PORTRAIT DE JOSEPHINE WEIMER (1787-1867)...

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150 - 250 EUR

PORTRAIT DE JOSEPHINE WEIMER (1787-1867)...

PORTRAIT DE JOSEPHINE WEIMER (1787-1867) D’APRES ISABEY gravure de la comédienne dite Mademoiselle George, rehaussée de couleurs dans un médaillon ovale, le cadre rectangulaire en citronnier. Au revers une note manuscrite à l’encre, signée J. Perrin et datée juin 1868, avec l’ex-libris Le Fuel XIXe siècle Dim de la vue H : 12,5 - L : 10 cm. Hors tout 21 H : 17,5 cm Provenance: collection Hector Le Fuel C’est à Amiens où est installée sa famille, que Mlle Raucourt la célèbre tragédienne du Théâtre-Français de passage dans cette ville en octobre 1801 1, rencontre la jeune actrice. Frappée par sa beauté et la sûreté de ses gestes, elle souhaite l’emmener à Paris où elle se chargera de son avenir. Le 28 novembre 1802 (7 frimaire an XI), elle n’a pas encore seize ans et débute à la Comédie Française, dans le rôle de Clytemnestre d’Iphigénie, en Aulide de Jean Racine, en présence du Premier Consul et de Joséphine. C’est la « Vénus française» : Chevelure brune, des yeux noirs pleins de flamme et d’éclairs tragiques, un nez mince et droit, une bouche puissante.». «Superbe femme», selon Lucien Bonaparte. A Paris, Mlle George bénéficie des conseils de Talma et reprend ses représentations. Elle habite 2, rue de Castiglione. A vingt-sept ans, elle n’a jamais été aussi belle.Talma soutient sa carrière. Elle est Emilie dans Cinna (28 déc. 1802), Phèdre dans la pièce de ce nom (16 févr. 1803), Hermione dans Andromaque (1er juill. 1803). La critique est conquise?: « elle a prouvé que si sa figure peut inspirer l’amour, son talent sait aussi l’exprimer , elle a ravi tous les suffrages ». Le 4 août, ses appointements sont déjà de 4?000 francs par an… La beauté de Mlle George attire le Premier consul, il l’invite à venir à Saint-Cloud (8 juin 1803), il la reçoit aux Tuileries dans l’ancien appartement de Bourrienne, qui communique avec son cabinet de travail. Le 17 mars 1804, Mlle George devient sociétaire de la Comédie Française. En 1808, criblée de dettes, elle s’installe à Saint-Pétersbourg de 1808-1813, où elle retrouve certains comédiens français, (6) (7). Bien accueillie par le tsar et la noblesse russe. Elle joue au Théâtre Impérial, et connaît de nombreux succès. Après la campagne de Russie en 1812, elle décide comme destination la Suède. A Stockholm, elle est accueillie par Bernadotte, le prince royal de Suède, lui rend les mêmes hommages que le tsar. En 1812, la campagne de Russie rend de plus en plus difficile la situation des acteurs français. Après la bataille de la Moskowa, elle quitte Saint-Pétersbourg le 28 janvier 1813 . Le 19 juin 1813, elle atteint Dresde, où se trouve Napoléon. Dans l’attente du Congrès de Prague, l’Empereur fait jouer la Comédie Française devant un parterre de rois, comme à Erfurt. Sous la Seconde Restauration elle joue à Londres, à Bruxelles puis revient à Paris où elle meurt d’une congestion pulmonaire le 11 janvier 1867. «Personne n’a mieux joué le drame : les classiques et les romantiques la réclament exclusivement» dit d’elleThéophile Gautier 2. Cf: Marc Allégret, Revue du Souvenir napoléonien, n° 405, p. 41-42. 1 - Notice de J. Tulard, Dictionnaire Napoléon, 1ère édition en 1 vol., p. 1442. 2 - Napoléon et le théâtre, Revue du Souvenir Napoléonien, n° 274 et 275. J. Tulard, Dictionnaire Napoléon, 1e édition en 1 vol., p. 795. PORTRAIT OF JOSEPHINE WEIMER (1787-1867) AFTER ISABEY ENGRAVING OF THE ACTRESS KNOWN AS MADEMOISELLE GEORGE, HEIGHTENED WITH COLOR NINETEENTH CENTURY
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