MARIE-ANTOINETTE, reine de France (1755-1793), attribué à - Lot 60

Lot n° 60
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MARIE-ANTOINETTE, reine de France (1755-1793), attribué à - Lot 60
MARIE-ANTOINETTE, reine de France (1755-1793), attribué à Portrait en buste de Louis-Charles de France, dauphin de France, à la prison du Temple Crayon noir Inscription à la plume de L’Impératrice Eugénie : « Dessiné par sa Malheureuse mère » (Malheureuse juxtaposé sur Mère) 11,8 x 9,3 cm à vue Tâches Provenance : Collection Baron et Baronne de Pierres par descendance, collection privée (Versailles) Un témoignage d’amour maternel dans la tourmente révolutionnaire : dessin attribué à Marie- Antoinette représentant Louis XVII. Ce dessin, d’apparence simple mais bouleversant, représente Louis-Charles de France, plus connu sous le nom de Louis XVII. On y voit l’enfant royal aux cheveux coupés courts depuis l’été 1793, vêtu d’une chemise blanche, esquissé d’un trait rapide et délicat. Ce portrait, attribué à sa mère Marie-Antoinette, est accompagné d’une inscription touchante au bas de l’image : « Dessiné par sa Malheureuse mère » (Malheureuse est juxtaposé sur Mère) Ce dessin aurait été réalisé durant les sombres heures de la Révolution française, après la chute de la monarchie. Louis-Charles, né en 1785, est le deuxième fils de Louis XVI et Marie-Antoinette. Il devient Dauphin en 1789, à la mort prématurée de son frère aîné, alors que le royaume entre dans une période de bouleversements profonds. À peine âgé de quatre ans, il porte déjà le poids d’un avenir incertain. Ce portrait prend une valeur d’autant plus poignante que Louis XVII, laissé seul dans une cellule, est soumis à l’isolement, à la maltraitance et à l’abandon. Il meurt à peine deux ans plus tard, en 1795, à l’âge de dix ans, dans des conditions misérables, victime de la tuberculose. Ainsi, ce dessin ne se réduit pas à une simple esquisse : il devient un précieux vestige du lien déchirant entre une mère et son fils, arrachés l’un à l’autre dans le fracas de l’Histoire. De très rares exemples de portraits de Louis XVII de cette époque sont connus en particulier son portrait attribué à Greuze et provenant de la collection du baron Mayer de Rothschild vendu chez Sotheby’s en 1977. Un legs possible de l’Impératrice Eugénie Ce dessin, attribué à Marie-Antoinette, a été conservé dans la collection du Baron et de la Baronne de Pierres, figures proches de l’Impératrice Eugénie. Jane Thorne (1821-1873), Baronne de Pierres, fut l’une des dames de compagnie les plus fidèles de l’Impératrice, elle apparaît notamment dans un tableau de Franz Xaver Winterhalter, reproduit en illustration. Son époux, le Baron de Pierres (1818- 1876), Premier écuyer de l’Impératrice et député de la Mayenne, appartenait lui aussi au cercle intime du couple impérial. L’Impératrice Eugénie nourrissait une véritable fascination pour Marie-Antoinette, dont elle collectionna les effets personnels avec une dévotion marquée. Elle organisa en 1867 une importante exposition consacrée à la Reine au Petit Trianon, un lieu hautement symbolique offert par Louis XVI à son épouse. Référence : L’Impératrice Eugénie et Marie-Antoinette autour de l’exposition rétrospective des souvenirs de la Reine au Petit Trianon en 1867, Christophe Pincemaille, Versalia. Revue de la Société des Amis de Versailles Année 2003 6 pp. 124-134) Comme tous les enfants des familles royales en Europe, Marie Antoinette a suivi des cours de dessins en Autriche puis en France. Lors de l’exposition Marie-Antoinette au Grand Palais de 2008, quelques dessins qui lui étaient attribués étaient exposés. A la cour de France les enfants princiers recevaient un enseignement de dessins prodigués par différentes générations de la dynastie des Silvestre depuis le 17ème siècle (Références : carnets de dessins des petits-fils de Louis XIV à la Fondation Custodia [article]. Hélène Queval, Versalia. Revue de la Société des Amis de Versailles Année 2020 23 pp. 179-196). De très rares exemples de portraits de Louis XVII de cette époque sont connus en particulier son portrait attribué à Greuze et provenant de la collection du baron Mayer de Rothschild vendu chez Sotheby’s en 1977.
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