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FRANÇOIS IER. 3 lettres signées « François » au vice-chancelier de Milan, Jean de Selve. S.d. Toutes avec petites perforations marginales dues au système de clôture, et marges rognées. DU TEMPS OU LE MILANAIS ETAIT FRANÇAIS. Proclamé roi en janvier 1515, François Ier se lança immédiatement dans une grande expédition guerrière pour reconquérir le Milanais, duché conquis en 1499 par son beau-père et prédécesseur Louis XII qui le perdit en 1513. Aidé entre autres du condottière Gian Giacomo Trivùlzio qui avait déjà participé à la conquête de 1499, le roi remporta la victoire de Marignan qui lui ouvrit les portes de Milan dès septembre 1515. Il put alors rentrer en France en janvier 1516, confiant à Jean de Selve la réorganisation judiciaire du duché, et au connétable de Bourbon l’autorité militaire (il serait ensuite remplacé par le maréchal de Lautrec). – Paris, « le viie jour de mars » [probablement 1517]. Avec contreseing du secrétaire du roi Nicolas de Neufville. « J’AY ESTE ADVERTY QUE LE PROCES DE ROCHEBLANCHE N’EST ENCORES VUYDE [contentieux fiscal concernant le château et les terres de Roccabianca], et pour ce que j’en désire la fin et expedicion..., je vous prie que avant tous autres procés, et en la meilleure dilligence que faire ce pourra, vous vacquez et entendez a icelle expedicion. Et vous y emploiez de vostre part en tout ce qu’il vous sera possible, de sorte que de brief ceste matiere preigne fin, et que mes droiz et auctorité, ensembles les decretz sur ce faiz y soient gardez et observez, et qu’il ne me soit besoing de plus en escripre, et vous me ferez plaisir et service trés agreable en ce faisant... » (1 p. in-4, adresse au dos avec apostilles anciennes). – Rouen, « le xixme jour de aoust » [1517]. Avec contreseing du secrétaire du roi Robert Gédoyn. « J’ESCRIPTZ BIEN AU LONG A MON COUSIN LE MARECHAL DE TREVOLSE TOUCHANT CENT MIL ESCUZ QU’IL EST BESOING DEMANDER A MES BONS ET LOYAUX SUBGECTZ DE MA DUCHE DE MILLAN POUR M’AYDER A FOURNIR CE QUE JE DOIZ AUX SUYSSES à ce prochain terme de Noel, qui est deux cens mil escuz d’un cousté et cinquante sept mil cinq cens escuz souleil d’autre, a cause de leurs pensions, et que l’on regarde et advise les meilleurs moyens que l’on pourra pour trouver ladicte somme, soit une porcion par forme de taillon [supplément à l’impôt de la taille], l’autre par croistre et charger les daces et sel [taxes sur les marchandises, et gabelle] jusques a ce que la somme soit acquictee, et aprés ladicte surcharge sera incontinant abolye. AUSSI J’EN ESCRIPTZ A MON COUSIN MESSIRE GALEAS VISCONTE [Galeazzo Visconti, de la famille des anciens ducs de Milan] duquel je me vueil ayder et servir en mes affaires comme de celuy qui le saura bien faire et dont j’ay toutalle fiance. ET PAREILLEMENT J’EN ESCRIPTZ A MON GENERAL DE MILLAN [Goffredo Ferrero, général des finances du duché de Milan] et sera besoing que vous trouvez ensemble pour communiquer de ceste matiere et regarder et adviser les meilleurs moyens que l’on pourra pour plus ayseement recouvrer ladicte somme. Et aprés me ferez savoir la conclusion et resolucion qui y sera prinse... » (1 p. in-folio, adresse au dos avec apostilles anciennes, petites taches marginales). – Mauny [dans le département actuel de Seine-Maritime], « le xxixme jour d’aoust » [1517]. Avec contreseing du secrétaire du roi Nicolas de Neufville. « Ainsi que j’escriptz à la cour de mon Sénat, j’ay par bonne deliberacion, adviz et conseil, fait, ordonné et ESTABLY PRESIDENT DE LA CHAMBRE DE MES INTRADES EXTRAORDYNAIRES DE MILLAN BARTHELEMY FERRIER [Bartolomeo Ferrero] pour ung an, pendant lequel je verray le prouffit et comodité qui m’en viendra et commant il se conduira [la Chambre des entrées extraordinaires jouait plus ou moins le rôle d’une Cour des aides, pour juger les contentieux fiscaux élevés relativement aux impôts extraordinaires]. Pour aprés le continuer et eriger en office ladite presidence si je voy que faire se doyt, et pour ce qu’il y a en aucunes jurisdictions de ma duché de Millan plusieurs procés du fait desdites intrades extraordinaires du temps du feu roy mon beau-pere que Dieu absoille, lesquez il est besoing faire vuyder a toute dilligence, j’ay donné charge audit Ferrier de les poursuyvre et vous prye et mande trés expressement que vous mandez et ordonnez a tous les fiscaulx et officiers de mondit duché... qu’ilz aient a les vuyder incontinant... » (1 p. in-folio, adresse au dos avec apostilles anciennes). HAUT MAGISTRAT ET DIPLOMATE PROCHE DU POUVOIR ROYAL, JEAN DE SELVE (1475-1529) était issu d’une famille de marchands depuis longtemps entrée au service de la monarchie. Juriste, il mena une brillante carrière judiciaire, d’abord comme conseiller au parlement de Toulouse, puis successivement comme premier président des parlements de Rouen, de Bordeaux et enfin de Paris. Il commença son ascension personnelle sous Louis XII, mais s’imposa après la bataille de Pavie (1525) comme un conseiller important, d’abord auprès de L
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