VERLAINE (Paul). Lettre autographe signée [à l'éditeur Albe - Lot 121

Lot n° 121
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VERLAINE (Paul). Lettre autographe signée [à l'éditeur Albe - Lot 121
VERLAINE (Paul). Lettre autographe signée [à l'éditeur Albert Savine]. Paris, 22 novembre 1889. 1 p. 3/4 in-folio sur un feuillet de formulaire imprimé de l'Administration de l'Assistan - ce publique à Paris , quelques soulignements au crayon rouge , pâle mouillure en marge supérieure. LONGUE MISE AU POINT POUR L'ÉDITION DE BONHEUR ET HISTOIRES COMME ÇA. Paul Verlaine était entré en relations avec Albert Savine dans l'espoir de signer avec lui de meilleurs contrats qu'avec Léon Vanier, et s'était engagé à lui confier la publication de plusieurs volumes, dont le recueil poétique Bonheur et le recueil de nouvelles Histoires comme ça. Ils se brouillèrent cependant et leur collaboration fut abandonnée : Bonheur fut finalement publié chez Léon Vanier, et Histoires comme ça parut chez le successeur de celui-ci, Albert Messein, dans le premier volume des Œuvres posthumes du poète. « MONSIEUR, ON ME RAPPORTE DE VOUS DES PROPOS QUE JE ME PERMETS DE TRAITER DE FANTASTIQUES. Quoiqu'ils me concernent et qu'ils fussent de nature à fort me déplaire s'ils avaient le moindre fondement de vraisemblance, je n'en retiens qu'un, m'attribuant la paternité d'une lettre à vous adressée du temps de votre séjour à Sainte-Pélagie, lettre "où je vous disais" N'ÊTRE QUE POUR TRÈS PEU L'AUTEUR D'HISTOIRES COMME ÇA. J'OPPOSE À CETTE ASSERTION LE PLUS FORMEL DÉMENTI. Ou votre mémoire vous trompe ou vous êtes la dupe d'une malpropre mystification. Je serais même heureux, et j'ai le droit en quelque sorte d'exiger, du moment que vous parlez ainsi de moi, que vous me montriez ce faux, s'il existe. MON HONNEUR LITTÉRAIRE, AUQUEL JE TIENS AUTANT QU'À MON HONNEUR D'HOMME, ME FAIT UNE LOI DE RÉPRIMER, DE FAIRE PUNIR, S'IL EST POSSIBLE, DE TELLES INFAMIES, et j'estime que vous devriez m'y aider. LIVRES & AUTOGRAPHES JEUDI 29 AVRIL 2021 144Mais, aux affaires proprement dites ! Je réponds à vos objections spéciales. Je vous ai en effet écrit souvent, vous demandant des comptes que vous ne m'avez jamais rendus et que je réclame encore aujourd’hui, très instamment. Comptes d’argent, et de manuscrits. C'est la dernière fois que je vous écris à ce sujet, comptant que vous me donnerez enfin la satisfaction à laquelle j'ai droit. Y comptant absolument. VOUS AVEZ MON MANUSCRIT COMPLET DE PROSE [HISTOIRES COMME ÇA]. J'en suis sûr et certain. S'il vous manque quelque chose, c'est vous ou quelqu'un chez vous qui l'aurez égaré dans l'un de vos déplacements , mais je puis malheureusement vous affirmer que vous ne m'avez jamais confié qu'une nouvelle qui vous a été rendue il y a déjà bien longtemps. Cherchez bien et vous trouverez. BONHEUR A 900 VERS DONT VOUS TENEZ PLUS DES 3/4. J'y travaillerai jusqu'à la fin de l'année et nous pourrons le publier dès janvier. Mais rien ne vous empêche de commencer la publication du volume de prose après classement définitif. Tous ces retards sont à mon détriment et je ne puis concevoir pourquoi ils existent après vos promesses devant témoins. Je désirerais seulement communication d'une ou deux nouvelles et poèmes en prose pour publier dans les journaux. Contre reçu, et pour un ou deux jours. J'y tiens... »
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