JEAN-BAPTISTE REGNAULT, BARON (1754-1829)...

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JEAN-BAPTISTE REGNAULT, BARON (1754-1829)...

JEAN-BAPTISTE REGNAULT, BARON (1754-1829) Portrait de l’Impératrice Joséphine portant le diadème du Sacre orné de diamants et d’émeraudes. Huile sur toile, porte le cachet de cire rouge sur la châssis aux partis d’Almeida et Ferreira de Luis Augusto Ferreira de Almeida (1817-1900), 1er comte de Carvalhido. Très beau cadre en bois et stuc doré d’époque Empire B.E.60 x 48,5 cm 82 x 72 cm avec cadre On retrouve d’ailleurs ces mêmes armes ceintes des ordres de La Tour et de l’épée et de Villa Vicosa sur le portrait du Comte en 1873 par Pierre Jean Edmond Castan. Nous remercions M.Alban Peres pour son aide précieuse dans l’identification des armes de Almeida. « Le tableau reprend le portrait de l’Impératrice dans la grande composition du mariage du Prince Jérôme Bonaparte et de la Princesse Frédérique-Catherine de Wurtemberg ». Cependant l’expressivité du visage a « laissé penser que l’œuvre avait été réalisée à la Malmaison, en suite d’une séance de pose.» Nicolas Sainte Fare Garnot Conservateur « Dans cette parure si précieuse décrite par le peintre Regnault, le diadème de l’Impératrice montre deux imposantes branches de lauriers en diamants se rejoignant au-dessus du front et prenant appui sur un bandeau fleuri serti de splendides émeraudes, un principe de composition naturaliste propre au style Empire » Karine Huguenaud Fondation Napoléon Provenance : - Hôtel Drouot salle n°1, 14-15 mars 1870, « Tableaux anciens et modernes formant la collection du Vicomte de Carvalhido », n°56 « Un portrait de l’Impératrice jusqu’à mi-corps » (attribué à Gérard). - Vente Paris. - Collection privée française Expositions: - Palais du Trocadéro, Portraits Nationaux, 1878, n° 765, (Par le Baron Gérard). - Napoleon The Eagle Over Europe, Four exhibitions in China, Hubei Provincial Museum, Tianjin Museum, Lianonig Provincial Museum, 2015. Nanjing Museum Œuvres en rapport : - Collection F. Masson, puis don à la Fondation Dosne-Thiers. - Stockholm, Nationalmuseum, NM 2432 Bibliographie : - Frédéric Masson, 1898. - Musée Jacquemart-André, Fondation Napoléon, Les Trésors de la Fondation Napoléon dans l’intimité de la Cour Impériale, 28 septembre 204 au 3 avril 2005, p.92-93. - Chaumet en majesté, Joyaux de souveraines depuis 1780, p.200-201. Biographies : Jean-Baptiste REGNAULT (9 octobre 1754- 12 novembre 1829 Paris). À dix ans il copiait les dessins que lui prêtait le collectionneur Bataille de Montval, lorsque son son père décide de partir avec toute la famille en Amérique. Là confié à un capitaine au long cours il devient mousse pendant cinq ans, jusqu›à ce que sa mère, veuve, rentrée à paris le retrouve. De retour à Paris, il devient l’élève de Nicolas-Bernard Lépicié, Joseph-Marie Vien et de Jean Bardin, qui l’emmène à Rome où il prolonge sa formation. Son Diogène visité par Alexandre lui vaut le prix de Rome en 1776. Il séjourne à la Villa Médicis en compagnie de Jacques-Louis David et de Pierre Peyron. Il est élu membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1783 et au Salon, il expose son morceau de réception L’Éducation d’Achille par le centaure Chiron (Musée du Louvre) En 1787, il habite cour du Commerce à Paris et a pour élève Louis Lafitte. Il va initier sa jeune voisine, Constance-Marie Bondelu, à la peinture. Il multiplie les sujets antiques, puis se passionne pour la Révolution et peint pour le Salon de 1795 La Liberté ou la Mort : au centre, le Génie de la France aux ailes tricolores survole le globe terrestre exprimant l’universalité des idées de 1793 , à sa gauche, la Mort , à sa droite, la République avec les symboles de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Sous le Premier Empire, Jean-Baptiste Regnault exécute de grands formats avec un formalisme hérité de l’antique. Le 7 février 1807, il est nommé professeur de peinture à l’École des beaux-arts de Paris, poste qu’il occupait depuis le 21 décembre 1805, mais sans appointements. Il succédait à Clément-Louis-Marie-Anne Belle et aura pour successeur Ingres en 1829. Il expose au Salon jusqu’en 1809, puis abandonne sa carrière officielle et continue à peindre pour son plaisir des sujets tirés de la mythologie. De 1816 à 1822 il est professeur de dessin à l’École polytechnique. Il reçoit le titre de baron le 19 juillet 1829. Il a épousé en premières noces Sophie Meyer, dont il a trois fils. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (36e division) à Paris. Luis Augusto FERREIRA DE ALMEIDA (1817-1900), 1er comte de Carvalhido Grand philanthrope, le comte avait beaucoup fais pour les populations portugaises du Brésil. Ses services au Portugal ont également été l’enrichissement du Musée des Beaux-Arts de Lisbonne avec plusieurs dons spontanés de peintures, qui ont été transférés dans une salle nommée « Sala Conde de Carvalhido ». Ces salles ont été inaugurées par Dona Maria Pia en 1896. Plus tard, il émigre en France où il se marie pour la deuxième fois avec Dona Helena Ana Maria Antónia Leichtinger, de nationalité hongroise,
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