NAPOLÉON IER

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NAPOLÉON IER

Lettre signée «Np» au général Henry Clarke. Varsovie, 3 janvier 1807. 2 pp. 1/2 in-4. L'EMPEREUR MARQUE SON IMPATIENCE DES RETARDS PRIS PAR LES VERSEMENTS DES INDEMNITES EN ALLEMAGNE, TANDIS QU'ENGAGE DANS LA CAMPAGNE DE POLOGNE IL VOIT SANS CESSE CROITRE SES BESOINS FINANCIERS. Le travail de recouvrement des sommes exigées de la Prusse (et des pays allemands conquis comme la Saxe) à la suite de sa défaite en 1806, fut confié en coordination au futur ministre de la Guerre Henry CLARKE, alors gouverneur général de Berlin et de la Prusse, à Pierre DARU, alors intendant général de la Grande Armée, et à François-Marie-Pierre Roullet de LA BOUILLERIE, payeur de la Grande Armée et receveur général des contributions de guerre dans les pays conquis en Allemagne. «Je vous envoie un état que m'a remis Mr Daru. je vous prie de me le renvoyer avec des notes sur chaque somme après avoir fait un long travail avec Mr Labouillerie. J'AI BESOIN DE BEAUCOUP D'ARGENT. Voyez que Mr Labouillerie m'envoie une douzaine de millions. L'état que je vous envoie porte que treize millions numéraire et neuf millions en effets ont déjà été versés dans la caisse de Mr Labouillerie. Ces 22 millions me seraient fort utiles. Je crois qu'il n'a encore envoyé là-dessus que cinq millions. Donnez-moi tous les éclaircissemens qui puissent me faire connaître de quelle nature sont les neuf millions d'effets qui ont été reçus. Le MECKLEMBOURG & le HANOVRE [le premier occupé par la France, le second occupé par la Prusse] ne sont point compris dans cet état. JE VOIS QUE LES ÉTATS PRUSSIENS N'ONT ENCORE PAYE QUE 4,800,000 FRANCS SUR 135,000,000 QU'ILS DEVAIENT PAYER. PRESSEZ DONC LE RECOUVREMENT DE BERLIN, DE MAGDEBOURG, DE STETTIN, CAR ENFIN IL FAUT DE L'ARGENT. La contribution de SAXE doit à l'heur qu'il est être toute rentrée, partie en argent, partie en lettres de change, celle de SAXE-WEIMAR de même. Pour l'imposition ordinaire des ÉTATS PRUSSIENS, vous verrez qu'elle n'a encore rendu qu'un million. Les mois d'octobre, novembre & décembre devaient me rendre davantage, pour domaines, impositions directes, sel, tabac et autres objets. Renvoyez-moi le même état avec toutes les observations et éclaircissemens que vous pourrez y joindre...» Vainqueur de la Prusse qui ne signait pas encore la paix, Napoléon Ier faisait alors face aux Russes qu'il allait affronter à Eylau le 8 février et à Friedland le 14 juin. Il séjourna à Varsovie du 1er au 30 janvier, menant une véritable vie de Cour – c'est lors de ce séjour qu'il fit de Marie Walewska sa maîtresse. Napoléon Ier, Correspondance générale, t. VII, Fayard, 2010, n° 13934.
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