SACRE ET COURONNEMENT DE NAPOLÉON Ier. 3...

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SACRE ET COURONNEMENT DE NAPOLÉON Ier. 3...

SACRE ET COURONNEMENT DE NAPOLÉON Ier. 3 pièces dont une avec apostille signée par le peintre Jean-Baptiste Isabey. 1804-1805. – «Mémoire des chaussures faites et fournies pour Sa Majesté l'empereur, par Jacques son bottier ordinaire pendant le courant de l'an 12 et de l'an 13, par ordre de monsieur Isabey, dessinateur du Cabinet impérial»: «Du 15 fructidor. Fourni une paire de souliers en peau de daim blanc brodée en or, pour servir de modèle aux souliers du sacre, avec tresse en or mate suivant les desseins et le tour du soulier en galon d'or massif, les bouffettes en drap d'or, les dits souliers doublés en soye blanche, exécutés avec la plus grande précaution suivant le dessin, piqué à petit point, eu égard aux fournitures précieuses et au travail, estimé 250 f…» Isabey a inscrit de sa main et signé: «Réglé la somme de 660 f. six cents soixante francs…» Un des peintres officiels du régime impérial, Jean-Baptiste Isabey (1767-1855) débuta sa carrière sous l'Ancien Régime: ami d'Hubert Robert et élève de David, il fut remarqué par Marie-Antoinette. Devenu par la suite professeur de dessin au pensionnat de madame Campan, il connut Hortense de Beauharnais par qui il rencontra Joséphine de Beauharnais, et fut dès lors admis dans le cercle de la Malmaison. Il joua un rôle central dans la conception de l'apparat du Sacre, dessina l'étoile de l'ordre de la légion d'Honneur, et fut nommé en 1805 premier peintre de la chambre de l'impératrice ainsi que dessinateur du Cabinet du sceau des titres. Il conçut les broderies des costumes de la Cour, des décors de fêtes, la salle de spectacles des Tuileries, devint en 1810 décorateur des Théâtres de la Cour et enseigna l'aquarelle à Marie-Louise. Il peignit également sur porcelaine, concevant notamment la célèbre table dite «des Maréchaux». Il se montra d'une remarquable fidélité à Napoléon Ier dans les temps de revers politiques, et, après un purgatoire d'une dizaine d'année, retrouva une position à la Cour de Louis XVIII et de Charles X. – «Borderau de mémoires à payer sur les fonds faits pour les dépenses du Couronnement par le Gd Chambellan»: «Poupard, chapelier, 2 chapeaux à plumes, 1020 f. /… Marguerite, jouaillier, un vase d'argent doré, 1030 f. /… Auguste, orfèvre, 2 pains d'argent dont un doré… 979 f. 25 c. /… Coiffier, m[archan]d de papier, le serment et son portefeuille, 329, 50 / Gobert, passementier, garniture du grand manteau, 1547 f. 50 c…» Apostille manuscrite: «Approuvé le 15 thor an 13 [3 août 1805].» – Frochot (Nicolas). Invitation aux «Fêtes du Couronnement», [1804]: «Le conseiller d'État préfet de la Seine a l'honneur d'inviter, au nom du Corps municipal de la ville de Paris, mademoiselle Vignon à venir déjeuner dimanche prochain, 25 frimaire, à midi précis, à l'Hôtel de ville, et à assister ensuite aux fêtes qui y seront données à LL. MM. II.» (1 p. in-12 imprimée sur papier rose).
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