Coffret écritoire par BIENNAIS aux «Armes...

Lot 42
8 000 - 12 000 €
Résultat : 31 000 €

Coffret écritoire par BIENNAIS aux «Armes...

Coffret écritoire par BIENNAIS aux «Armes de Talleyrand, Prince de Bénévent.» En acajou moucheté, à onglet et arrêtes en ébène. Couvercle incrusté d'un écusson en laiton gravé des «Grandes Armes de Talleyrand Prince de Bénévent». Cotés à platines découpées avec poignées rabattables, incrustées. Entrée de serrure en forme d'écu en laiton. Ouvert il présente dans le couvercle quatre poches à soufflets en maroquin rouge et vert décoré au petit fer de frises de feuillages, garnis de moire verte. Dans sa partie inférieure, il présente six compartiments dont un pour les plumes, en ébène et deux à couvercles plaqués de loupe d'orme, deux pour l'encrier et le sablier en argent poinçonné Paris 1781 (pièces rapportées) Platine signée «Biennais Orfèvre du Premier Consul, Rue St Honoré n°511, à Paris» et charnières en laiton B.E. Epoque Consulat - Premier Empire.(Manque la clé) Dimensions: 32 x 21 cm Ht: 10 cm Est: Acheté sous le Consulat, ce coffret écritoire a été gravé aux Armes après l'obtention du titre de Prince de Bénévent (1806) Charles Maurice de Talleyrand Perigord, prince de Bénévent (1754- 1838) Il fut fait évêque d'Autun sous l'ancien régime dès l'âge de 26 ans. Il adopta les principes de la révolution, et admit la nouvelle constitution du clergé, Il obtint du Directoire, avec l'appui de Mme de Staël, le ministère des affaires étrangères en 1796, s'entendit avec Bonaparte à son retour d'Égypte et au 18 brumaire; négocia les traités de Lunéville, d'Amiens, de Presbourg, de Tilsitt, prit, assure - t - on, une grande part à l'enlèvement du duc d'Enghien, fut nommé grand - chambellan à l'avènement de l'empereur, et reçut en 1806 la principauté de Bénévent. Ayant désapprouvé la guerre d'Espagne, ou plutôt ayant conseillé l'alliance anglaise, il fut privé du portefeuille des affaires étrangères (1807); bien qu'il eut reçu en compense le titre de vice - grand - électeur, avec 500,000 fr. de traitement, il prit dès cette époque une part active aux intrigues qui avaient pour but de renverser Napoléon et de ramener les Bourbons: il fut nommé membre du gouvernement provisoire en 1814. Il sut rendre l'empereur Alexandre favorable à la France, fut nommé par Louis XVIII ministre des affaires étrangères, et assista brillamment au congrès de Vienne; mais après les Cent - Jours, il devint suspect aux ultra - royalistes, et se retira: il fut ainsi dispensé de signer la paix désastreuse de Paris. Resté simple pair, il prit parti dans l'opposition, et ne fut pas étranger à la révolution de 1830. Louis - Philippe le nomma, dès son avènement, plénipotentiaire en Angleterre. M. de Talleyrand réussit alors à réaliser cette alliance de l'Angleterre et de la France qui avait été la pensée dominante de sa vie. M. de Talleyrand était sans contredit le premier diplomate de son temps: à une grande habitude des affaires et à une extrême finesse il joignait un très grand empire sur lui - même. Il avait beaucoup d'esprit et on lui prête une foule de mots heureux. Il conserva ses facultés jusqu'à la fin. On accuse Talleyrand de versatilité parce qu'il servit plusieurs gouvernements: il prétendait en cela ne servir que son pays. Bibliographie: Reliures impériales, Bibliothèque napoléonienne de Gérard Souham, Editions Monelle Hayot, 2004, New York, p 148. Les Armes de Talleyrand, Prince de Bénévent et de l'Empire: «Au I de gueules aux trois lionceaux d'or armés, lampassés et couronnés d'azur; au II d'or au sanglier passant de sable chargé sur le dos d'une housse d'argent; au chef des Princes souverains d'Empire brochant sur la partition.»
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