PAIRE DE SALIERES MARTIN-GUILLAUME BIENNAIS - Lot 159

Lot n° 159
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Estimation :
12000 - 15000 EUR
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Résultat : 16 260EUR
PAIRE DE SALIERES MARTIN-GUILLAUME BIENNAIS - Lot 159
PAIRE DE SALIERES MARTIN-GUILLAUME BIENNAIS PARIS 1809-1819. Importante paire de salières doubles en argent, elles reposent sur un plateau de forme ovale à six pieds en pattes de lions, la bordure ornée d'une frise de quartefeuilles alternées sur fond amati, l'ensemble surmonté d'une seconde frise de palmettes. Les coupelles amovibles à intérieur vermeillé, chacune soutenue par trois amours ailés, les bordures soulignées d’une frise d’entrelacs et de feuilles d’eau. L’ensemble réuni par une palmette ajourée entre deux volutes. La prise formée par un amour tenant son arc entre ses mains et un carquois dans le dos. Il repose sur un piédestal décoré en applique d’un papillon. Poinçon premier titre argent, 950 millièmes pour Paris 1809-1819, poinçon de garantie. Fabricant-Orfèvre : Martin-Guillaume BIENNAIS (1764-1843) son poinçon losangé (poinçonné à plusieurs reprises sur chaque salière) Hauteur 19,5cm, Largeur 19,5cm Poids : 1 627 g. Notes : Martin Guillaume BIENNAIS (1764-1843) est l’orfèvre indissociablement lié à l’Empire. Le parcours de cet orfèvre croisa celui de Napoléon alors que ce dernier n’était encore que Bonaparte. Devenu empereur, Napoléon fit de Biennais l’orfèvre attitré de la cour ; il réalisa pour lui de nombreuses pièces, tant pour ses campagnes militaires que pour ses palais. Grâce à l’impulsion des commandes impériales, Biennais bénéficia d’une clientèle étendue des maréchaux, officiers, et autres Généraux d’Empire. Bien que l’Empire ait favorisé son activité, les bouleversements politiques ainsi que l’avènement de la Restauration ne mirent pas un terme à son travail, il se tourna alors vers une clientèle étrangère prestigieuse. Ses activités prirent fin en 1821. Notre paire de salières doubles datée 1809-1819, de grandes dimensions et dont le langage stylistique est caractéristique des productions de Biennais, peut être rapprochée de plusieurs planches du Recueil de dessins d'orfèvrerie du Premier Empire par Biennais, orfèvre de Napoléon Ier et de la Couronne : planches 17, 95 et 96. Ces dernières présentent une variante de notre modèle avec une prise en cupidon identique ainsi que les supports des salerons adoptant la forme d’amours ailés. Il est également intéressant de noter qu’un modèle de salière double avec un piédestal au papillon identique fut offert par l’empereur à Pauline Borghèse ; cette pièce est aujourd’hui conservée dans les collections du musée de Chicago. Plusieurs autres modèles peuvent aussi être rapprochés de notre paire de salières : - Quatre salières d’un modèle proche avec la même prise et le même piédestal. Vente Sotheby’s à Paris le 15 décembre 2004. - Deux salières proches en vermeil, conservées au Musée de Florence, dit Service de France. - Une salière avec prise identique aux armes de la Reine Hortense d'après un dessin de Percier, Vente Osenat collection Gérard Souham du 7 décembre 2008 - Résultat 34 000 € Littérature : Anne Dion-Tenenbaum, Martin Guillaume Biennais : une carrière exceptionnelle, Persée 2005, pp. 47-55.
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