a dû rendre compte à Desandie de la conversation qu’elle a eue avec ma fille à son sujet ; et il me semble que la route indiquée est ce qu’il y a de mieux à faire ; je ne répéterai pas les mêmes choses pour ne pas écrire inutilement. » Sur François Coindet, voir ci-dessus le n° 245.
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