Coffret de voyage aux armes de Marie Joséphine...

Lot 59
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12 000 - 18 000 EUR

Coffret de voyage aux armes de Marie Joséphine...

Coffret de voyage aux armes de Marie Joséphine de Savoie, Comtesse de Provence, épouse du futur roi Louis XVIII. En bois recouvert de maroquin rouge richement décoré sur toutes les faces de rinceaux feuillagés au petit fer à l’or. Couvercle orné au centre des grandes armes de la Comtesse sous couronne royale dans une couronne de palmes retenues par une coquille. Coins frappés en alternance de la fleur de lys et de l’aigle de Savoie, sous couronne. Poignées de transport latérales à embases en fleurettes en laiton ciselé et doré. Fermetures par deux crochets à embase de fleurettes et serrure en laiton ciselé de rinceaux, à anneau d’ouverture (restes de dorure). Doublure en moire bleu ciel, rehaussé en bordure d’un galon en passementerie jaune et argent. Dessous du coffre à quatre pieds sphériques, et frappé à l’or des initiales « A L » entrecoupés d’un coq. Travail du gainier Antoine LANSON. 35 x 21 cm x Ht : 23 cm. B.E. (Usures d’usage, manque le clé). Vers 1760-1780. Biographies : Marie-Joséphine-Louise de SAVOIE, ne figure pas parmi les reines de France, car elle mourut en 1810, auprès des siens en Angleterre, soit quatre ans avant l’accession au trône de son mari Louis XVIII, dans ses mémoires, éditées à Bruxelles en 1833 par Louis Hauman et Cnie, libraires, raconte : «Cette année 1810 devait m’être défavorable, qui se termina par la mort de la reine ma femme, expirée à Goldfield Hall, le 13 novembre 1810. Cette excellente princesse, à laquelle nos infortunes m’avaient doublement attaché, les avait supportées avec une magnamité peu ordinaire : tranquille, lorsque les amis vulgaires s’abandonnaient à leur désespoir, jamais elle ne fit un de ces actes de faiblesse qui abaissent le dignité d’un prince. Jamais non plus elle ne me donna aucune peine d’intérieur, et elle se montra reine dans l’exil comme elle l’aurait été sur le trône. Sa gaieté douce me convenait, son courage que rien ne pouvait abattre, retrempait le mien, en un mot, je puis dire de la reine ma femme ce que mon aïeul Louis XIV dit de la sienne quand il la perdit : «Sa mort est le premier chagrin qu’elle m’ait donné. La reine, âgée de cinquante-sept ans, eut non seulement tous mes regrets, mais encore ceux de mes proches et de nos serviteurs. La famille royale me prodigua dans cette circonstance une foule d’attentions délicates et soutenues. Elle voulut que les restes de Sa Majesté fussent ensevelies à Londres avec tous les honneurs rendus aux reines de France dans la plénitude de leur puissance. C’est à Westminster que reposent ces chères dépouilles, puisse la terre leur être légère! Je suis convaincu que l’âme qui y logeait habite aujourd’hui les régions célestes où elle prie avec les bienheureux de notre famille, pour son époux et pour la France.». On voit bien là que Louis XVIII, emploie bien le mot de reine, pour désigner son épouse. Antoine LANSON, gainier du Roi. Il exécute les coffres de transport des princesses de la Cour dans la 2e partie du XIXe siècle. Bibliographie : - Charles Dupêchez, La reine velue, Paris, Grasset, 1993 - Vicomte de Reiset, Joséphine de Savoie, Comtesse de Provence, Paris, Emile-Paul Frères, 1913. OEuvre en rapport : Coffre de la Reine Marie-Antoinette, conservé au Château de Versailles, lui aussi exécuté par Antoine LANSON.
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