Thorvald HELLESEN (Norvège / 1888-1937) - Lot 64

Lot n° 64
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Thorvald HELLESEN (Norvège / 1888-1937) - Lot 64
Thorvald HELLESEN (Norvège / 1888-1937) Composition orphique Gouache sur carton Signé 'Th. Hellesen' en bas à gauche 40,5 x 75 cm ; avec cadre 59 x 93 cm Provenance : - Famille de l'artiste, par descendance directe, Paris Aujourd'hui considéré comme l'un des pionniers du cubisme et de l'orphisme en Norvège, c'est pourtant à Paris que Thorvald Hellesen (Oslo 1888 - Oslo 1937) a développé durant plus de 20 ans un modernisme radical, à mi-chemin entre cubisme synthétique et une abstractiongéométrique. Elève du peintre naturaliste Christian Krohg (1852-1925) à l'Académie d'Art d'Oslo où il est admis en 1910, l'oeuvre d'Hellesen s'inscrit durant cette période dans l'expressionnisme romantique d'un Edvard Munch, ou d'un Ludvig Karsten. À la faveur d'une bourse pour étudier à Paris, Hellesen arrive dans la ville lumière en 1914. Son séjour ne devait à l'origine ne durer que quelques mois; il s'étalera finalement sur plus de 20 ans. À Paris, Hellesen se lie rapidement aux avant-gardes de son temps, changeant son esthétique post-impressionniste vers un cubisme synthétique influencé par Braque et Picasso, mais aussi par l'abstraction dynamique de Picabia. Durant la Grande Guerre, qu'il passe à Paris, Hellesen rencontre sa future épouse, la peintre Hélène Perdriat (1889-1969), qui, amie d'Apollinaire, André Salmon et Paul Poiret, jouera également un rôle pour intégrer Hellesen dans les milieux cubistes. Au sortir de la guerre, c'est sous l'influence notable de Fernand Léger, Albert Gleizes et Auguste Herbin, que Thorvald Hellesen développe son esthétique de maturité. Hellesen reprend dans son oeuvre les thèmes chers à Léger, à savoir l'avènement de l'homme dans la société mécanique et industrielle. De Gleizes et Herbin, il reprend l'esthétique plus décorative, assumant la planéité de la surface, et reprend les théories de l'Art Non‑Objectif qui amène peu à peu Hellesen à l'abstraction au début des années 1920. Reconnu par tous les grands critiques (Maurice Raynal, Blaise Cendrars), marchands (Léonce Rosenberg) et artistes (Théo Van Doesburg, Amédé Ozenfant) durant les années 1920-30, Hellesen participe aux expositions de la Section d'Or et aux salons des Indépendants, et tient avec son son épouse salon mondain, où l'avant-garde artistique de l'époque se rendra. Jean Lurçat, dont on retrouve quatre oeuvres dans cet ensemble, a été l'un de ces amis du couple Hellesen-Perdriat, comme l'atteste Maurice Raynal dans son 'Anthologie de la peinture en France de 1906 à nos jours' publié en 1927, où les deux artistes sont mis au même degré d'importance dans la veine du 'cubisme à tendance décorative'.
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