MAGNIFIQUE SABRE DE RECOMPENSE NATIONALE PAR BOUTET - Lot 35

Lot n° 35
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Estimation :
30000 - 40000 EUR
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Résultat : 67 600EUR
MAGNIFIQUE SABRE DE RECOMPENSE NATIONALE PAR BOUTET - Lot 35
MAGNIFIQUE SABRE DE RECOMPENSE NATIONALE PAR BOUTET ATTRIBUE A L’AMIRAL COMTE GANTEAUME HONORE-JOSEPH-ANTOINE. Poignée recouverte de chagrin avec double filigrane. Monture en vermeil poinçonnée, à courte jupe représentant un guerrier à l’antique. Garde à une branche évidée, ciselée de feuillages d’acanthes, à deux oreillons, à décor de chaque côté du portrait de Neptune couronné sur fond rayonnant, quillon courbé vers la pointe, sculpté de feuillages, toiles d’araignée se terminant en tête de lion. Lame courbe de Klingenthal, à dos plat, fort et large contre-tranchant et pans creux, finement gravée, sur une face, d’une couronne de laurier maintenant une banderole marquée « Récompense », puis trophées d’armes sous feuillages. Sur l’autre face, la même couronne de laurier maintenant une banderole marquée « Nationale ». Fourreau en bois recouvert de chagrin noir avec couture métallique et trois garnitures en vermeil. Chape gravée « Manuf à Versailles Entrep Boutet », (légèrement usé), puis un bracelet à anneau décoré, ciselé d’un trophée à la romaine, massue d’Hercule et clavier au glaive ; le second bracelet avec anneau orné d’un sphinx encadré par deux claviers, l’un au coq ; l’autre étoilé. Longue bouterolle découpée, joliment ciselée de fleurs, feuilles de chêne, rosaces, feuilles de laurier et joncs. Dard en fer. B.E. Époque Ier Empire. Poinçon au coq 1 (1798-1809), poinçon d’orfèvre, poinçon de garantie. (légères traces de piqûres sur la lame, un piton d’anneau et bouton de chape remplacés au modèle, chagrin postérieur). N.B. : Rare. A savoir que sous le Premier Empire, la marine ne comptait que trois amiraux. Ce sabre a été prêté à Aries et a été reproduit dans le 26e fascicule de 1978. Provenance : -Succession Ganteaume, vendue à Lyon, expert M. Johnson, 12 mai 1969. -Acquis par le Dr Hutin en collection. -Vente du Dr Hutin, 26 mars 2000. -Collection L’Espadon. Biographie : Comte de, né à la Ciotat. A quatorze ans, embarqué sur un bâtiment de commerce commandé par son père ; avait déjà fait sept campagnes à vingt-deux ans : cinq dans le Levant, deux aux Antilles. Quand la guerre éclata en 1778, prit service dans la marine royale, se fit remarquer dans plusieurs combats sous les ordres du comte d'Estaing, accompagna, en qualité de lieutenant de frégate, le bailli de Suffren dans les Indes. Fait prisonnier en 1793 par les Anglais, s'échappa de leurs mains, et la même année il monte comme lieutenant sur le Jupiter, vaisseau de 74. Capitaine de vaisseau l'année suivante, il se distingue dans trois combats pendant la campagne d'Irlande, et reçoit plusieurs blessures. En 1795, est chargé de la croisière dans la Méditerranée. Prend part au combat livré à l'armée anglaise devant Fréjus. Mis à la tête de cinq bâtiments, réussit à délivrer l'escadre de l'amiral Villeneuve, bloquée par les Anglais dans le port de Smyrne. L'année suivante, sauve Brest en y faisant entrer des vivres et des munitions. En 1798, dans le combat naval d'Aboukir, sauvé par un prodige de l'explosion de l'Orient, est chargé, avec le grade de contre-amiral, de la direction des forces navales sur le Nil et sur les côtes d'Égypte. En 1799, l'amiral Ganteaume ramena Bonaparte en France. Après le 18 brumaire, entre au Conseil d'État comme président du comité de marine. Bientôt après, se remet en mer, contribue à la prise de l'île d'Elbe, et ramène dans le port de Brest, avec d'autres bâtiments, un vaisseau anglais de 74. L'année suivante il dirige avec autant de succès que de volonté l'expédition de Saint Domingue. Préfet maritime de Toulon en 1804, ne peut à la reprise des hostilités, se mettre en guerre, à cause de sa mauvaise santé. Nommé grand officier de la Légion d'honneur le 25 prairial de l'an XIII, et grand aigle le 2 février 1805. En janvier 1808, à la tête des escadres réunies de Rochefort et de Toulon, alla ravitailler Corfou, bloqué par une escadre anglaise. Napoléon écrivait le 18 avril au ministre Decrès : « J'ai reçu le rapport de Ganteaume, témoignez-lui ma satisfaction, et faites-lui connaître que je l'ai nommé inspecteur général de la marine. Le résultat de son expédition est que Corfou a aujourd'hui 10000 hommes de garnison, trente milliers de poudre, 12 millions de cartouches et des vivres pour deux ans. Sans cette expédition si bien exécutée Corfou ne pourrait pas tenir. Aujourd'hui cette île est imprenable. ». En 1814, après la chute de Napoléon, l'amiral de Ganteaume envoya son adhésion au gouvernement provisoire. Il fut créé chevalier de Saint-Louis le 3 juin. Pendant les Cent Jours il resta fidèle à son dernier serment, et demeura dans sa terre d'Aubagne, près de Marseille. Il en sortit pour préserver Toulon de l'invasion étrangère. Il fut nommé pair de France en 1815, commandeur de Saint-Louis en 1816. Il mourut en 1818
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