NAPOLÉON III. - Lot 10

Lot n° 10
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NAPOLÉON III. - Lot 10
NAPOLÉON III. Ensemble de 8 lettres (7 autographes signées « Napoléon-Louis Bonaparte » ou « Napoléon-Louis B. », et une autographe), adressées à Carl Berüff, trésorier puis secrétaire des commandements du prince Eugène. Château d’Arenenberg, 1834-1837. CORRESPONDANCE FINANCIERE CONCERNANT PRINCIPALEMENT LA SUCCESSION DE LA REINE HORTENSE. – 29 janvier 1834. « Le Prince Napoléon Louis Bonaparte fait prévenir Monsieur Beruff qu’il a reçu exactement les 67 fl. 30 X [67 florins 30 kreuzer] que le duc de Leuchtenberg lui a envoyés. Il le prie de croire à ses sentiments distingués... » (1/3 p. in-8, adresse au dos avec vestige de cachet de cire rouge aux armes impériales ; petite déchirure due à l’ouverture au feuillet d’adresse sans atteinte au texte). Le prince Eugène de Beauharnais, alors titré duc de Leuchtenberg, fils adoptif de Napoléon Ier et gendre du roi de Bavière, était le frère de la reine Hortense, donc l’oncle maternel du futur Napoléon III. – 15 octobre 1837. « Je vous remercie de l’empressement avec lequel vous avez écrit au Cte Tascher [colonel d’Empire, cousin de l’impératrice Joséphine, Louis de Tascher de La Pagerie, suivit Eugène de Beauharnais dans le royaume de Bavière et y fut fait major-général et chambellan] pour l’informer de ce que vous aviez en dépôt. J’espère, Monsieur, que vous voudrez bien avoir pour moi la même obligeance que vous avez eue pour ma mère. Comme seul et unique héritier de ma mère, je vous prie de vendre les soixante-sept promesses d’actions de la Banque de Bavière dont vous étiez dépositaires et d’en envoyer le montant à mess. Macaire, banquiers à Constance... Je vous prie de bien vouloir réclamer en mon nom les 8333, 33 francs de France qu’on devait à ma mère. Si vous avez besoin d’une procuration de moi, ayez la bonté de m’en envoyer un modèle. Je vous enverrai aussi incessamment un extrait mortuaire de ma mère. Lorsque vous aurez touché les deux arriérés de Bavière et de Russie, je vous prie de me les envoyer directement... » (2 pp. in-8, liseré de deuil). – 9 novembre 1837 . « Le comte Tascher m’a remis la lettre que vous avez eu la bonté de m’écrire ; je suis bien touché de l’intérêt que vous portez à mes affaires, et c’est avec plaisir que j’ai vu que vous différiez à conclure un marché que vous envisagiez comme désavantageux pour moi. Cependant, je vous dirai que je suis obligé, malgré la perte qui s’en suivra, de réaliser quelques capitaux et j’aime mieux réaliser ceux de Munich que tous autres. Je vous prie donc de me vendre le plus tôt possible les promesses d’actions... » (une p. 1/2 in-8, liseré de deuil, adresse au dos, cachet de cire noir aux armes impériales, découpure marginale sur le feuillet d’adresse due à l’ouverture sans atteinte au texte). – 16 novembre 1837. « Je vous écris encore un mot pour vous prier de me renvoyer le papier qui constate mes droits d’unique héritier de ma mère, si toutefois vous n’en avez plus besoin pour les réclamations d’arriérés... Dès que vous aurez réalisé quelques fonds, je vous prie de les acheminer au fur et à mesure ainsi que l’argent que vous avez déjà à la Caisse royale, à mess. Macaire et Cie à Constance... » (une p. in-8, liseré de deuil, adresse au dos, cachet de cire noir aux armes impériales, découpure marginale sur le feuillet d’adresse due à l’ouverture sans atteinte au texte). – 6 décembre 1837. « ... J’ai consulté le contrat passé entre ma mère et la Cour de Russie au sujet de la rente viagère et j’ai vu qu’elle n’était due que jusqu’à la mort, il n’y a rien de spécifié de plus... Si en vendant les obligations de la banque de Munich vous pouviez me procurer une lettre de change sur Paris à un ou deux mois de date, de 5000 francs, vous me feriez plaisir de l’envoyer directement car désirant faire passer cette somme à Paris, cela me serait plus avantageux de le faire ainsi que de toute autre manière. Je voudrais aussi que la lettre de change fût à vue afin que je n’aie pas besoin de l’endosser. Si toutefois cela dérangeait les conditions prises, n’y pensez plus... » (une p. 3/4 in-8, liseré de deuil, adresse au dos, cachet de cire noir aux armes impériales, découpure marginale sur le feuillet d’adresse due à l’ouverture sans atteinte au texte). – Etc. Sur Arenenberg, voir ci-dessus le n° 9.
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