BONAPARTE (Napoléon)

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200 - 300 EUR
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BONAPARTE (Napoléon)

Lettre manuscrite, dictée à son secrétaire particulier Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, adressée à Maître Maurice-Jean Raguideau de La Fosse. Paris, 14 frimaire an VIII [5 décembre 1799]. 1 p. in-12, en-tête imprimé «Liberté. Égalité. Bonaparte, consul de la République», adresse au dos, cachet de cire rouge et marque postale des Consuls de la République, encadrement sous verre. 200/300 «Bonaparte [...] recevra le cen Raguideau demain 15 à midi...» L'engagement hasardeux de Joséphine. Alors qu'elle était désargentée et que son mari était engagé dans la lointaine et risquée campagne d'Égypte, Joséphine signa le 21 avril 1799 auprès de maître Raguideau l'acte d'achat du château de Malmaison pour la somme de 225000 francs, avec mention de l'autorisation de Bonaparte (sans acte en bonne et due forme de cette autorisation). Le contrat prévoyait quatre versements: un acompte en juin 1799 et 3 traites en octobre 1799, janvier et avril 1800. Joséphine ne put verser l'acompte que par un emprunt à l'ancien régisseur du domaine, Jean Lhuillier, qu'elle s'engageait en outre à conserver à son service, mais ne put honorer la première traite. «Nous n'avons jamais eu qu'un sujet de querelle: c'était pour ses dettes, et je l'ai assez grondée» (Napoléon à la reine Hortense, à la Malmaison en juin 1815). De retour d'Orient le 16 octobre 1799, Bonaparte accepta de renouer avec son épouse infidèle. Ses propres finances étant elles-mêmes peu florissantes, il fallut attendre le coup d'État du Dix-huit brumaire (9 novembre 1799) pour pouvoir envisager de s'occuper des dettes faramineuses contractées par Joséphine. Il prit langue avec maître Raguideau et, le 12 décembre 1799, lui donna pouvoir de payer la dette contractée pour la Malmaison: les quittances restantes furent réglées du 22 décembre 1799 au 19 novembre 1801, tandis que le régisseur était remboursé en deux fois, en 1801 et 1810. Maître Raguideau, notaire de Joséphine et de Bonaparte. Joséphine avait toute confiance en Maître Raguideau, chez qui fut signé également le contrat de mariage avec Bonaparte. Bourrienne rapporte dans ses Mémoires que le bon notaire avait déconseillé le mariage à Joséphine, en présentant le général comme «un homme qui n'a que la cape et l'épée."», et que Bonaparte, qui l'avait entendu, le lui rappela en 1804 en l'invitant au Sacre. Alfred de Vigny s'inspirerait de l'anecdote dans Servitude et grandeur militaires, pour écrire «Le dialogue inconnu», chapitre V de «La Canne de jonc». Billet absent de la Correspondance générale. BONAPARTE (Napoléon). Lettre manuscrite, dictée à son secrétaire particulier Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, adressée à Maître Maurice-Jean Raguideau de La Fosse. Paris, 14 frimaire an VIII [5 décembre 1799]. 1 p. in-12, en-tête imprimé «Liberté. Égalité. Bonaparte, consul de la République», adresse au dos, cachet de cire rouge et marque postale des Consuls de la République, encadrement sous verre. 200/300 «Bonaparte [...] recevra le cen Raguideau demain 15 à midi...» L'engagement hasardeux de Joséphine. Alors qu'elle était désargentée et que son mari était engagé dans la lointaine et risquée campagne d'Égypte, Joséphine signa le 21 avril 1799 auprès de maître Raguideau l'acte d'achat du château de Malmaison pour la somme de 225000 francs, avec mention de l'autorisation de Bonaparte (sans acte en bonne et due forme de cette autorisation). Le contrat prévoyait quatre versements: un acompte en juin 1799 et 3 traites en octobre 1799, janvier et avril 1800. Joséphine ne put verser l'acompte que par un emprunt à l'ancien régisseur du domaine, Jean Lhuillier, qu'elle s'engageait en outre à conserver à son service, mais ne put honorer la première traite. «Nous n'avons jamais eu qu'un sujet de querelle: c'était pour ses dettes, et je l'ai assez grondée» (Napoléon à la reine Hortense, à la Malmaison en juin 1815). De retour d'Orient le 16 octobre 1799, Bonaparte accepta de renouer avec son épouse infidèle. Ses propres finances étant elles-mêmes peu florissantes, il fallut attendre le coup d'État du Dix-huit brumaire (9 novembre 1799) pour pouvoir envisager de s'occuper des dettes faramineuses contractées par Joséphine. Il prit langue avec maître Raguideau et, le 12 décembre 1799, lui donna pouvoir de payer la dette contractée pour la Malmaison: les quittances restantes furent réglées du 22 décembre 1799 au 19 novembre 1801, tandis que le régisseur était remboursé en deux fois, en 1801 et 1810. Maître Raguideau, notaire de Joséphine et de Bonaparte. Joséphine avait toute confiance en Maître Raguideau, chez qui fut signé également le contrat de mariage avec Bonaparte. Bourrienne rapporte dans ses Mémoires que le bon notaire avait déconseillé le mariage à Joséphine, en présentant le général comme «un homme qui n'a que la cape et l'épée."», et que Bonaparte, qui l'avait entendu, le lui rappela en 1804 en l'invitant au Sacre. Alfred de Vigny s'inspirerait de l'anecdote dans Servitude et grandeur militaires, pour écrire «Le dialogue inconnu», chapitre V de «La Canne de jonc». Billet absent de la Correspondance générale.
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