Boutet Directeur Artiste Manufacture de Versailles. - Lot 41

Lot n° 41
Aller au lot
Estimation :
20000 - 40000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 36 400EUR
Boutet Directeur Artiste Manufacture de Versailles. - Lot 41
Boutet Directeur Artiste Manufacture de Versailles. Glaive du général de brigade d’Armagnac (1766-1855) « Bonaparte Ier consul au général de brigade d’Armagnac ». Glaive de général en chef modèle de l’an VI et de l’an XII. Monture en laiton, ciselée, gravée et dorée. Fusée en ébène, cannelée, décorée sur les deux faces de foudres, d’ailes ciselées dorées sur éclairs en argent, incrustées. Calotte à sept ailettes surmontée d’un bouton de rivure à ceinture à décor feuillagé. Virole en ronde bosse ciselée de feuilles de chêne. Garde à deux double quillons en forme d’arcs, à tête de chien, ceints de leur corde enroulée enserrant les deux quillons en forme de carquois ; l’un signé en dessous « Manufre à Versailles » et, l’autre, « Boutet Directeur Artiste », poinçonné sur le dessus de la barrette « Boutet » et deux poinçons « AB » et « LD ». Nœuds de corps à petits claviers de part et d’autre, ciselés, sur l’un, d’un héron et, sur l’autre, d’un coq. Belle lame droite arrondie au talon, puis à double pans creux et arête médiane, à pointe en son milieu ; gravée, dorée et bleuie à décor de trophées d’armes, couronnes de laurier et fleurettes ; signée « Klingenthal » sur fond d’or et gravée sur une face dans un cartouche « Bonaparte Ier consul au général de brigade d’Armagnac » Fourreau en tôle de fer noirci gravé en partie haute « Bonaparte Ier consul au général de Bri. d’Armagnac », à huit garnitures en laiton, dorées et ciselées. La chape à décor de croisillons et, en dessous, sur la tranche dorée, le numéro « 69 ». La seconde garniture, un bracelet-bélière décoré de dents de loup sur fond amati, portant les deux ailes déployées de suspente. La troisième garniture, un bracelet à bord festonné orné d’une suite de dessins géométriques sur fond amati. La quatrième garniture, plus large, ornée de l’œil de la vigilance sur fond rayonnant et amati. La cinquième garniture, un bracelet à bord festonné, identique à la troisième garniture. La sixième garniture, un bracelet décoré de dents de loup sur fond amati. La septième garniture, une bouterolle à dard mouvementé, à décor de croisillons, d’un losange et de fleurs sur fond amati. Les tranches du fourreau sont dorées. A.B.E. d’usage. Époque Consulat. Le fourreau noirci et la gravure sont d’origine, patinés par le temps. Le clavier, côté coq, avec amorce de fracture. NB : Ce magnifique glaive historique a été restauré. Une tête de chien d’un arc refaite, six des huit éclairs refaits au modèle. La monture a été redorée ainsi que les garnitures du fourreau, démontées et remontées. L’attribution en lettres gothiques gravée sur la lame a été faite postérieurement au XIXe siècle par la famille, non pas pour tromper, mais pour l’attribuer et laisser un témoignage. Provenance : - Christie’s, South Kensington, 21 mai 2008, no 76. - puis marchand spécialisé. Jean Barthélemy d’Armagnac (1766 -1855) Baron, puis vicomte. Général français. Capitaine en 1791. Intègre l’armée d’Italie. Chef de bataillon de la 21e demi-brigade en 1794. Fit la campagne d’Égypte et s’illustra avec la bataille des Pyramides (23 juillet 1798) : victoire de Bonaparte sur les Mameluks de Murad Bey. Colonel du 32e régiment de ligne après la bataille des Pyramides. Le général Kléber le récompense d’un premier sabre d’honneur suite à la campagne d’Égypte. Nommé général en 1801. A son retour en France, D’Armagnac reçoit du premier consul un second sabre d’honneur avec le commandement d’un département. Nommé gouverneur de Carinthie. Obtient le commandement de la Garde de Paris (1806-1807). Général de division en 1808, combat en Espagne pour imposer Joseph Bonaparte comme roi. Gouverneur de Castille en 1809. Commandant de la Légion d’honneur et chevalier de la Couronne de Fer, puis fait chevalier de Saint-Louis et grand-officier de la Légion d’honneur par les Bourbons en 1814. Obtient le titre de vicomte. Mis en disponibilité en 1830 et admis au traitement de réforme en 1831.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue