EUGÉNIE (IMPERATRICE). - Lot 56

Lot n° 56
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EUGÉNIE (IMPERATRICE). - Lot 56
EUGÉNIE (IMPERATRICE). Ensemble de 6 lettres autographes signées à Caroline Maret, marquise d’Espeuilles. 1872-1897 et s.d. Caroline Maret était la fille du duc de Bassano, Napoléon Maret, ancien Grand-chambellan de Napoléon III et un des fidèles de Camden Place. Elle avait épousé le général Antonin de Viel de Lunas d’Espeuilles, ancien officier d’ordonnance de Napoléon III et ancien aide de camp du Prince impérial. – Camden Place à Chislehurst, 25 novembre 1872. « J’ai reçu, ma chère Caroline, les belles fleurs que vous m’avez envoyées pour le jour de ma fête. Je suis bien touchée de votre souvenir... » (une p. 2/3 in-8). – Camden Place à Chislehurst, 29 décembre 1873. « Ma chère Caroline..., j’ai été si vivement impressionnée de tout ce qui s’est passé ces derniers temps qu’il m’a été impossible d’écrire. Vous savez quelle affection mon fils a pour monsieur d’Espeuilles ; aussi a-t-il été heureux de voir par votre lettre combien vos pensées sont unies aux nôtres. Les journaux nous donnent une faible idée de ce qui se passe, car chacun semble tourner à son profit chaque événement heureux ou malheureux, mais ce qui se devine dans tout, c’est que LA CONFIANCE NE REVIENT PAS, ET PEUT-ETRE AU CONTRAIRE DIMINUE-T-ELLE CHAQUE FOIS QU’ON VEUT LA RAMENER... Happy new year ! » (une p. in-4 oblong et 2 pp. in-8 sur un bifeuillet in-8 avec en-tête imprimé à son adresse, liseré de deuil). – Camden Place à Chislehurst, [fin de décembre 1875 ou début de janvier 1876]. « Ma chère Caroline, votre lettre m’a fait bien plaisir. Comme vous, j’espère que 1876 sera moins mauvaise que les années précédentes, mais CE N’EST PAS SANS INQUIETUDE QU’ON ABORDE L’INCONNU DES ELECTIONS SENATORIALES, c’est un peu «a leap in the dark» comme disent les Anglais [c’est-à-dire « un saut dans l’obscurité »]. DIEU VEUILLE QUE L’ADMINISTRATION NE JOUE PAS LE JEU DES RADICAUX EN S’OPPOSANT AUX CANDIDATS IMPERIALISTES. Vous me dites que Mr d’E[speuilles] désire venir, s’il est nommé, faire une courte visite à Chislehurst. Je crois que ce serait imprudent de le tenter ; il sera certainement refusé et on exploiterait la démarche, ce qui serait mauvais avant les élections législatives ; il faut croyez-le bien, que la raison s’en mêle pour ne pas accepter le cas échéant une visite à laquelle nous tenons beaucoup. Peut-être que plus tard ce sera plus facile et moins périlleux. Je vous embrasse de tout cœur... » (une p. in-4 oblong et 2 pp. in-8 sur un bifeuillet in-8 avec en-tête imprimé à son adresse, liseré de deuil). – Camden Place à Chislehurst, « 6 avril ». « Ma chère Caroline, je suis bien en retard pour répondre à votre lettre, mais vous savez que si le temps me manque quelquefois, ce n’est jamais un oubli du cœur ; vos souvenirs d’autrefois, vos affections se rattachent aux miens et me font songer à une époque de bonheur qui est désormais détruite et ne peut revenir. Mais il est doux de voir le bonheur de ceux qu’on aime, et je m’associe bien au vôtre. NOTRE CHER DUC [DE BASSANO] VA SE TROUVER AU MILIEU DE SES ENFANTS ; EN PARTAGEANT NOTRE TRISTE VIE, JE SAIS QU’IL SACRIFIE BIEN DES JOIES DE FAMILLE, AUSSI NOS CŒURS LUI SONT RECONNAISSANTS DE TOUT CE QU’IL QUITTE POUR NOUS. Nos souvenirs au général. Je pense que cette année nous ne pourrons pas avoir le plaisir de le voir comme l’année dernière... » (une p. in-4 oblong et 2 pp. in-8 sur un bifeuillet in-8 avec en-tête imprimé à son adresse, liseré de deuil). – Camden Place à Chislehurst, « 20 novembre ». « Ma chère Caroline... Comme vous le dites, c’est de loin que vous m’envoyez vos vœux [à l’occasion de la Sainte-Eugénie, le 15 novembre], sans pouvoir revenir auprès de nous ; je suis touchée des regrets que vous m’exprimez, et que je partage avec vous. Dieu seul sait quand les circonstances permettront que vous reveniez nous voir à Arenenberg [château de la reine Hortense, ère de Napoléon III et racheté par celui-ci] comme l’année dernière. Mais tout exil a ses douleurs ; être privés de ceux à qui on est attaché par l’affection constitue... une des plus poignantes. Notre cher duc [de Bassano] va bien cette année, il est toujours pour nous plein de soins, et de zèle. Heureusement, ce climat humide ne semble pas lui faire de mal... » (une p. in-4 oblong et 2 pp. in-8 sur un bifeuillet in-8 avec en-tête imprimé à son adresse, liseré de deuil). – Farnborough Hill, 29 novembre 1897. « Ma chère Caroline, je suis bien touchée du souvenir q[u]e je viens de recevoir de la part de vous deux et de vos enfants. La belle palme q[u]e v[ou]s avez envoyée résistera au temps comme vos sentiments. Elle est déposée comme v[ou]s le désirez dans la chapelle près du tombeau de mon pauvre fils. Rien ne pouvait m’être plus doux q[u]e de v[ou]s voir associer vos enfants dans une pe
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