LOUŸS (Pierre Louis, dit Pierre). Ensemble de 12 lettres et - Lot 104

Lot n° 104
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LOUŸS (Pierre Louis, dit Pierre). Ensemble de 12 lettres et - Lot 104
LOUŸS (Pierre Louis, dit Pierre). Ensemble de 12 lettres et pièces dont 3 autographes de Pierre Louÿs. 1893 et s.d. Une liaison du jeune Pierre Louÿs, avec Madeleine Beaucamps. — Louÿs (Pierre). Ensemble de 3 lettres autographes à Madeleine Beaucamps. [Dinard], s.d. « Je ne peux pas te donner de détails sur le pays que j'habite : je ne l'ai pas encore vu ; je travaille toute la journée... C'est un roman que je fais, j'en ai déjà écrit cent pages, mais j'en ai encore 250 à faire pour terminer le volume... Tu sais qu'à Paris je ne fais rien... Patiente donc encore... Je t'embrasse tendrement... » Dinard, « jeudi ». « Tu peux te rassurer, il n'y a pas de jeunes filles ici, ni de dames non plus. J'habite très loin de la ville, en pleine campagne, chez une dame qui reçoit plusieurs personnes très sérieuses... » (large découpure au second feuillet, sans atteinte apparente au texte). Dinard, 28 juillet 1893. « Ma petite Madeleine, il me semble que tu n'es pas très gentille de me faire tous les reproches que je reçois de toi. Depuis deux mois je me suis entièrement consacré à toi, t'ai vue tous les jours, je t'ai amusée comme j'ai pu, je t'ai soignée chez moi quand tu es tombée malade, et j'ai complètement cessé d'écrire. Je te demande maintenant de rester quatre semaines à travailler parce que j'en ai absolument besoin. Tu sais que je vais être sans ressources l'hiver prochain... Ne crois pas que ce soit si facile que cela de se faire de l'argent par la littérature. Je vais avoir fini ce roman en un mois, et en travaillant tous les jours de 2 h. à 7 h. et de 11 h. du soir à 4 h. du matin, soit dix heures par jour... » — BEAUCAMPS (Madeleine). Correspondance de 7 lettres autographes signée à Pierre Louÿs. 1893 et s.d. Lettres d'amour à son « petit Pierre », à qui elle envoie ses « plus tendres bécots », qu'elle « remercie mille fois de la petite bague » qu'il lui a laissée, à qui elle annonce qu'elle a vu son « ancienne femme » et qu'elle se sont « disputées sérieusement », à qui elle explique qu'elle est hospitalisée à l'hôpital Laënnec, à qui elle reproche son silence (« si c'est une séparation que tu exiges écris-le moi franchement »), etc. — BEAUCAMPS (Madeleine). 2 portraits photographiques. Cliché et tirage studio Chamberlin, au format « mignonette » sur bristol imprimé (un des supports coupé en marge basse). Au verso, l'un des tirage est signé par Madeleine Beaucamps, l'autre porte la mention autographe signée « En souvenir de nos bonnes relations. À mon Pierre chéri, Madeleine ». Joint, 2 pièces : « Adrienne ». Lettre autographe signée à sa « chère Zora », probablement Zorah Bent Brahim. Paris, 18 août [probablement 1897]. Concernant un amant éconduit de Zorah et des affaires qu'il lui a retournées. « ... Je te souhaite de bien t'amuser, de profiter de ton séjour en France et de ne plus te brouiller avec ton ami [probablement Pierre Louÿs] à qui j'adresse toutes mes amitiés... » — LOUŸS (Pierre). Télégramme à son frère Georges. Dinard, 14 août 1893. « Serai près de toi demain soir dix heures... ».
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