Emouvante bague offerte par l’Empereur Napoléon...

Lot 170
15 000 - 20 000 €
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Résultat : 36 250 €

Emouvante bague offerte par l’Empereur Napoléon...

Emouvante bague offerte par l’Empereur Napoléon Bonaparte à Caroline du Colombier, son premier amour de jeunesse. En pomponne. Anneau plein, aux extrémités cannelées, en pétales. Châton ovale ciselé de feuillages présentant sous verre une scène en ivoire marin très finement ciselée en relief représentant au premier plan un homme et une femme lors d’une cueillette de cerises, à côté d’un temple antique, peint en grisaille. Dimension du chaton : 2 x 1,5 cm B.E. Epoque Premier Empire. Provenance : Cette bague provient directement par descendance de Madame de Bressieux, Caroline du Colombier, premier amour de Napoléon Ier, elle est toujours restée dans sa descendance. On peut penser que Caroline ayant reçu de l’Empereur la bague à remettre à sa sœur en souvenir des agréables moments à la propriété de Basseaux, vu son attachement passé et ses souvenirs la liant à Napoléon Bonaparte, qu’elle a probablement conservé pieusement la dite bague en souvenir des délicieux instants passés également dans la propriété de ses parents à Basseaux. Historique : Bonaparte, affecté à Valence, fut reçu par la bonne société de la ville, dont Madame du Colombier, femme spirituelle, distinguée et instruite. Cette femme avait deux filles : Charlotte Pierrette Anne (dite Caroline) et Marie Madeleine. Bonaparte fut également invité dans la propriété de campagne des Colombier à Basseaux, où il se lia avec les deux sœurs, et plus particulièrement avec Caroline. A Sainte Hélène, Napoléon se rappela des rendez vous avec Caroline « au matin piquant » pour aller manger des cerises : « On n’eut pas su être plus innocents que nous , je me souviens encore d’un matin piquant, au milieu de l’été, au point du jour , on le croira avec peine, tout notre bonheur se réduisit à manger des cerises ensemble. » La Duchesse d’Abrantès qui pourtant savait avoir le regard acerbe sur ses contemporains dira : « C’était une femme spirituelle, bonne, d’un commerce à la fois doux et agréable. Je comprends très bien comment l’Empereur allait cueillir des cerises à 6h du matin avec elle, sans penser à mal et se bornant à causer. » Caroline avait une sœur, Marie Madeleine, qui avait fort bien connu Bonaparte et qui avait par la suite épousé Monsieur Regnault de la Rive. Caroline également, se maria et devenue Madame de Bressieux, elle entretiendra avec Napoléon une longue correspondance qui lui permettra d’obtenir beaucoup d’avantages pour sa famille et ses amis. Elle même devient dame d’honneur de Madame Mère. Les circonstances de la remise de la bague ont été évoquées par Gérard de Beauregard en 1899. Un jour que l’Empereur tenait cercle chez sa mère, il dit à Caroline : « Apprenez moi Madame, je vous prie, qui est propriétaire de Basseaux ? - Sire c’est ma sœur, Madame Regnault de la Rive. Fort bien, reprit l’Empereur. J’en ai gardé un si agréable souvenir, que j’éprouverais le plus grand plaisir à lui accorder à elle et son mari ce qu’ils pourraient souhaiter. » Un instant interdite par cette offre inattendu, madame de Bressieux répondit : « - Ils ont le bonheur chez eux et certes ils ne peuvent souhaiter mieux que le souvenir si flatteur de votre Majesté. » L’Empereur n’insista point et parla d’autre chose. Mais à plusieurs semaines de là, comme les mêmes personnes se trouvaient réunies, l’Empereur de nouveau s’approcha de Caroline de Bressieux et lui dit en lui remettant un écrin qu’il tira de sa poche : « - Puisque Madame votre sœur est assez modeste pour se contenter de mon souvenir, il lui en faut du moins un témoignage, faites moi l’amitié de lui remettre ceci de ma part. » L’écrin contenait une bague, qui au premier regard, était d’apparence assez modeste, mais dont le chaton ovale, ayant dans son plus grand diamètre environ la dimension d’une pièce de 2 francs, tenant enchâssé sous verre, un merveilleux chef-d’œuvre de ciselure. On y voyait tout un paysage d’ivoire, avec des arbres, des personnages, des fleurs , mais cela si petit, si ténu, si fragile, et en même temps groupé, disposé, fouillé avec des mouvements d’une grâce si parfaite, qu’on demeurait confondu qu’à tant de patience on eut put mêler tant d’art véritable, pour exécuter ce travail extraordinaire. De plus, par un raffinement qui doublait le prix d’une pareille attention, les arbres étaient des cerisiers tandis qu’une minuscule bergère, le tablier tendu, et un berger jetant les fruits du haut des branches, représentaient les personnages. Bibliographie : - Jean Claude Banc, « Un cadeau de l’Empereur », Revue de l’ACMN (1998), p.73. L’historique de cette description reprenant certains extraits de l’article. - Joseph Turquan, « Napoléon Amoureux », Tallandier. - Gérard de Beauregard, « Napoléon Bonaparte et Caroline du Colombier », in « Le Monde moderne », tome 9, 1899.

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