JEAN BAPTISTE ISABEY, ATTRIBUE A. - Lot 123

Lot n° 123
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JEAN BAPTISTE ISABEY, ATTRIBUE A. - Lot 123
JEAN BAPTISTE ISABEY, ATTRIBUE A. Miniature, portrait de face en buste, annoté au dos sur une étiquette à la plume : « Marie Charlotte Félicité de Faudoas Barbazan, duchesse de Rovigo, née à Saint Domingue en 1785, décédée à Paris en 1841 ». Dessin au crayon et à l’aquarelle. Sous verre. Cadre doré orné de harpes, fleurettes et feuillages (accidenté, en partie redoré). Provenance : - Famille de ROVIGO puis descendance Biographies : Félicité de Faudoas-Barbazan de SEGUENVILLE (1785-1841), duchesse de Rovigo, Dame du Palais de l’Impératrice Joséphine (1804-1810), Dame du Palais de l’Impératrice Marie Louise (1810-1814). Née à St Domingue d’une illustre famille du Languedoc, cousine des Polignac, elle a dû fuir les massacres de Saint Domingue et fit partie des protégés de l’Impératrice Joséphine qui prit en charge son éducation et la confia à la pension de demoiselles fondée à St Germain en Laye par Mme Campan. En 1802, Napoléon Bonaparte ménagea lui-même l’alliance de Mlle de Faudoas avec Anne Jean Marie René Savary, (1774-1833), aide de camp du 1er Consul, promu général de brigade, 1803, puis général de division, 1805, nommé duc de Rovigo, 1808 et ministre de la Police, 1810. Jean-Baptiste ISABEY (Nancy 1767-Paris 1855). Né dans une famille de commerçants à Nancy, il apprend ses premiers éléments d’art avec Jean Girardet et Claudot. Il vient à Paris en 1785 et travaille avec le peintre miniaturiste François Dumont, peintre miniaturiste de la Reine Marie-Antoinette. Ses débuts sont difficiles, il gagne sa vie en peignant des boutons et en décorant des boîtes. Après sa rencontre avec le marquis de Sérens, il devient à dix-neuf ans l’un des élèves de Jacques Louis David. On l’emploie alors à Versailles. Il se voit confier les portraits des ducs d’Angoulême et de Berry. Séduite par sa maîtrise, la reine lui passe commande, qui sera suivie de bien d’autres. Jusqu’ à son décès en 1855, il travaillera pour tous les souverains de France. Pendant le Consulat et l’Empire, Joséphine de Beauharnais et Napoléon Bonaparte sont ses mécènes. Il participe à la mise en scène du sacre et de plusieurs cérémonies officielles. Isabey crée des estampes qui s’ajoutent au célèbre tableau de David. Pendant les Cent-Jours, il reste fidèle à l’empereur, puis il adhère totalement aux principes de la Restauration. C’est lui qui organise le sacre de Charles X. La monarchie de juillet le conforte et lui confère un poste important en lien avec les relations royales. L’Empereur Napoléon III lui accorde une pension. Distinctions : officier (31 mai 1825), chevalier (31 janvier 1815), commandeur de la Légion d’honneur (12 janvier 1853).
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