POMPADOUR (Jeanne-Antoinette Poisson, marquise...

Lot 23
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4 000 - 5 000 EUR

POMPADOUR (Jeanne-Antoinette Poisson, marquise...

POMPADOUR (Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de). Testament et codiciles de la marquise de Pompadour. [Paris], Imprimerie de Ch. Est. Chenault, s.d., (1764), 2 vol. in-4, 7 - 16 pp. et 45 pp., maroquin bleu nuit, dos à nerfs, tranches dorées, double filet doré sur les coupes, large dentelle intérieure (Rivière et fils). L’unique et vraie édition du Testament. De la plus grande rareté. Cette pièce apparemment très rare ne constitue nullement un pamphlet ou une satire, à la différence de nombreux autres opuscules intitulés «Testament » et se rapportant à des personnages en vue. Composée de plusieurs dispositions successives étagées entre le 15 novembre 1757 et le [15] avril 1764 (c’est-à-dire le jour même de la mort de la marquise), elle donne réellement les dernières volontés de la favorite, tant en faveur du Roi, que de son frère Abel-François Poisson de Marigny, et des différentes personnes de sa domesticité. Ce qui est étrange dans cette édition est que la date du 15 avril 1764 a été remplacée par celle du 19, pour le dernier codicille, alors que le premier service funèbre de la dame avait déjà eu lieu. Ce qui n’apparaît pas bien, ce sont les modalités et les raisons de la publication, qui remonte certainement à l’entourage proche (le prince de Soubise, son exécuteur testamentaire , son frère , ou encore le fidèle Collin ?), et a peut-être été décidé soit pour faire sourdine aux rumeurs qui ne pouvaient manquer de circuler à la mort de «Maman Catin », qui avait tant fourni à la médisance et à la satire , soit comme pièce nécessaire dans les actions en justice que devait susciter un héritage si important(cf. pièce suivante). Relié à la suite : Mémoire pour Monsieur le Marquis de Marigny, commandeur des Ordres du Roi. Contre M. de Malvoisin, chef de brigade des carabiniers, & Me L’Ecuyer, procureur au Parlement, tuteur à la substitution prononcée par la Marquise de Pompadour. [Paris], Imprimerie de J.-Th. Hérissant, s.d [1766], 16 pp. Absent de Corda. Un des codicilles au testament de Madame de Pompadour portait : «En cas de mort de mon frère sans aucune postérite, je mets en son lieu et place et aux mêmes conditions M Poisson de Malvoisin, actuellement chef de brigade des carabiniers»( 30 mars 1761). Le litige portait sur la nature de cette substitution (fidéi-commissaire ou ordinaire), ce qui changeait complètement la destination des biens. Gabriel Poisson de Malvoisin (1723-1789) était un cousin germain de la marquise et de son frère. A la mort d’Abel-François Poisson Vandières de Marigny en 1781, un procès l’opposa encore à ses ayants-droits pour la succession de la marquise. Second volume : Mémoire pour Gabriel Poisson de Malvoisin, brigadier des armées du Roi, & chef de brigade des carabiniers, appellant. Contre Abel-François Poisson, marquis de Marigny , commandeur des Ordres du Roi, intimé. En présence de Me L’Ecuyer, procureur au Parlement, tuteur aux substitutions prononcées par la Marquise de Pompadour, aussi appellant. Paris, P.-G. Simon, 1766, in-4. Très rare pièce sur la succession de la marquise de Pompadour. Un des codicilles au testament de la favorite portait : «En cas de mort de mon frère sans aucune postérite, je mets en son lieu et place et aux mêmes conditions M. Poisson de Malvoisin, actuellement chef de brigade des carabiniers»( 30 mars 1761). Le litige portait sur la nature de cette substitution (fidéi-commissaire ou ordinaire), ce qui changeait complètement la destination des biens. Gabriel Poisson de Malvoisin (1723-1789) était un cousin germain de la marquise et de son frère , il soutenait naturellement que la substitution était fidéi-commissaire. A la mort d’Abel-François Poisson Vandières de Marigny en 1781, un procès l’opposa encore à ses ayants-droits pour la succession de la marquise. Bel exemplaire
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