c1904 Clément Bayard

Lot 116
50 000 - 70 000 €

c1904 Clément Bayard

Châssis n° #178
Moteur 4 cylindres




Simple ouvrier serrurier, Adolphe Clément gravit progressivement les échelons. En 1878, il s'installe fabricant de vélocipèdes à Paris, au 20 de la rue Brunel. Il occupe alors cinq ouvriers et ses premiers modèles remarqués sortent en 1880. En septembre 1879, il crée une fonderie à Tulle, mais des difficultés financières l'obligent à la revendre. Dès 1890, il devient le premier fabricant de cycles français (devant Peugeot), puis, en 1891, il acquiert la licence de fabrication du pneu Dunlop et le fabrique dans un nouvel atelier quai Michelet à Levallois ainsi qu'au 11 rue Brunel. En devenant le représentant exclusif en France des pneus Dunlop pour cycles — et plus tard, pour automobiles —, il gagne son pari industriel et commercial qui lui rapporte une fortune. Son atelier occupe alors tout le 20 rue Brunel, une partie du 18 et une partie de la maison située au 27 de la rue Saint-Ferdinand : il y fait travailler quatre cents ouvriers. En 1893, il fait construire le « vélodrome de la Seine » à Levallois-Perret. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1894. La même année, il embauche un coureur cycliste, Henri Desgrange, comme directeur sportif, les courses constituant une vitrine pour l'entreprise. Ce directeur sportif marquera l'histoire du sport en créant une décennie plus tard le Tour de France. Il s'associe en 1896 avec le constructeur français Gladiator, fondé par Alexandre Darracq, et sort son premier véhicule automobile sous le nom de Clément-Gladiator. Il crée à Mézières en 1895-1896 une fabrique de pièces détachées pour cycles et automobiles, l'usine La Macérienne, puis une autre usine sur le même terrain et une fonderie. En 1897 l'équipage Clément-Gladiator finit 7ème du premier tour de France automobile, sur Panhard & Levassor, et Marius Barbarou pilote souvent ses voitures en course entre 1901 et 1902, mais il faut mentionner également Henri Tart, Paul Vonlatum, puis Maurice Fournier et René Hanriot, pour l'ensemble des compétitions. En 1900, Clément intègre la commission d'exécution des concours dans la catégorie « automobilisme » pour les Sports de l'exposition universelle de 1900 durant l'année des Jeux olympiques d'été de 1900, alors qu'il préside le conseil d'administration de Panhard & Levassor. Dans l'Empire russe, Louis Mazy s'illustre aussi alors sur ses matériels, et les voitures Clément remportent plusieurs courses autour de Saint-Pétersbourg entre 1898 et 1900. À partir de 1901, Adolphe Clément prend son essor au sein de la jeune industrie automobile en bâtissant une vaste usine à Levallois-Perret où il assemble des voitures légères, économiques et endurantes, au moteur 2 et 4 cylindres, placé à l'avant. Il y accueille ainsi durant 6 mois pour parfaire sa formation en mécanique.
En 1903, Adolphe Clément rompt le partenariat avec Gladiator et perd le droit d'utiliser la marque Clément pour ses voitures : il adopte plus tard celui de « Bayard » qu'il accole à son patronyme, nom choisi parce que la statue du chevalier Bayard était située en face de son usine de métallurgie, et approvisionnait l'usine mère de Levallois-Perret. La statue du chevalier Bayard, reproduite en figurine, devient l’emblème de sa nouvelle société. Depuis 1903 également, en Angleterre, il s'est associé avec le richissime comte de Shrewsbury and Talbot pour construire sous licence Outre-Manche des automobiles Clément, la marque devenant Clement-Talbot Vehicules, entre autres.

Le châssis présenté porte le numéro 178. Il possède le pédalier « piano » et son moteur est un 4 cylindres de 3 litres. Ce châssis est droit comme sur les modèles de 1904, ensuite il devient plus courbé. Il s’agit d’un projet intéressant et rare à terminer.
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