EXTRAORDINAIRE ET SUPERBE TRAINEAU AYANT...

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EXTRAORDINAIRE ET SUPERBE TRAINEAU AYANT...

EXTRAORDINAIRE ET SUPERBE TRAINEAU AYANT APPARTENU A L’IMPERATRICE JOSEPHINE.

En bois peint en vert et doré.

Caisse en forme de coquille sculpté en demi ronde bosse de deux griffons aux ailes déployées sur les cotés, garni à l’intérieur de velours vert, garde-boue garni de cuir, orné sur le devant d’une statuette en bois doré sculpté représentant la déesse « Hébé ».

La caisse, reposant sur deux traverses et quatre colonnes dorées, porte à l’arrière un siège dit « siège de cocher » sur un support en fer forgé.

Monté sur deux patins en bois ferré, élancés vers l’avant, supportant un arceau enrichi de trente trois grelots et deux clochettes, orné d’un aigle en bois sculpté doré, aux ailes éployées, et portant à l’arrière pour le cocher deux reposes pieds en fer forgé garni de chaussons en cuir et fourrure.

Longueur : 3 m. Largeur : 1m 56

B.E. (Petites restaurations, traces d’usage, velours postérieur, manque 4 grelots).

Epoque Premier Empire              


Provenance :

-Ancienne collection de M.FAURAX en 1894.

-Ancienne collection de M.MUHLBACHER (en 1889)

-Collection de Monsieur B, Musée de la locomotion et de l'attelage


Exposition :

-Exposition universelle de Paris (1889)

-Exposition de Lyon (1894)

-Exposition universelle de Paris (1900).

-Exposition internationale de Milan (1906)


Historique :

« Les courses de traîneaux sont remises à la mode sous le Consulat et l’Empire, mais sans commune mesure avec le XVIIIe siècle.

Le 10 février 1803, celle qui n’est encore que l’épouse du Premier Consul mais qui va bientôt devenir l’Impératrice Joséphine, fait ressortir une dernière fois les traîneaux de Louis XV. Ils rejoindront ensuite le Musée des Voitures de Trianon inauguré en 1851. »


La belle créole s’en fait également confectionner à la mode Empire, et s’amuse beaucoup à ce divertissement. L’un de ses traîneaux, exposé à Lyon en 1894, est une vraie merveille (nota : il s’agit de notre traineau), « d’un style empire très pur, doré, capitonné de velours vert et garni de sonnailles et de grelots cristallins. Un aigle surmonte l’avant du traîneau ; au-dessus des pieds de l’Impératrice, une déesse antique d’or se dresse, deux griffons, dorés aussi, semblant soutenir son siège. »


Après son divorce avec Napoléon Ier, Joséphine continue à se livrer aux plaisirs des lacs gelés. Installée avecc toute sa suite dans son petit château de Navarre, que son ex-époux lui a offert en guise de compensation, elle fait venir ses traîneaux de Malmaison. Durant l’hiver précoce de 1810, les innombrables pièces d’eau du château se transforment en autant de patinoires.

Les dames, qui redoutent d’attacher les patins directement à leurs pieds, optent pour un patinage assis, « c’est à dire que l’on prit des fauteuils que les patineurs faisaient voler sur la glace, de toute la rapidité de leurs élans. »


Cette méthode de glisse va laisser un souvenir impérissable à Mlle d’Avrillon, première femme de chambre de l’Impératrice. Pourtant peu friande de ce genre de jeu, elle se laisse convaincre, le 9 janvier 1811, de s’asseoir dans le « fatal fauteuil ». Les messieurs insistent pour lui faire recommencer.

Pendant cette seconde course, le fauteuil poussé par les gentilshommes rencontre le traîneau de Joséphine, dans laquelle se trouvent ses dames, qui en font l’essai. Laissons la parole à la principale intéressée, qui raconte sa mésaventure avec un style savoureux dans ses Mémoires :


« Au lieu de s’arrêter, comme la prudence leur commandait de faire, mes conducteurs, pour éviter le choc, lancèrent le fauteuil dans un chemin qui n’était pas frayé, et extrêmement raboteux ; le fauteuil culbuta et je fis une chute épouvantable. J’eus les deux os de la jambe gauche brisée un peu au-dessus de la cheville, et tellement fracturés, que l’un de mes os perça ma peau et déchira mon bras. J’avais en outre une forte luxation du pied.

L’infortunée doit rester alitée pendant près de deux mois… L’Impératrice se rend quotidiennement à son chevet pour surveiller son rétablissement. Bientôt sa fille, la Reine Hortense, et tous les courtisans imitent leur maîtresse. Ils rendent visite à la convalescente, qui n’est pas la première victime de ces courses endiablées ! »



Il est également fait mention des traineaux dans les divertissements du Prince Eugène lors d’une visite à sa mère, en 1811, au château de Navarre :

« Dès qu’il arrivait au château, on organisait des parties de plaisir de toute espèce, des promenades en traineau, des chasses dans la forêt »


Historique du traineau :

On le voit l’historique du traineau est particulièrement bien renseigné à partir des 1890, années à partir desquelles il

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