LA CROIX (Édouard de). MANUSCRIT intitulé...

Lot 4
Aller au lot
20 000 - 22 000 €
Laisser un ordre
Votre montant
 
Enchérir par téléphone
Enchérir par téléphone

LA CROIX (Édouard de). MANUSCRIT intitulé...

LA CROIX (Édouard de). MANUSCRIT intitulé « Relation nouvelle de la Terre Sainte contenant son état ancien et moderne, & celui de la religion catolique. Année 1701 ». In-4, (10)-256-(2 dont la dernière blanche) pp. calligraphiées à l’encre rouge et noire , 2 ff. ont été inversés à la reliure (paginés 161-162 et 163-164) , le tout relié en un volume de maroquin rouge, dos à nerfs cloisonné de caissons filetés et fleuronnés au « L » couronné, plats ornés d’un encadrement de dentelle dorée aux petits fers avec armoiries dorées au centre, roulettes ornant coupes et chasses, tranches dorées sur marbrure (reliure de l’époque). ÉLEGANT MANUSCRIT CALLIGRAPHIE AVEC ORNEMENTATION PEINTE ET GRAVEE. Les pages de titre et de dédicace sont chacune calligraphiées à l’encre rouge dans un encadrement gravé collé et rehaussé de couleurs à la main (y compris de peinture dorée et argentée), la dédicace portant, également collé, un médaillon armorié gravé et rehaussé. Le sieur de La Croix a fait monter en tête une épreuve de la « Carte de la Terre Sainte » de Pierre Duval gravée sur cuivre par François de Lapointe vers 1670, et a en outre collé des vues de la Terre Sainte gravées sur cuivre en 1701, seules ou à plusieurs sur une page et sur 8 feuillets intercalaires, qui toutes sont extraites des marges illustrées d’une grande carte de Nicolas de Fer gravée et parue en 1705, intitulée Terre Sainte ancienne, moderne et historique. « MERVEILLES DE CES LIEUX SAINTS ». Ouvrage organisé en deux parties de statuts différents, selon une structure bientôt classique éloignée des premiers « itinéraires » : l’auteur y traite de la géographie physique et humaine avant d’engager un récit de voyage. Il présente donc les fleuves, lacs, montagnes, puis les cités et les populations : Arabes musulmans, Yézidis, « sectes chrétiennes » dont les Arméniens, Abyssins, Géorgiens, Coptes ou Jacobites, ordres religieux et de chevalerie... Il fait de constants rappels au passé biblique et historique (notamment aux croisades), compare fréquemment la splendeur ancienne et la déréliction moderne des lieux, auxquels les textes sacrés ont néanmoins conféré une éternelle actualité. Cette première partie descriptive est fortement inspirée (parfois textuellement) d’un ouvrage du franciscain récollet Eugène Roger, publié en 1664, et intitulé La Terre Sainte, ou Description topographique tres-particulière des saints lieux, & de la terre de promission. La seconde partie, consacrée au pèlerinage de Terre Sainte, conserve un aspect d’ordre général mais avec des éléments particuliers qui la tirent vers la relation de voyage. Si Édouard de La Croix n’est pas allé personnellement en terre Sainte, il a manifestement utilisé une ou plusieurs sources écrites ou orales qui, elles, ont témoigné de ce qu’elles avaient vu, présentant un récit précis narré au présent et même à un endroit au passé simple. SECRETAIRE D’AMBASSADE A CONSTANTINOPLE, ÉDOUARD DE LA CROIX (mort en 1704) servit de 1670 à 1680 le marquis de Nointel, l’envoyé de Louis XIV auprès du sultan, et fut alors chargé de plusieurs missions, dont une diplomatique en Pologne et une autre à la demande de Colbert pour collecter des manuscrits ottomans. Après cinq années en France, le pouvoir royal l’envoya à nouveau en 1685 auprès de l’ambassadeur à Constantinople, alors Gabriel Joseph de La Vergne de Guilleragues (l’auteur des Lettres portugaises), mais peu après son arrivée, accusé d’espionnage, il dut s’enfuir à Smyrne et rentrer en France en 1686. Il vécut dès lors de sa plume. Il a publia 4 ouvrages et prépara une quinzaine de manuscrits dont un important journal, presque tous en lien avec son expérience orientale. Longtemps confondu avec les orientalistes et interprètes François Pétis de La Croix père et fils (comme le rappelle la mention manuscrite ancienne erronée figurant sur le titre du présent manuscrit), il a définitivement retrouvé sa véritable identité grâce aux travaux de Paul Sebag, complétés par ceux de Corinne Thépaut-Cabasset. RELIURE EN MAROQUIN AUX ARMES DU DUC DU MAINE (OHR, pl. n° 2603, fer n° 7 pour les armoiries, fer à l’initiale couronnée non décrit). Fils naturel de Louis XIV et de la marquise de Montespan, Louis-Auguste de Bourbon (1670-1736) connut d’abord une fulgurante ascension grâce à la faveur du roi son père : il obtint dès sa prime jeunesse de grands honneurs et de hautes charges militaires comme le gouvernement du Languedoc, et, légitimé en 1673 puis autorisé à porter le nom de Bourbon en 1680, il fut fait prince du sang en 1714 avec droit de succession au trône. Mais le testament de Louis XIV fut cassé en 1715 et le duc du Maine perdit une grande partie de ses prérogatives, dont cette qualité de prince du sang avec droit de succession. Entraîné dans la conspiration de Cellamare par sa femme Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé, en 1718, il fut arrêté et emprisonné un an, après quoi il vécut retiré dans son château de Sceaux, où la duchesse tint une brillante cour de littérateurs et d’artistes. S’il n’avait pas les qualités d’un homme d’État ou d’un grand capitaine, le duc du Maine se montra néanmoins homme d’une grande finesse d’esprit et d’une foi profonde. EXEMPLAIRE DE PRESENT – il comprend en effet un feuillet dédiant l’exemplaire au duc du Maine, illustré des armoiries de celui-ci. LE SEUL CONNU EN MAINS PRIVEES : de ce texte, il existe au moins deux autres manuscrits, mais conservés en dépôts publics, l’un à la Bibliothèque nationale de France, l’autre à la Bayerische Staatsbibliothek de Munich. Provenance : bibliothèque Louis-Alexandre Barbet (ex-libris manuscrit).
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue