1937 Bugatti Type 57

Lot 108
350 000 - 450 000 €

1937 Bugatti Type 57


Châssis n° 57443
Carrosserie Graber n° 350
Modèle unique
Titre de circulation européen


La Bugatti Type 57 est un des modèles les plus emblématique et mythique de la marque Bugatti, et de l'automobile de sport de luxe mondiale des années 1930. Ultime création d'élite, de record de vitesse, de grand luxe, de prix, et d'excellence mécanique de Jean Bugatti elle est présentée au mondial de l'automobile de Paris 1933, commercialisée à 685 exemplaires en de nombreuses variantes de carrosseries individualisées, entre mars 1934 à mai 1940, et victorieuse en particulier des Rallye des Alpes françaises 1935, Grand Prix automobile de France 1936, 24 Heures du Mans 1937, et 24 Heures du Mans 1939.

La Bugatti Type 57 est présentée au mondial de l'automobile de Paris d'octobre 1933 sous la verrière du Grand Palais. Conçue par Jean Bugatti, qui a hérité de la direction de Bugatti, ainsi que du génie en mécanique et en design artistique de son père, elle remplace la Bugatti Type 49 dont elle reprend la cylindrée du huit cylindres et le châssis. L'essentiel du succès commercial de la Type 57 peut être attribué aux carrosseries de Jean Bugatti qui habillent les châssis les plus connus.
Mais toutes les voitures n'étaient pas carrossées à l'usine. Les carrosseries les plus prestigieuses sont le fruit de l'imagination d’artistes d’une époque qui marquait l’âge d’or de la carrosserie avant la guerre.

Le modèle présenté fait partie de cette catégorie puisqu’il s’agit d’un modèle unique carrossé par Graber. Le châssis # 57443 a été achevé à l'usine Bugatti en septembre 1936 et vendu à l'agence Bugatti Bucar qui opérait à Berlin et Zurich. Cette commande-ci émanait de l'agence Grob de Horgen dans le Canton de Zurich. Le châssis roulant fut conduit sur plus de 150 km jusqu'aux ateliers d'Hermann Graber le 21 septembre 1936.

La voiture proposée ici est un habile coupé à habitacle reculé reprenant la découpe latérale arrondie typique des Bugatti et dépourvue de marchepieds pour mieux mettre en évidence les ailes séparées en goutte d'eau et offrir un intérieur plus spacieux.
C'est une véritable réussite et ce n'est qu'au second coup d'œil que l'on note la présence d'une porte secondaire.
C'est au Salon de l'Auto de Paris, en 1930, que ce type de carrosserie fut présenté pour la première fois sur le stand Labourdette (sur un châssis Bugatti), un journaliste nous en parle : « Voilà encore une nouveauté, la carrosserie brevetée dite " 4 en 2 " qui attira à ce stand une foule curieuse et intéressée par l'ingéniosité de la combinaison.
L'aspect de cette Bugatti ne diffère en rien d'un classique coupé à deux portes, une de chaque côté sur le pied avant. Pourtant il existe à l'arrière une seconde porte ».
Ce dessin est à rapprocher également de la très belle carrosserie Labourdette sur un châssis Lorraine Dietrich. Graber s’est inspiré de celle-ci pour réaliser cette élégante et fluide carrosserie. La roue de secours accrochée à l'arrière de la voiture et le dessin de son profil depuis son capot ajouré jusqu'à l'arrière, apportent une touche sportive au style.

Son 1er propriétaire était un architecte suisse. Ensuite en 1960, elle devient la propriété de Dieter Marx de Bâle et c'est là qu'elle fut repérée par le concessionnaire Bugatti hollandais, Bart Loyens.
La voiture avait apparemment été arrêtée suite à une panne de moteur. Il la ramena en Hollande.
Elle passa chez l'agence Bugatti hollandaise Albatros, appartenant aux frères van Ramhorst qui possédaient quelques belles automobiles comme Austro Daimler et Barré et bien sûr Bugatti.
En 1962 elle appartient à Hans Sauerbrier, (qui possédait d’autres Bugatti). La famille la conserva jusqu'en 2008. Elle fut bien entretenue et vit son moteur refait avec un nouveau bloc dans les années 1980, un travail effectué par Jan Keizer de Doetinchem (facture). C’est certainement à cette époque qu'elle reçut des freins hydrauliques des derniers modèles (à partir de 1938). Avec cet ajout, alors qu'elle conserve les amortisseurs en caoutchouc conformes à sa série, elle correspond aujourd'hui à toutes les spécifications du Type 57.
Après plus de 40 ans dans la même famille, la voiture est vendue en 2008 en Angleterre. Son propriétaire décide de repeindre la voiture d’une peinture bicolore dans le style de l’époque.
Le cuir d'origine est superbe de conservation. Les détails de l'habitacle ont été soignés et il y a encore le manchon de cuir d'origine autour de la colonne de direction, un accessoire particulièrement rare.

Cet unique coupé « 4 en 2 » sans montant est léger et performant, son moteur 57 non suralimenté est plus fiable que le 57C.
Dans sa livrée bicolore, elle peut prétendre aussi bien à sa vocation de grande routière qu’à celle de gagnante de concours d’élégance.
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