1969 LAMBORGHINI Miura P400 S

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1969 LAMBORGHINI Miura P400 S

Châssis 4332 - Numéro de production 435
Numéro Bertone 535 - Moteur 30443
Livrée neuve par Foitek en Suisse
Exemplaire d’une rare authenticité
Même propriétaire depuis 38 ans
Carte grise française

Ainsi nâquit la supercar. C’est à la fin de l’an 1965, au salon de Turin, que la fécondation a lieu entre le fabuleux V12 de 3 929 cc conçu par Giotto Bizzarini et son châssis signé de la patte de Gian Paolo Dallara. D’oreset-déjà, la planète automobile s’étonnait et se questionnait sur les projets de cet homme qui, deux ans seulement auparavant, n’était connu que pour ses tracteurs. C’est au salon de Genève, en mars 1966 que l’enfant chéri de Sant’Agata Bolognese apparut au monde entier. Son architecture révolutionnaire à moteur central arrière était désormais vêtue d’une extraordinaire carrosserie imaginée par le jeune Marcello Gandini officiant pour Bertone. Le résultat était sans pareil, la Miura P400 était née, le principe même de la supercar, lui aussi. Etonnante par ses formes, la Miura affiche une hauteur au toit d’à peine un mètre, le capot avant englobe en un bloc unique, les ailes, les phares basculés à l’horizontale soulignés de cils, et se courbe autour du pare-brise on ne peut plus incliné. La cellule centrale s’entoure de portières rendant hommage par leur forme au taureau de la firme quand le capot arrière dont la cinématique d’ouverture répond à l’avant, se couvre de persiennes et inclut le coffre, lui-même créant la courbure à un becquet surmontant un arrière tronqué souligné par deux sorties d’échappement. Intemporelle. La Miura étonnait, d’autant plus par ses spécificités techniques, la Miura affichait une puissance de 350 chevaux et une vitesse de pointe de 280 kilomètres par heure, du jamais vu pour une voiture destinée à la route. Enfin Ferruccio était pris au sérieux face à l’hégémonie Ferrari. Cela ne suffisait pourtant pas. La Miura allait encore évoluer en 1968 avec l’apparition de la P400 S, le moteur et sa boîte de vitesse à carter commun laissaient désormais passer 370 chevaux au roues Campagnolo en magnesium. En 1971, la Miura évoluait encore pour devenir P400 SV, adoptant alors de nouveaux trains roulants et offrant désormais 385 chevaux. Evoluant tout au long de sa carrière, les dernières Miura iront jusqu’à adopter des carters moteur – boîte séparés, voire une lubrification par carter sec disponible en option. La Miura a marqué l’histoire de l’automobile, de l’ingéniérie et du design, au total, ce sont 764 Miura qui furent produites entre 1966 et 1973, pour tant de propriétaires célèbres et fortunés à l’instar des Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Rod Stewart, Miles Davis ou encore Franck Sinatra qui disait «L’on achète une Ferrari lorsque l’on veut devenir quelqu’un, l’on achète une Lamborghini lorsque l’on est déjà quelqu’un.» .
C’est le 26 novembre 1969 que le châssis 4332 fut livré chez Foitek. Il s’agit de la 38ème voiture commandée en 1969 par l’importateur suisse de Lamborghini. C’est une Lamborghini Miura P400 S de première série, numéro de production 435, numéro Bertone 535, équipée du moteur 30443. Peinte en Verde Miura (référence Bertone 2-445-001) et dotée d’un intérieur en skaï noir et tissu beige, elle fut vendue neuve, le 2 décembre 1969, à l’industriel Otto Wild demeurant Banhof Strasse à Muri. Ce dernier a notamment participé aux Mille Miglia 1951 au volant de sa Ferrari 340 America Touring Barchetta châssis 0114A en 1950, celle-ci même avec laquelle il remporta le Concours International d’Elégance Automobile de Lucerne la même année. Un homme de goût. 4332 fut ensuite propriété de Monsieur Faucompré à partir de 1976, c’est par ailleurs dans cette voiture qu’il aurait rencontré sa femme. La voiture apparut en 1979 dans le bulletin n°2 du club Lamborghini de France. Elle fut immatriculée dans les Yvelines en 1980. C’est en 1982 que Monsieur M., le propriétaire actuel de 4332 en fit l’acquisition. Dès 1983, le moteur connut une importante réfection dans les ateliers de Jacques Zuliani. En 1985, Monsieur M. participe avec 4332 au Rallye du club Lamborghini France en Champagne. La Miura verte était alors en compagnie de la P400 SV numéro 4828 de M. Ray Beverly, ainsi que de la P400 3772 de M. Laborde. Jacques Zuliani participait aussi à ce rallye en Maserati Bora et a notamment fourni un jeu de douze bougies et de l’huile pour 4332. Par la suite, la voiture participa par plusieurs reprises aux Coupes de l’Age d’Or à Montlhéry, croisant à nouveau la route de la SV 4828 et foulant de ses pneus le mythique banking de l’anneau. En 1990, lors d’un rallye du club Lamborghini, une mauvaise fermeture du capot moteur entraîne une réfection complète de ce dernier ainsi qu’une peinture de l’ensemble de la voiture dans sa teinte d’origine. En 1991, le train arrière est révisé et l’embrayage remplacé. Durant les années 1990, 4432 fut la voiture de mariage du fils du propriétaire actuel. En 1997, la voiture connaît une réfection de son système d’allumage et de son circuit de refroidissement chez Christian Lory, à Dijon. La même année, le capot avant est repeint suite à une mauvaise manœuvre. En 2004, une partie de la sellerie est reprise en respectant les couleurs d’origine de l’habitacle. En 2006, le moteur connaît un important entretien pour une remise à neuf réalisée au Garage Jacques Bourgoin à Poitiers, ce, avec des pièces achetées chez P3 Automobiles à Cannes la Bocca. Dernièrement, en 2018, la voiture connaît une révision, comprenant les joints moteur et un remplacement de l’émetteur d’embrayage. Aujourd’hui, 4332 est dans un état d’authenticité rare. Ses poignées de portes possèdent toutes deux le numéro 535, tout comme le capot avant. Son capot arrière porte le numéro 59, il provient de la Miura 3117. Son moteur porte le numéro 30443, il s’agit bien de son moteur d’origine n’ayant jamais été refrappé, produit le 4 février 1969. Les culasses avant et arrière portent respectivement les dates 17.11.67 et 8.11.66. La voiture porte encore de nombreux éléments particulièrement rares et témoignant de l’authenticité de celle-ci : les phares avant sont des Carello référence 03.640.700, une référence produite très peu de temps uniquement pour la Miura ; les boutons du plafonnier sans inscription sont conformes à l’année de production de 4332 ; une partie de l’étiquette de rodage est encore présente. Son habitacle est en grande partie dans son état d’origine. Elle dispose de ses cinq jantes Campagnolo en magnesium. Affichant aujourd’hui 54 550 kilomètres au compteur, cette Lamborghini Miura P400 S fonctionne correctement. Son moteur fonctionne bien, son ralenti est stable et les montées en régime sont franches. L’embrayage offre un ressenti normal. Son contrôle technique valide, daté de janvier 2019 ne signale qu’un léger jeu dans la direction. Cette Lamborghini Miura P400 S est à ce jour, l’un des rares exemplaires à ne jamais avoir été restauré intégralement. Elle offre une véritable authenticité et une histoire on ne peut plus limpide sur les quarante dernières années. Elle sera livrée à son futur propriétaire accompagnée d’un important dossier de factures, notes et lettres depuis 1982, ses contrôles techniques depuis 1995, son manuel d’utilisation d’époque, et un certain nombre de documents techniques. C’est un véritable mythe que nous avons la joie de présenter, une automobile parmi les plus belles jamais dessinées, dont l’esthétique est soulignée par son intemporelle teinte d’origine Verde Miura.
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