KSCHESSINSKA MATHILDE (1872-1971) – AUTOGRAPHE...

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KSCHESSINSKA MATHILDE (1872-1971) – AUTOGRAPHE...

KSCHESSINSKA MATHILDE (1872-1971) – AUTOGRAPHE
ANDREÏ VLADIMIROVITCH DE RUSSIE, GRAND-DUC (1879-1956) – AUTOGRAPHE

Livre d’or de la villa « Alam » à Cap d’Ail sur la Côte d’Azur. Reliure en cuir rouge, orné d’or, dos aux nerfs, « Villa Alam » orné au dos. Les pages sont numérotées au crayon jusqu’à la page 133 et contiennent du texte, ensuite les pages sont blanches. In-8, B.E. (légères traces de frottement sur la reliure). Accompagné de son coffret d’origine en bois et cuir rouge foncé. En l’état (il manque du cuir au dos du coffret, salissures). 29 x 6 x 21,5 cm.
Nombreuses notes autographes des invités de la famille venus à la villa à l’occasion de différentes soirées entre 27 février/12 mars 1914 et 20 janvier 1929. Une interruption des notes du 2/15 mai 1914 et au 12/25 mars 1920 quand la famille reste bloquée en Russie à cause de la Révolution russe. Le grand-duc Andreï Vladimirovitch écrira dans ce livre le 12/25 mars 1920 : « Retour à la maison, après une longue absence, à la Villa Alam. Andreï, Malitchka, Vova ».

Après plusieurs vacances sur la Côte d’Azur, en 1913/1914 la ballerine célèbre Mathilde Kshessinska revient à Cap d’Ail où elle achète une villa qu’elle appellera « Alam » (anacyclique de son surnom familial « Mala »). Avec son amant le grand-duc Andreï Vladimirovitch de Russie la ballerine passera ses vacances du 1914 à Cap d’Ail. Les notes des invités dans le livre s’arrêtent en 1914 et ne reprennent qu’en 1920 quand le grand-duc Andreï, Mathilde et leur fils Vladimir décident de quitter la Russie pour s’installer en France. Dans ses mémoire, Mathilde écrira : « Alors, le jeudi 12 mars 1920, je suis rentrée à ma chère villa « Alam ». Une nouvelle vie commence pour moi, la vie d’une émigrée. » En 1921, Andreï Vladimirovitch pourra enfin se marier avec Mathilde et passera le reste de sa vie auprès d’elle. Jusqu’en 1929, la villa restera la résidence principale de la famille en France. En 1921, ils devront vendre la villa pour payer leurs nombreuses dettes et déménageront à Paris où Kshessinska ouvrira une école de ballet.

Au cours de ces huit ans, la villa « Alam » deviendra la vraie maison de la famille en émigration. De nombreuses fêtes y furent organsiées (Réveillons, Pâques, anniversaires) accueillant les plus grandes familles de la noblesse russe en exil. Parmi elles, les comptes Dolgorukoff, Obolenski, Wolkonski, Tolstoï, Shuvaloff, Sheremetieff, Narishkin. Le grand-duc Dimitri Pavlovitch de Russie et la petite fille du Nicolas Ier la grande-duchesse Anastasia Mecklembourg-Scwerin laissent souvent leurs autographes parmi des invités de la villa. Des écrivains comme Nicolas Obolenski où Aleksandre Kazem-Bek, le sculpteur Paolo Troubetskoï, Eugène Fabergé (le fils ainé du fameux maître orfèvre), le peintre comte Sergeï Sherbatov signent également ce livre d’or. Pour la fête de Pâques de 1926 la famille accueille ses amis étoiles du ballet russe Serge Lifar, Boris Kohno et Tamara Karsavina. Une autre légende du ballet – Anna Pavlova (fortement soutenue par Mathilde depuis le début de sa carrière) ou encore la ballerine Vera Nemtchinova avec son mari le danseur Nicolas Zverev vient souvent pour un café. Le librettiste français Henri Cain laissera dans le livre un poème pour remercier Mathilde pour son accueil.

Le livre d’or présenté aux enchères est un précieux témoignage de la vie de Mathilde Kshessinska dans l’émigration qui dévoile son cercle d’amis les plus proches et son importance dans la vie de la Russie en exil.


Mathilde Kshessinska et le grand-duc Andreï de Russie

Mathilde Kshessinska – danseuse étoile des théâtres impériaux de Saint-Pétersbourg de 1890 à 1917 (elle obtient le statut de danseuse étoile en 1896).
Après son spectacle final de l’École de danse, Mathilde fait la rencontre du tsarévitch Nicolas Alexandrovitch (futur empereur Nicolas II). Alexandre III l’invite à leur table en disant : « Soyez la gloire de notre ballet. » Ce soir-là, le jeune tsarévitch tombe amoureux de la belle danseuse. A compter de ce jour, Nicolas Alexandrovitch ne manquera aucun spectacle de Kshessinska, il lui offrira un hôtel particulier à Saint-Pétersbourg et restera en relation avec la ballerine jusqu’à la mort d’Alexandre III. Plus tard, Mathilde racontera dans ses mémoires comment le tsarévitch dansait les parties du ballet « Le Petit chaperon rouge » dans le salon de sa nouvelle maison.
La romance s’arrête à la mort d’Alexandre III quand Nicolas Alexandrovitch doit reprendre le règne et annonce son mariage avec Alix de Hessen-Darmstadt (future Alexandra Feodorovna). Malgré la rupture, ils ont pu garder de bonnes relations et Mathilde a dansé lors des spectacles accompagnant le couronnement de Nicolas II.
Peu après, la ballerine deviendra la maitresse du petit-fils du Nicolas Ier - le grand-duc Sergeï Mikhailovitch. Le grand général ne cacha jamais son amour pour Mathilde et vécut plusie
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