FIÉVÉE (Joseph). Frédéric. À Paris, chez Maradan, l'an VIII - Lot 4

Lot n° 4
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Estimation :
400 - 500 EUR
FIÉVÉE (Joseph). Frédéric. À Paris, chez Maradan, l'an VIII - Lot 4
FIÉVÉE (Joseph). Frédéric. À Paris, chez Maradan, l'an VIII [1799-1800]. 3 volumes in-18, (4 dont les 2 aux versos blanches)-209-(une blanche) + (4 dont les 2 aux versos blanches)-246 + (4 dont les 2 aux versos blanches)-240 pp., basane fauve racinée, dos lisses ornés avec pièces de titre et de tomaison rouges, filet à froid encadrant les plats, coupes ornées à froid, tranches mouchetées de rouge et de bleu ; quelques mouillures marginales, ex-libris manuscrits anciens biffés (reliure de l'époque). Édition parue l'année suivant l'originale chez Plassan. 3 frontispices gravés sur cuivre. Satire de mœurs. Après son roman à succès La Dot de Suzette, qui brossait un tableau satirique des mœurs du Directoire et des parvenus de la Révolution, Joseph Fiévée voulut dénoncer les mœurs de l'aristocratie dans la période précédente, tout en condamnant le système d'idées des Lumières. L'ouvrage, que son intrigue complexe rapproche du roman noir, ne rencontra cependant pas le même succès que La Dot de Suzette. Frédéric figura dans la bibliothèque de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, comme en atteste le catalogue de la vente aux enchères de celle-ci, tenue chez Sotheby le 23 juillet 1823. « L'un des esprits les plus distingués de son temps, romancier fin et publiciste clairvoyant » selon Sainte-Beuve, Joseph Fiévée (1767-1839) fit toujours preuve d'une grande indépendance et varia dans ses allégeances au point de se retrouver en 1815 dans le fameux Dictionnaire des girouettes. Imprimeur et journaliste acquis aux idées nouvelles au début de la Révolution, il fut accusé de sympathies pour la Gironde et incarcéré sous la Terreur. Hostile à Robespierre comme aux thermidoriens il évolua vers un royalisme modéré et entra dans l'agence de renseignements de l'abbé de Montesquiou au service de Louis XVIII. À nouveau emprisonné, cette fois par la police de Fouché, il fut libéré et employé sur recommandation de Roeder comme pamphlétaire à gages et agent de renseignements pour le compte de Napoléon Bonaparte qui l'envoya un temps en Angleterre, puis qui le fit censeur du Journal de l'Empire, maître des requêtes au Conseil d'État, et préfet de la Nièvre. censeur puis maître des requêtes au Conseil d'État. Laissé en place par Louis XVIII à qui il adresse des notes sur le modèle de celles qu'il destinait auparavant à Napoléon Ier, il est chassé de son poste de préfet sous les Cent Jours. Il se manifesta alors comme un doctrinaire ultra, mais, goûta à nouveau de la prison quand il se mit à défendre la liberté de la presse. Passé dans le camp des libéraux sous Charles X, et soutint alors Louis-Philippe Ier. Comme Cambacérès, il fut un homosexuel affiché. Provenance : Dominique de Villepin (vignette ex-libris sur le contreplat supérieur du premier volume).
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