Pierre Bonnard, 1867-1947

Lot 30
Aller au lot
20 000 - 30 000 EUR
Résultat : 62 000 EUR

Pierre Bonnard, 1867-1947

Le chien Ravageau, vers 1890 Huile sur toile Non signé, intitulé en haut à gauche 24 x 19 cm Bibliographie - Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l'oeuvre peint, éditions Bernheim Jeune, Paris, 1974, décrit et reproduit sous le n° 01719 p. 133 du Tome IV. - Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, Éditions Gallimard, 1999, reproduit p. 21, décrit p. 141. Expositions - Salon des Indépendants, mars 1891, exposé sous le titre Le bon chien. - PierreBonnard, Fondation del'Hermitage, Lausanne, 7juin-13 octobre 1991. - Les nabis, Bonnard, Denis, Ibels, Kunsthaus, Zurich, 28 mai-15 août 1993, n° 19. - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 4, reproduit en couleurs. - Pierre Bonnard, Museum of Arts, Tel-Aviv, 8 novembre 2000-10 février 2001, n° 5, reproduit p. 60. - Pierre Bonnard, Tokyo-Kagoshima-Tokushima, 2004, n° 4, reproduit en couleurs et décrit p. 36 et 37. - Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vive la peinture !, Kawamura, Japon, 2008, n° 4. Provenance Ancienne collection Charles Terrasse. «Ses remarques prononcées à voix haute s'adressaient souvent au basset: s'il l'apercevait du haut de l'escalier, la tête entre les barreaux: «Tiens, disait-il, il est à sa fenêtre.» Et l'on voyait ses yeux noirs étonnés s'arrondir, et ses sourcils prendre leur accent circonflexe.» É tude biographique et critique par Antoine Terrasse, Bonnard le goût de notre temps, collection dirigée par Albert Skira, Lausanne, 1964, p.13. «Durant toute sa vie, Bonnard a aimé représenter les animaux. Qu'il s'agisse des chiens ou des chats dont il s'est toujours entouré, ou de chevaux rencontrés au hasard d'une rue tirant un fiacre ou dans des cirques ambulants qui s'installent dans les villages, ils jalonnent régulièrement son oeuvre. Si les chiens et les chats, ces compagnons du quotidien auxquels l'artiste était profondément attaché, sont le plus souvent introduits dans une scène d'intérieur, aux côtés de Marthe, l'épouse du peintre, il arrive qu'ils deviennent le sujet unique du tableau. C'est ici le cas du chien familier Ravageau, dont Bonnard, comme il le ferait d'un personnage, réalise le portrait. Dressé sur ses pattes arrière, dans une posture que l'on devine, les deux pattes avant posées sur un support, le chien est saisi dans une frontalité accentuée par le caractère pénétrant du regard qui fixe le maître, et par la neutralité du fond qui rejette toute anecdote.» Extrait du catalogue d'exposition au Japon, 2004. Les nombreuses représentations d'animaux dans les peintures de Bonnard ne laissent aucun doute quand à son affection pour eux. Dès ses débuts, chiens et chats ont sa préférence. Andrée Bonnard, soeur de Pierre, avait deux chiens, Bella et Ravageau, que Bonnard représente fréquemment dans ses peintures, accompagnant tantôt sa soeur comme dans Andrée Bonnard et ses chiens (1890) ou Femmes au chien (1891), parfois toute la famille comme dans Le jeu de croquet (1892). Parmi les scènes de rue ou les vues d'intérieurs en famille, le regard tombe souvent sur un chien ou un chat qui enrichit et anime la composition. Du point de vue du peintre, cela ne doit rien au hasard, mais bien plutôt à son sentiment pour les bêtes. Ici Ravageau fait l'objet d'un portrait individuel et intimiste de la part de Bonnard. Il a centré la composition sur la tête du chien, qui semble essayer d'apitoyer le peintre en posant les pattes sur ses genoux. L'artiste décline sur cette toile toutes les nuances de bruns avec virtuosité afin de rendre le pelage de l'animal. Cette peinture révèle la sensibilité de Bonnard à travers ce portrait de chien où il porte un regard à la fois amusé et attendri sur Ravageau. Oil on canvas 92/5 x 72/5 in. Unsigned, title top left Exhibited - Salon des Indépendants, Paris 1891, exhibited with the title Le Bon Chien - Pierre Bonnard - Fondation de l'Hermitage, Lausanne, 7 June-13 October 1991 - Les Nabis, Bonnard, Denis, Ibels -Kunsthaus, Zurich, 28 May-15 August 1993, n° 19 - Pierre Bonnard - Musée Maillol, Paris, 31 May-9 October 2000, n° 4, rep. col. - Pierre Bonnard - Tel Aviv Museum of Art, 8 November 2000-10 February 2001, n° 5 (rep. p.60) - Pierre Bonnard - Tokyo-Kagoshima-Tokushima, 2004, n° 4, pp 36/7 (rep. col.) - Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vivela Peinture! - Kawamura, Japon, 2008, n° 4 Provenance - Former Charles Terrasse Collection His remarks were often addressed to the basset-hound: if he spotted him from the top of the stairs, wth his head poking through the banisters, he would say: ‘Look, he's at the window.' And you could see his black eyes open wide in surprise, and his eyebrows rise into a circumflex. - Antoine Terrasse: Le Goût de Notre Temps, Albert Skira, Lausanne 1964 (p.13) Bonnard loved to paint animals all his life. Whether the dogs or cats that were always near at hand, or the horses encountered by chance in the street, pulling a carriage or in the travelling circuses that set up in the villages, animals pepper his work. The dogs and cats - the everyday companions to whom Bonnard was deeply attached - are usually introduced into an interior scene alongside his wife Marthe, but are sometimes the picture's only subject. Such is the case here, with the pet dog Ravageau: Bonnard paints his portrait as if he were human. Perched on his hind legs in a pose we can only guess at, with his two front legs placed on a support, the dog is captured front-on - accentuated by the intense way he looks at his master, and by the neutral ground spurning all anecdote.' - extract from Japan exhibition catalogue, 2004 The many portrayals of animals in Bonnard's paintings leave no doubt as to his affection for them. Dogs and cats remaned his favourites. His sister Andrée had two dogs, Bella and Ravageau, whom Bonnard often portrayed in the company of his sister - as in Andrée Bonnard et ses Chiens (1890) or Femmes au Chien (1891) or, with all the family, in The Game of Croquet (1892). In his street-scenes or family interiors, the eye is often caught by a cat or dog that enriches and enlivens the composition. From Bonnard's point of view this was no concidence, but due to his feelings for animals. Here Ravageau is the subject of an intimate individual portrait. Bonnard has centred the composition on the dog's head. The dog seems to be trying to gain his sympathy by putting his paws on his knees. A virtuoso use of shades of brown renders the dog's fur. This painting reveals Bonnard's sensitivity throug its tenderly amused treatement of Ravageau
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue