1954 Delahaye 235 Coach Chapron

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1954 Delahaye 235 Coach Chapron

Numéro de série 818083
Numéro de moteur 818083
Numéro de carrosserie 7079
Dernière Delahaye 235 fabriquée connue
Dernière Delahaye carrossée par Chapron
Historique limpide depuis l’origine
Carte grise française
Dans l’immédiat après-guerre, Delahaye ne sut se renouveler et s’adapter à la seconde partie du XXème siècle. Delahaye était l’un des meilleurs constructeurs de voiture de luxe en 1939, la firme continua donc ce qu’elle savait faire de mieux dès 1945. En 1951, la vieillissante 135 est remplacée par la nouvelle 235, la dernière représentante d’une lignée de prestigieuses voitures aussi bien faites pour la course que pour les concours d’élégance. Elle fit sensation au salon de Paris 1951, pourtant, ses solutions techniques et de construction étaient datées et Delahaye n’avait pas les moyens financiers pour innover et révolutionner ses voitures. Le châssis est un dérivé de celui utilisé dans les années 1930, la mécanique reprend la base de la 135 tandis que la carrosserie n’est toujours pas d’usine et est encore fabriquée autour du châssis par des carrossiers indépendants comme Letourneur et Marchand ou encore Chapron. Enfin, fidèle à la tradition des voitures de luxe, le volant reste à droite pour que son conducteur descende côté trottoir. Motorisé par le bloc type 103 célèbre 6 cylindres en ligne Delahaye, la 235 gagnait en chevaux grâce à un nouvel arbre à cames et une culasse spécifique, passant de 130 à 152 chevaux transférés aux roues par une boîte électromagnétique Cotal à quatre rapports. Malgré son poids d’une tonne et demi, elle était capable d’atteindre plus de 170 kilomètres par heure. Surtout, et ce sera probablement la cause de sa faible production à hauteur de 83 ou 84 exemplaires, la Type 235 était vendue 2 780 000 francs, soit, trois fois le prix d’une Citroën Traction 15/6. Baroud d’honneur de la marque, la 235 en reste le dernier modèle produit avant le rachat par Hotchkiss en 1954.
Cette Delahaye 235 Coach carrossé par Chapron fut livrée le 11 mai 1954. Son premier propriétaire serait Pierre Peigney, alors directeur de la marque. Elle porte le numéro de série 818083 concordant avec son numéro de moteur et la carrosserie numéro 7079. Elle est la dernière Delahaye à quitter la carrosserie Chapron le 20 mai 1954. En 1957, elle fut immatriculée dans l’Eure, au numéro 725 ET 27. Le 30 mai 1967, le négociant en automobiles Pierre Geslin en fait l’acquisition et la cède en 1970 à monsieur Peigney fils de Pierre Peigney, demeurant au Chesnay, dans les Yvelines. Elle nécessitait alors des travaux de carrosserie. Elle est donc confiée aux établissements Chapron à Levallois-Perret pour un travail de restauration étendu sur trois années, du 26 mai 1972 à mai 1975. Le moteur a lui aussi été remis en état par la société ETS Gasparetto à Puteaux en 1972. La Delahaye 818083 est ensuite cédée à Monsieur Jean-Pierre Villatte – l’ancien président du club Hotchkiss –, à Boulogne, en juin 1981. Elle était immatriculée 0253 JD 23. Lui-même l’a revendue en mars 1999 à Michel Bouton, en Seine-et-Marne, l’immatriculant 235 BXH 77. C’est le 14 décembre 2002 que son actuel propriétaire en fit l’acquisition. La voiture prenant alors l’immatriculation 235 SL 89. Il l’a depuis lors entretenue régulièrement, respectant la fréquence des contrôles techniques et les conservant tous. Il a parcouru près de 15 000 kilomètres avec la voiture, principalement lors de rallyes historiques. Sa peinture cellulosique appliquée par Chapron dans les années 1970 fut conservée et présente une belle patine. Son habitacle est en excellent état et sa mécanique tourne comme un chronographe suisse. Sa boîte Cotal à double inverseur a été révisée récemment. C’est une voiture extraordinaire qui est donc aujourd’hui proposée à la vente. La dernière Delahaye 235 connue, la dernière véritable Delahaye à vrai dire. Une voiture avec un historique limpide et dont le dossier s’avère particulièrement épais. Elle fut par ailleurs objet d’un article comparatif avec une Facel Vega FV3 dans le numéro 283 du magazine Rétroviseur de novembre 2012.
Photographies : Bernard Canonne
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